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  • : Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 08:24

Essais de sociologie institutionnaliste

Denis Laforgue

Collection Logiques Sociales

L'Harmattan

Et si, à contre-courant des discours convenus, on cessait de voir l’action de l’État comme le résultat de décisions prises par des acteurs publics plus ou moins rationnels ? Et si on cessait d’attendre de l’action publique qu’elle soit la cause de réformes et transformations sociales en tout genre ?

Et si, conjointement, on cessait de considérer l’État comme un appareil de domination contribuant avant tout à une reproduction de l’ordre social ?

Proposer un autre regard sur l’origine et les supposés effets des interventions publiques, c’est bien là l’objectif de cet ouvrage. Pour cela, la genèse, la mise en œuvre et la réception de politiques publiques variées (scolaires, sociales, énergétiques) sont examinées à l’aune du concept d’institution. Il en ressort des éclairages originaux sur des débats sociaux, politiques et sociologiques d’actualité : qu’est-ce qu’une action publique légitime ? Comment comprendre les rapports des citoyens ordinaires à l’action de l’État ? Ou encore quels liens existe-t-il entre intervention publique, vivre-ensemble et reconnaissance des personnes ?

Denis Laforgue est sociologue, enseignant chercheur à l’Université Savoie Mont-Blanc.

Ses travaux portent sur les rapports, qui se nouent et se dénouent, entre des acteurs publics, œuvrant dans différents secteurs d’intervention (école, travail social, développement durable), et des acteurs ordinaires, évoluant dans différents mondes sociaux.

SOMMAIRE

Chapitre introductif. Qu’est-ce qu’une sociologie institutionnaliste de l’intervention publique ?

Chapitre 1. Comment les interventions publiques survivent-elles ?

-L’intervention publique à l’aune du concept d’institution

-Des interventions publiques sous tension

-Comment avoir prise sur un environnement problématique?

-Ouverture

Chapitre 2. Les acteurs ordinaires face à l’intervention publique

-Les interventions publiques et leur public-cible : vers la question de l’institution

-Les usages ordinaires de l’énergie au croisement d’institutions plurielles

-Ouverture

Chapitre 3. Intervention publique et domination.

-Vers une lecture institutionnaliste de la domination

-Domination et évènements qui font suite

-Les interférences entre institutions comme mises en intrigue d’évènements qui font suite

-Ouverture

Chapitre 4. Pour une ethnographie institutionnaliste

-L’administration publique comme institué ouvert et séries d’évènements qui font suite

-L’administration publique comme machine institutionnelle

-Vers une description institutionnaliste du monde scolaire

Chapitre 5. Vers un déclin de l’asymétrie ?

-La question de la symétrie : portée et limites d’une approche actionnaliste

-De la symétrie dans l’interaction à la symétrie entre institutions

-L’émergence de la symétrie institutionnelle

-Ouverture

Chapitre 6. Intervention publique et ordre social

-L’intervention publique territoriale et la question de l’ordre social local

-L’institution de l’intervention publique comme concrétion de mouvements instituants

-Le pouvoir d’instituer du politique à l’épreuve

-Ouverture

Chapitre conclusif. Sociologie institutionnaliste et renouvellement de l’action publique

Bibliographie

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Published by Benyounès Bellagnech - dans Annonce
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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 09:13

Sommaire

 

- Armand Ajzenberg : Seule la vérité

est révolutionnaire (à propos d’Anthony Giddens) 2

- Armand Ajzenberg : Informer, c’est donner

à comprendre 6

- Jean-Pierre Garnier : Une vision urbanocentrique 9

Lectures pour les vacances :

I- Hugues Lethierry : Agir avec Henri Lefebvre 14

II- Edward P. Thompson : Misère de la théorie 15

III- Henri Lefebvre : Les paradoxes d’Althusser 17

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Published by Benyounès Bellagnech - dans Revue
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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 08:39

Vient de paraître:

Ahmed LAMIHI : Les pédagogues institutionnels, théories et pratiques des fondateurs, Publications des Dossiers Pédagogiques, 2015.

