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Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.

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L’analyse institutionnelle au Brésil (64)

 

Une psychologue et ses pratiques institutionnalistes à Rio de Janeiro (7)

 

 

Expériences dans des internats-prisons (5)

 

 

 

Après une longue période de découragement et de fatigue, j'ai repris la rédaction de ma thèse de doctorat (dont la recherche à la Fondation philanthropique avait été réalisée avant le travail à la FEEM), En fait, je n'ai jamais laissé tomber mes cours à l'université, même en n'étant responsable que d'une seule discipline, toujours de l'analyse institutionnelle, ce qui favorisait une réflexion constante, de l'étude et de la recherche. Après l'UFF (Université Fédérale Fluminense), j'ai travaillé à l'USU (Université Santa Ursula), à l'UFRJ (Université Fédérale de Rio de Janeiro (travaillant dans le cours de Maîtrise en Théorie et Pratique en Communauté) et, après avoir passé un concours, j'ai été admise à l'UERJ (Université de l'Etat de Rio de Janeiro), en 1992. En commun avec les analystes Institutionnels de Paris VIII, je peux dire que j'ai toujours été attachée au travail universitaire.

 

 

Mon  travail  d'analyse  institutionnelle  s'est toutefois distingué, vu que j'avais toujours agi en régime de contrat de travail. Dans ce sens, j'estime que je n'ai pas fait d'analyse institutionnelle au sens strict du terme, quoique les concepts de l'Ai aient été le support théorique le plus important dans ma pratique. Dans les travaux que j'ai réalisés et qui avaient comme problématique la ségrégation et l'exclusion sociale, l'éducation, la délinquance, le handicap mental et la psychose, en plus de provoquer l'analyse de l'institution, j'avais aussi une autre demande : celle d'être psychologue, d'être attentive aux problèmes émotionnels des enfants et des adolescents. C'est ainsi que ma formation psychanalytique a favorisé une réflexion attachée au mouvement de psychothérapie institutionnelle qui tient compte de la théorie psychanalytique, en particulier de la théorie lacanienne.

 

 

Si dans les situations décrites ici, il n'y a pas eu de demande explicite d'AI on a tout de même accepté - dans les négociations avec les autorités - le fait qu'il serait important de développer une réflexion auprès des personnes qui font le travail, à travers les dispositif des groupes institutionnels et des AG. En général, ces personnes ne réalisaient certainement pas ce que ce moyen d'agir pourrait produire comme « perturbation ». Ayant une vision institutionnaliste, il me serait impossible de proposer un travail éminemment « technique », comme on a l'habitude d'appeler le travail du psychologue faisant de l'assistance, aux groupes de parents ou aux professeurs, émettant des avis psychologiques, etc. Si l'on considère l'interne comme un sujet, comment faire le travail sans prendre en compte l'institution et la façon dont celle-ci touche les personnes auxquelles elle offre de l'assistance, de l'éducation, de la santé dans les cas cités ou similaires? Parler de mes implications avec l'Ai et la PI signifie montrer l'effort fait dans le but d'éviter de devenir une «technicienne en police de famille », possibilité qui m'a beaucoup frappée et inquiétée quand j'ai lu le fameux livre de Donzelot (1980).

 

 

Dans un travail fondé sur l'Ai, j'ai cherché à mobiliser les forces instituantes, en provoquant une analyse de l'institution par des dispositifs créés et des analyseurs qui surgissaient. J'ai considéré qu'en ayant pour base l'autogestion, les personnes qui vivent le quotidien institutionnel pouvaient offrir les éléments pour l'analyse et l'élucidation des structures de son fonctionnement interne, et aussi proposer des solutions aux impasses qui se présenteraient. En tant qu'analyste institutionnelle, j'ai cherché à jouer le rôle d'un tiers, de quelqu'un d'extérieur qui favorise le débat, la révélation du non-dit institutionnel à la recherche d'une nouvelle institutionnalisation. Comme l'écrit Lapassade, j'entendais que l'objectif de l'Ai n'était pas une thérapie sociale, mais la subversion de l'institué et que « (...) le projet fondamental de l'Ai est plutôt du côté de la vérité que de celui de l'efficacité » (Lapassade, 1977, p. 206).

 

 

 

Sonia Altoé

 

 

Mis en ligne par Benyounès et Bernadette Bellagnech

 

 

voir aussi : http://journalcommun.overblog.com


 

 

et : http://lesanalyseurs.over-blog.org

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