Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Education et subjectivité
L'analyse institutionnelle en mouvement (3)
L'école entre la macro et la micropolitique
La praxis que nous cherchons à développer chez les professionnels de l'école comprend une perspective micropolitique qui se construit à partir de discussions au niveau des différents niveaux de relations établies, des normes et des valeurs qui donnent un sens à ces relations, à partir des critères utilisés dans les pratiques, ainsi que des stratégies constituées face à la population réelle à laquelle ils s'adressent. Dans une perspective macropolitique, nous travaillons le sens le plus large des implications de l'Education avec le système social, dont les responsabilités attribuées au travail scolaire, afin de faire face l'échec scolaire.
En ce qui concerne l'enseignement public brésilien, - qui subit de fréquents changements issus des bureaux, dans le but de surmonter les questions qui mènent au non-apprentissage- , le défi serait de rendre aux éducateurs des conditions d'analyse, d'évaluation et de propositions de différents chemins pour la vie scolaire, en articulant les mouvements les plus larges, afin d'améliorer les conditions d'enseignement, avec les mouvements singuliers qui révèlent le quotidien des relations scolaires. Cela ne signifie pas une individualisation des problèmes de l'éducation, mais, au contraire, une analyse des implications des questions les plus générales dans les actions de chacun des groupes liés à l'école.
L'approche institutionnaliste, qui constitue la base de ce type d'intervention, permet au psychologue de mettre en question certaines institutions qui participent à la vie scolaire, comme l'enfance, la pédagogie, la discipline, ainsi que les dualités qui partagent le processus en théorie X pratique, enseignement X apprentissage et d'autres dualités qui construisent dans le quotidien la segmentation, et une hiérarchie rigide et infranchissable instituée dans la réalité scolaire. Les formes prises par le quotidien ne s'expliquent pas seulement par des déterminations extérieures à leur processus, mais aussi, et surtout, par la participation de chacun de nous, ainsi que celle des groupes qui composent l'organisation de l'enseignement scolarisé. La stratégie de désinstitutionnalisation qui étaye notre projet d'action maintient toujours un lien avec les expériences des mouvements institutionnalistes français (G. Lapassade, R. Lourau, R. Hess. F. Guattari), argentin (O. Saidon, G. Baremblitt) et brésilien (H. Rodrigues, R. Barros, C. Coimbra, K. Aguiar), dont les approches, d'ailleurs, ont largement contribué, à partir du groupe et des institutions, à une pratique dénaturée des institutions qui touchent au processus éducationnel. Commençant donc à partir du moment où l'on admet que la vie éducationnelle est réglée par des modèles hégémoniques actualisés dans des pratiques scolaires, notre approche permet de rechercher l'affirmation de la dimension de l'invention du quotidien scolaire à partir d'analyses transversales qui mettent en évidence les principes, les valeurs et l'hétérogénéité des formes d'insertion dans le monde.
Marisa LOPES DA ROCHA
Mis en ligne par Benyounès et Bernadette Bellagnech
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