LES PEDAGOGIES INSTITUTIONNELLES

« La pédagogie institutionnelle, nous explique René Lourau, est la méthode qui consiste à aménager, par une analyse permanente des institutions externes, la marge de liberté dans laquelle le groupe classe pourra autogérer son fonctionnement et son travail, assurer sa propre régulation par la création d’institutions internes ».

Ahmed LAMIHI, directeur du « Laboratoire Marocain de Recherche en Sciences de l’Education » est professeur de pédagogie à l’Ecole Normale Supérieure - Tétouan (Université Abdelmalek Essaâdi).

Il prépare un ouvrage sur : Cinq leçons de Sciences de l’éducation (à paraître en 2016).

Les pédagogues institutionnels
Les pédagogues institutionnels

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 07:53

Bonjour,

Je vous prie de trouver en fichier ci-joint un texte intitulé :

RETOUR SUR LE CORBUSIER… ET ALEXIS CARREL
ET SOUS-TITRÉ :
DE « L’HOMME NORMALISÉ » POUR LE CORBUSIER
À L’HOMME « ÉPURÉ » POUR ALEXIS CARREL

C’est au moment où une exposition lui était consacrée au Centre Georges Pompidou que son passé ayant failli ressurgissait. Scandale.
Je ne suis ni spécialiste en architecture ni en urbanisme. Je ne traiterais donc pas, ou peu, de ces aspects du personnage. Qu’il révolutionna, paraît-il. Céline aussi révolutionna l’art du roman. Il avait failli, moralement. Comme Alexis Carrel, qui en 1913, décrocha le Nobel de médecine.
Le rapprochement des noms, Le Corbu-Carrel, n’est pas fortuit. Il m’est venu à l’esprit via les mêmes arguments, troublants, utilisés par certains pour défendre et Carrel et Le Corbusier. Cela passant, dans les deux cas, d’abord par une relativisation des faits : l’adhésion à un régime collaborant avec des armées nazies s’entend. Ensuite, par des maquillages ou de tricheries quant à leurs positions idéologiques vis à vis de ce régime. Enfin, par le prétexte du contexte. Et conduisant aujourd’hui à leur accorder l’absolution en raison de leurs exploits professionnels……

POUR LIRE LA SUITE : FICHIER JOINT (FORMAT PDF)

On peut également lire cet article, avec des commentaires, sur :
http://blogs.mediapart.fr/blog/armand-ajzenberg/160615/retour-sur-le-corbusier-et-alexis-carrel

Armand Ajzenberg

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 08:12

Paulo Freire remarque une antinomie qui se manifeste par « …d'un côté, l'inexpérience démocratique… » (P. Freire, 2001: 26)[1] effet de l'idéologie colonisatrice encore présente au Brésil et « …de l'autre côté, l'émergence du peuple dans la vie publique nationale, provoquée par l'industrialisation ».(P. Freire, 2001: 26)[2]. A travers l'action éducative, l'homme passe d'une position d'expectative, chère aux propositions assistentialistes en éducation, à la participation, en avançant d'une position d'intransitivité de la conscience vers la conscience transitive critique, processus favorisé par la relation dialogique qu'il va établir avec l'autre, avec ses circonstances. La pédagogie proposée par Paulo Freire vise un savoir démocratique, comme il dit, « …vital à la démocratie » (P. Freire, 2001: 31)[3].

Certains penseurs de gauche ont critiqué le travail de Paulo Freire, traversé selon eux par une certaine trace de naïveté, un certain optimisme démocratique. Comme dit Romão, cette naïveté provenait de la contradiction structurale du pacte populiste qui avait besoin de la participation populaire et en même temps, réglait, contrôlait cette participation. Il s'agissait d'une participation dans laquelle le peuple n'avait pas le droit à la parole. Mais, il me semble que Paulo, marxiste, s'était aperçu de cette contradiction quand il a proposé le concept de conscience transitive critique, à laquelle on accède à travers un processus, tout un mouvement, comme il disait, qui incluait l'indispensable lecture critique de la réalité. Donner la parole au peuple, établir le dialogue existentiel à travers la parole est une façon d'exprimer et d’élaborer le monde. D'ailleurs, son oeuvre veut construire un processus éducatif qui donne des outils à l'homme pour la transformation sociale.

De toute façon, Paulo Freire admet des fragilités dans ses premiers écrits. En effet, il dit que son oeuvre passe par « …une longue et lente évolution… » (C.Beisegel, 1989 : 22). Mais il comprend sa pratique comme dialectique dans laquelle le peuple assume son rôle de transformation dans le processus historique. Dans cette oeuvre, il commence à systématiser une pédagogie en rupture totale avec l'enseignement traditionnel.

Paulo parlait du « difficile apprentissage de nommer le monde », en montrant que dans le processus éducatif, il faut considérer une solidarité entre langage-pensée et réalité. La parole, à travers le dialogue, est praxis : elle transforme les choses. Il est intéressant de remarquer qu'il parlait d'apprentissage. L'homme apprend à réaliser sa liberté, à réaliser son projet historique.

Lúcia Ozório

Socianalyste, Professeur-chercheuse à l'Université de l'Etat de Rio de Janeiro

[1] "… de um lado, a inexperiência democrática…"(P. Freire, 2001:26)

[2] "…de outro lado, a emersão do povo na vida nacional, provocada pela industrialização." (P. Freire, 2001:26)

[3] "…vital à democracia…". (P. Freire, 2001:31)

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:41

Il faut tenir compte des expériences qui ont un rapport avec la culture du peuple. L'expérience prend la place qu'elle a dans la pratique sociale à travers la relation dialogique.

L'auteur veut intervenir dans l'assistentialisme, une version de l'autoritarisme brésilien dans l'éducation. Avec le dialogue, il cherche que l'homme ait « …une posture consciemment critique devant ses problèmes et ceux de la communauté » ( P. Freire, 2001:16)[1]. Pour accéder à la compréhension de cette posture, Paulo Freire parle d'un « mouvement » ( P. Freire, 2001 : 116) qui va de la conscience intransitive à la conscience transitive critique. La genèse de ces concepts est transversalisée par l'actualité et la réalité brésilienne de l'époque, d’où le titre de l’œuvre. La pensée de Paulo Freire s’est enrichie à la suite de différentes expériences de travail avec des ouvriers, d’abord dans la communauté urbaine de Recife, puis dans d’autres centres brésiliens, et ce pendant environ une dizaine d’années. Alors, nous pouvons parler d'une genèse sociale qui transversalise la genèse théorique de ces concepts.

Sa thèse a été faite dans un moment où le pacte populiste initié par Getúlio Vargas a été rétabli par le gouvernement Juscelino Kubistchek de Oliveira dont le vice-président était Jango Goulart (1956-1961), dans une coalition des partis PTB (Partido trabalhista Brasileiro, Parti Travailliste Brésilien) et PSD (Partido Social Democrático, Parti Social Démocratique). Le premier parti présentait des tendances gauchistes et le second attirait l'attention des votes conservateurs.

Il s'agit d'un moment historique assez contradictoire traversé par de fortes tendances de conciliation avec plusieurs intérêts étatiques dans le pays. Le nationalisme du président Vargas, dont le suicide a accentué une crise politico-institutionnelle, ne répondait pas aux intérêts des représentants du capital. Par contre, la servitude de Carlos Lacerda, - principal opposant à Vargas-, aux intérêts des Etats Unis, qui voulaient faire de l'Amérique Latine leur satellite, était connue de tous.

Paulo Freire se trouvait à l’époque à Recife, Etat qui avait un gouverneur de tendance gauchiste, Miguel Arraes, qui voulait renforcer les bases populaires, les mouvements sociaux. L'auteur affirmait à Recife, pas seulement sur le plan des idées, mais aussi sur le plan des pratiques, une éducation qui voulait la transformation sociale. Son concept de conscience transitive critique affirme l'importance de la relation dialogique qui va donner un support à l'action.

En faisant une analyse de ce moment, Paulo Freire dit : « Ce qui nous intéresse directement est l'analyse de notre actualité, (…) de ce que nous pouvons nommer antinomie fondamentale de notre actualité (…) et la « position » de notre agir éducatif face à cette antinomie fondamentale ». (P. Freire, 2001: 26)[2]

[1] "… uma postura conscientemente crítica diante de seus problemas e dos da comunidade." ( P. Freire, 2001:16)

[2] O que nos importa diretamente é a análise (…) do que chamamos de antinomia fundamental de nossa atualidade, (…) e a "posição" que deve assumir o nosso agir educativo face a esta mesma antinomia fundamental. (P. Freire, 2001:26)

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 07:58

L'article de Paulo Rosas parle du moment de la fin de la décade 1950 et du début de la suivante, jusqu'en 1964, où la dictature s'est installée au Brésil mettant fin à, - comme le dit l'auteur, à Recife ( capitale de Pernambuco), où Paulo Freire vivait à cette époque, - une des plus riches expériences de la participation populaire dans la construction de la culture. Il s'agit de l'époque pendant laquelle Miguel Arraes a été maire de Recife en 1959 et gouverneur de l'Etat de Pernambuco en 1963. C’est à cette période que le Movimento de Cultura Popular, Mouvement de Culture Populaire ( MCP) a pris de l’ampleur.

Paulo Freire, en 1959, se préparait à concourir pour la Chaire de l'Histoire et Philosophie de l'Éducation à l'Ecole des Beaux-Arts de Pernambuco, concours pour lequel il a présenté sa thèse Educação e Atualidade Brasileira, Education et Actualité Brésilienne. Il a obtenu la seconde classification, avec un sujet qui traitait de la problématique de l'éducation brésilienne à cette époque, transversalisée par le poids de l'autoritarisme, mais aussi par des mouvements sociaux qui auraient pu contribuer à la construction d'un savoir démocratique. Selon Rosas, le travail qui avait obtenu la première classification avait comme sujet la contribution philosophique et historique du peuple hébreu pour une théorie de la formation humaine.

Malgré cet « échec », comme le nomme Rosas, avec la préparation de cette thèse, Paulo Freire a eu l'opportunité de systématiser et d’organiser ses idées, idées qui prennent en compte les influences de l'éducateur brésilien Anísio Teixeira qui a, à son tour, travaillé avec les contributions de John Dewey. Le français Jacques Maritain, qui vivait aux Etats Unis, et les intellectuels de l'Instituto Superior de Estudos Brasileiros, l'Institut Supérieur d'Etudes Brésiliens (Iseb) ont aussi inspiré la pensée freireènne[1].

Par contre, après cet « échec », Paulo Freire s’est mis à travailler avec le Mouvement de Culture Populaire (MPC). Et Rosas se demande si Paulo Freire se serait exilé et si toute son oeuvre pédagogique aurait existé s’il avait réussi le concours.

Educação e Atualidade Brasileira, Education et Actualité Brésilienne

Ce travail de Paulo Freire comporte une introduction suivie de trois parties, une conclusion et deux annexes.

Paulo présente sa conception de l'homme comme être transitif, comme il dit, «éminemment relationnel »[2] ( P. Freire, 2001:10). Cette compréhension de l'homme comme être actif, ouvert aux transformations, va servir de base à sa pédagogie libertaire. Dans sa critique à la verticalité, à l'autoritarisme de l’éducation brésilienne sont présentes les idées d'Anísio Teixeira, un éducateur qui pense que, pour qu'on puisse réaliser un projet éducatif, il faut d’abord considérer le local, le régional oubliés par le centralisme de l'éducation au Brésil.

Paulo Freire propose la décentralisation, en donnant une importance particulière à l'expérience, matrice du « …savoir démocratique » (P. Freire, 2001:15)[3].


[1] Sur la contextualisation théorique de l’œuvre de Paulo Freire, il y a le livre de Rui Beisiegel Política e educação popular: A teoria e a prática de Paulo Freire no Brasil. São Paulo:Ática, 1989.

[2] "…eminentemente relacional."( P. Freire, 2001:10)

[3] "…Saber democrático."( P. Freire, 2001:15)

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 09:31

Ozório, Lúcia - Compte rendu du livre Educação e Atualidade Brasileira (Education et Actualité Brésilienne), de Paulo Freire, édité par Cortez et par l'Institut Paulo Freire en 2001 Revue Les IrrAIductibles. Revue Interculturelle et planétaire d´analyse institutionnelle. França- Saint-Denis:Université Paris 8, Département des Sciences de l´Éducation- v.no.4, 2003

Compte rendu du livre Educação e Atualidade Brasileira (Education et Actualité Brésilienne), de Paulo Freire, édité par Cortez et par l'Institut Paulo Freire en 2001

Cortez Editora et l'Institut Paulo Freire publient en 2001, au Brésil, le travail Educação e Atualidade Brasileira (Education et Actualité Brésilienne), écrit en 1959 par le pédagogue Paulo Freire, comme "Tese de Concurso para a Cadeira de História e Filosofia da Educação na Escola de Belas-Artes de Pernambuco", Thèse du Concours pour la Chaire de l'Histoire et Philosophie de l'Éducation à l'École des Beaux-Arts de Pernambuco. Le livre de Paulo Reglus Neves Freire paraît sous le titre Educação e Atualidade Brasileira, Education et Actualité Brésilienne.

Les fondateurs et les responsables de l'Institut Paulo Freire, en publiant ce travail longtemps après la mort de Paulo Freire, prennent, selon eux, en compte le principe freireèn suivant qui considérait qu'« …il n'existe pas un texte sans contexte ». C’est ainsi, qu’outre la thèse de Paulo Freire, ils ont inclus dans le livre une contextualisation de la période de la production de cette oeuvre, c’est à dire la fin de la décennie de 1950, et ce à travers l'article Paulo Freire e o Pacto Populista, Paulo Freire et le Pacte Populiste de José Eustáquio Romão. Ils y ont inclus aussi les témoignages de l'éducateur Paulo Rosas qui a partagé les premiers moments de la production théorique et des pratiques de Paulo Freire, ainsi que celui de Cristina H. Freire, sa fille.

La contextualisation de cette œuvre, comme le dit J. E. Romão, permet qu'on récupère la situation politico-sociale de la fin de la décade 1950 et celle de la décade 1960, soit au niveau international, soit au niveau du Brésil de cette époque. En ce qui concerne la situation brésilienne, un intérêt particulier a été porté au Nord Est du pays, où se trouve l'Etat de Pernambuco qui avait à l’époque pour gouverneur Miguel Arraes, région où les intellectuels et militants pensaient qu'il pourrait se produire des mouvements semblables à la récente Révolution Cubaine.

Dans cette œuvre, nous avons accès à la pensée freireènne qui, selon Romão, s'élabore, en suivant le rythme de la re-création. Dans son article, J. E. Romão parle d'un mode paradigmatique de penser, de Paulo Freire, un mode singulier de raisonner et de lire la réalité dans lequel les concepts, les idées développées gagnent toujours une nouvelle connotation. C’est ainsi que la lecture de la Pédagogie de l'Opprimé, oeuvre majeure parmi plus vingt-cinq livres traduits en plusieurs langues, est enrichie avec les analyses faites dans Educação e Atualidade Brasileira qui par la suite seront enrichies avec les oeuvres freireènnes postérieures.

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 08:29
 
Armand Ajzenberg
Armand Ajzenberg
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LE « LOBBYING » DU MONDE POUR RÉHABILITER DES COLLABORATEURS 
NOTOIRES DU RÉGIME NAZI SOUS L’OCCUPATION (suite 2) 
Précédents : Max Bonnafous (ministre de Laval), Louis Renault (fournisseur des armées nazies). Aujourd’hui : Jean Jardin (directeur de cabinet de Laval). 
« … Le jeudi 16 juillet 1942, dès 4 heures du matin, la police Française, listes et adresses en main, frappèrent presque en même temps à la porte de milliers de foyers juifs. Les hommes, femmes et enfants sont arrachés de leurs lits. On accorde aux malheureux quelques minutes à peine pour rassembler et emporter des vêtements et quelques provisions dans une petite valise ou un sac. 
Beaucoup de gens sont témoins de ces scènes déchirantes. Des mères avec leurs jeunes enfants, des vieillards, des malades et des infirmes sont entassées dans des cars de police. Ne furent épargnés ni des invalides de guerre ni des malades traînés sur des civières. Les rafles se sont poursuivies toute la journée et le lendemain. Tous sont emmenés au Vélodrome d’Hiver dans des conditions inhumaines, sans hygiène, sans rien à manger, sans lait pour les enfants. 
Parmi eux, il y avait deux de mes sœurs, Céline Ajzenberg et Sarah Goldfain […] Nous apprenons que parmi les internés au Vélodrome d’Hiver se trouvent aussi la sœur de mon mari, des cousines et des cousins et tant de proches. Au bout de 48 heures, ils sont tous transférés à Drancy et de là, après un séjour de misère et de famine, ils sont emmenés en wagons plombés vers la déportation. 
Des braves gens ont ramassé les bouts de papiers que des déportés ont jetés des wagons pour prévenir leurs proches. Ma sœur, Céline, en a adressé un à notre sœur Rose. Son fils Armand, alors âgé de 9 ans se trouvait à ce moment chez elle. 
Voici ce que contenait ce mot : « Moi, je suis perdue. Tu as trois enfants. Avec le mien tu en auras quatre. Et, je t’en supplie, fais avec mon enfant, ce que tu feras avec les tiens ». La personne qui a ramassé ce mot a eu la gentillesse de l’envoyer à l’adresse fournie ». 
Ces faits sont connus et, s’ils sont ici rappelés, ce n’est pas pour apitoyer les lecteurs sur le sort de ma mère et du mien. Céline, c’est en effet ma mère et Armand, c’est moi. C’est simplement pour mettre les lecteurs en situation à propos de ce qui va suivre. Le texte en gras ci-dessus est tiré, comme celui du précédent billet, du journal d’une de mes tantes : Marie Kalinsky. Je tiens à rappeler que celle-ci, qui n’était pas historienne, fut sous l’Occupation résistante à la M.O.I. De parti pris donc. Elle fut aussi après la guerre ma seconde mère. Descendant en quelque sorte d’une résistante, et pas plus historien qu’elle, je suis donc moi aussi de parti pris. 
Des dizaines de milliers de parisiens avaient assisté à l’enlèvement des juifs par la police parisienne les 16 et 17 juillet 1942. Des dizaines de conducteurs de bus aussi, qui les amenèrent au Vél’d’Hiv. Des dizaines de cheminots, un peu plus tard, qui ramassèrent les billets jetés des wagons plombés par ceux qui partaient pour Auschwitz (dont celui me concernant), et qui pour beaucoup les firent parvenir à leurs destinataires, savaient donc également. Certains billets, probablement, ne furent pas remis à ceux à qui ils étaient destinés mais à la Direction des chemins de fer, qui savait alors elle aussi dès le premier convoi. Beaucoup de juifs cependant avaient été prévenus de cette rafle et avaient réussi à échapper à celle-ci. Ma tante, Marie, raconte : « Nous avons été prévenu la veille du 16 juillet 1942 par un ami agent de police et avons passé la nuit chez la concierge, Mme Poirier, qui a été bien gentille de nous cacher pendant 3 semaines ». Bref, beaucoup, beaucoup de monde savait… sauf Jean Jardin, chef de cabinet de Pierre Laval. C’est ce qu’a soutenu l’historien Pierre Assouline. 
POUR LIRE LA SUITE, OUVRIR LE FICHIER JOINT. 
POUR LIRE DES COMMENTAIRES SUR CET ARTICLES, ALLER À : 
http://blogs.mediapart.fr/blog/armand-ajzenberg/080515/le-lobbying-du-monde-pour-rehabiliter-des-collaborateurs-notoires-du-regime-nazi-sous-l-occupa 
attachment Armand a ajouté 1 pièce jointe : Jean Jardin.pdf. Le voir dans votre boîte de réception.

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 09:53

Bonjour,

Ci-après quelques informations. Bonnes lectures donc.

QUAND LOUIS RENAULT FOURNISSAIT DES VÉHICULES AUX ARMÉES NAZIES AVANT MÊME LA DÉCLARATION DE GUERRE

En 2010, une polémique était née : Renault fabriqua-t-il sous l’occupation des chars pour la Wehrmacht ? Oui, non ? En tout cas il en répara. Ce qui est certain, c’est qu’il livra alors des centaines de milliers de véhicules. On sait aussi qu’aucune armée constituée uniquement de chars ne pourrait opérer si elle n’était accompagnée par l’infanterie, celle-ci se déplaçant en camions. Ce qu’on sait moins, ou pas du tout, c’est que Renault fut apparemment aussi fournisseur de la même Wehrmacht avant même la guerre.

À ce propos une anecdote personnelle. Enfin, une histoire racontée par l’une de mes tantes, Marie Kalinsky, extraite de son journal personnel. Elle fut sous l’Occupation résistante à la M.O.I. Elle fut aussi après la guerre ma seconde mère.

Voici l’histoire : « Aubervilliers, 9 juin 1940. Quelle triste journée, malgré le soleil qui nous réchauffe et nous donne de la gaîté, c’est la défaite de l’armée française. Des soldats sur les routes et partout, dans un état pitoyable. Ils courent, ils courent. Ils fuient l’ennemi qui les poursuit. La boulangère du coin de la rue a mis devant sa porte une table avec des boissons rafraîchissantes et les malheureux soldats s’arrêtent pour étancher leur soif. Un soldat s’écroule parterre. Il ne peut plus marcher. Il demande des habits civils pour ne pas être fait prisonnier. C’est triste.
À 16 heures, la police d’Aubervilliers part à une vitesse inimaginable (nous les voyons par la fenêtre car nous habitons près du commissariat), en voitures, en motos, en bicyclettes. Ceux qui partent à pied courent aussi vite que les cyclistes.
À 17 heures, je vois la police revenir. Ah l’espoir ! Les allemands sont-ils repoussés ? Je descends au commissariat. Le désespoir est encore plus grand. À ma question, voici la réponse : « nous ne savons rien Madame ». On nous a donné l’ordre de rester sur place. Je me risque à poser une question : « dans ce cas, les allemands doivent être repoussé ». « Oh non Madame, ils sont au Bourget. Ils vont être ici au plus tard demain matin ».
À 19 heures, arrivée des troupes sénégalaises. Nous n’osons plus sortir dans la rue. À 20 heures, on nous oblige à descendre dans les abris : on va faire sauter les dépôts de pétrole et à La Courneuve l’usine d’armements. La nuit est calme. Rien ne se produit. L’ordre est arrivé de tout laisser en place. Si quelqu'un désobéit et fait du sabotage, il sera fusillé sur place.
Le matin du 10 juin, nous sommes sur la route qui mène au Bourget. Beaucoup de monde. Je vois la police du commissariat en civil, non armée. Je suis à côté du premier secrétaire du commissariat. Nous regardons les troupes allemandes défilées en ordre parfait. Soudain, le policier pousse un cri et prend sa tête dans les mains. Je lui demande : « qu’est qu’il vous arrive ». Il me répond : « vous ne voyez pas ? Ce sont nos voitures, des Renault ».
Ainsi Louis Renault, s’il fournissait des véhicules aux armées nazies pendant la guerre, en aurait aussi fournit aux mêmes armées pendant la préparation de celle-ci ?

Ceci est l’extrait d’un billet diffusé sur Mediapart qu’on peut retrouver sur : http://blogs.mediapart.fr/blog/armand-ajzenberg/070415/la-france-resiste-au-monde-suite-1

On peut aussi, bien sûr, le lire directement ici en fichier joint.

Et maintenant un peu de PUB :
1 -Venez découvrir l’exposition de Francine Mayan
« Et maintenant survivre… et transmettre »
des peintures et céramiques commémorant la Shoah
avec des toiles inédites de la libération des camps
http://xt1y.mj.am/nl/xt1y/s7t9o.html

2 – Anne Slacik : « La Danse idéale des constellations »
vendredi 17 avril 2015 à 19h
http://www.kiosq.sqy.fr/exposition/balades-anne-slacik-prsences
et
exposition présentée du 17 avril au 31 mai 2015

Galerie de la Ferme du Mousseau
Centre Artistique Municipal
23 route du Mesnil - 78990 Elancourt
mercredi et dimanche : 14h-18h
samedi : 14h-20h30

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