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Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.

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Journal d'Hélène M., un exemple de journal de formation pour la licence en Sciences de l'éducation à l'IED de Paris 8 (47)

9 h

 

II L'approche administrative. P 99

 

A côté de l'analyse politique de la bureaucratie comme classe détenant la propriété privée de l'organisation, Lapassade expose les travaux de chercheurs sur l'organisation du travail dans l'entreprise, afin d'assurer une meilleure rentabilité. De Taylor dont l'exemple idéal est la machine en passant par Luther Gulick, Haldane et Fayol qui travaillent sur la « départementalisation » de l'activité (travail par tâches ou par objectifs), l'auteur finit par Peter Drucker qui s'intéresse essentiellement à l'activité des dirigeants.

 

15 h 30

 

Quoiqu'il en soit, toutes ces recherches reposent sur le principe de séparation entre les fonctions de direction /d'organisation et les fonctions d’exécution.

 

III La critique psychosociologique p104

 

1) La première étape : le formel ou l'organigramme, et l'informel (E. Mayo, J. Moreno). Lors de leurs recherches, ces deux auteurs montrent qu'à côté de l'organisation réifiée se met en place une organisation spontanée des travailleurs.

2) La deuxième étape : la dynamique de groupe.

Kurt Lewin avec ses expériences sur les petits groupes, met en opposition leur dynamisme contre la routine bureaucratique. Cependant, l'objectif reste le même, rendre l'organisation du travail plus rentable.

 

IV L'approche sociologique p 105

 

· Max Weber (1)

La sociologie des organisations commence avec lui, dans la recherche des lois de fonctionnement des organisations. Pour lui, la bureaucratie c'est l'organisation hiérarchisée, l'importance des documents écrits, formation poussée et spécialisée des fonctionnaires, leur dévotion, séparation entre vie privée et vie bureaucratique. De plus, la bureaucratie se voit attribuer une compétence et des moyens de coercition. Dans ce système, la population est remplacée par des gouvernés. Sa vision rejoint celle de Hegel, la société bureaucratique doit gérer le monde de manière apaisée pour le bien des gouvernés. C'est une forme de rationalisation de l'histoire. Sa vision dépasse celle de Marx dans le sens où pour lui, elle n'est pas un parasite mais une classe dirigeante pouvant permettre la disparition du capitalisme.

 

18 h 52

 

Sur le forum, P. avait commencé à répondre à mon intervention sur l'organisation des cours.

 

Merci pour ton commentaire, je m'y retrouve totalement. A la suite de ce qui m'apparaît comme des "pinailleries" administratives, j'ai commencé les cours tardivement et j'ai raté le rassemblement, je me débats comme la plupart d'entre nous probablement, avec mes obligations familiales, mon travail à temps plein, car mon employeur refuse de m'accorder la moindre facilité, et bien d'autres engagements pris depuis longtemps (syndicat, ensembles musicaux ).

La tentation serait de travailler seulement pour le plaisir, mais ce serait peut-être utopique et j'ai besoin de la validation, qui est ma seule chance d'évoluer dans mon travail.

Je cours après le temps, j'ai l'impression d'être sans arrêt obligé de faire des choix et des impasses d'apprentissage, le tout dans une grande solitude ...C'est très frustrant, voire culpabilisant de profiter des contributions des autres, sans avoir le temps d'apporter ma propre quote-part en échange. D'ailleurs, tu m'as donné envie de lire "L'arpenteur", mais pour le plaisir de lire et d'apprendre, sans penser validation, rentabilisation du savoir, synthèse, etc.

Comme toi, j'ai du mal à faire le lien entre le contenu et l'organisation de notre formation, et je trouve que c'est bien de pouvoir en parler (ça m'a fait du bien).

Courage, je retourne à mes lectures ;

Cordialement

P.

 

Et puis le mail de Luca est tombé, le voici et à la suite ma réponse.

 

Là en effet vous voyez très bien comment (dys)fonctionne une institution qui est en même temps la cause d'un retard et le demandeur des résultats just in time. Evidemment l'institution ne mettra pas en place des espaces pour aider les retardataires, et pourquoi devrait-elle le faire alors que son but c'est de vous mettre en compétition? C'est une belle illusion de croire que des espaces devraient être prévus... et par qui?

A cette question Freinet répondait : par les institutions internes. L'initiative ne peut venir ni de l'IED, ni de moi, mais de vous. Il y a pas de lieu pour en parler? Créez un sujet. Les retardataires ont besoin d'aide? Instituez de groupes d'entre-aide. Il ne faut pas faire beaucoup d'effort : il suffit de lire les autres, d'aider, de donner une réponse que vous connaissez déjà. A., et d'autres le font déjà.

Car le lien entre le contenu et l'organisation vous ne le voyez pas, mais vous n'allez pas non plus le voir si vous restez enfermés dans une espèce de contestation du système. Il y a qu'une façon de voir le lien entre autogestion et organisation de ce cours : en devenant soi même les protagonistes de l'organisation, au lieu de se plaindre en attendant une réponse d'en "haut".

D'ailleurs regardez une peu : personne d'entre vous n'a choisi d'appartenir à cette classe, de suivre le cours avec ces autres personnes. Vous êtes un groupe-objet, une série de personnes rassemblées par le hasard institutionnel. Dans l'enseignement en ligne, cette situation est encore plus évidente, et il y a vraiment le risque que chacun d'entre vous reste seul face à son ordi et ses lectures, jusqu'à la fin du cours. Il n'y a qu'une façon de passer de statut de groupe-objet à celui de groupe-sujet : par la création des institutions internes. Dans ce sens, la réflexion du cours est toujours aussi une autoréflexion sur soi-même, sur le fait d'appartenir à des groupes et de vivre en groupe.

Luca

 

Bonsoir Luca,

Je crois décerner dans votre intervention une pointe d'agacement. Mais peut-être je me trompe.

En fait, j'aurais souhaité qu'elle soit un peu plus tardive en permettant ainsi aux autres étudiants de s'exprimer sur cette question du retard de certains, de la vie de groupe sur la plateforme et dans ce cours et que nous puissions élaborer ainsi ensemble des moyens pour y remédier. Cela nous aurait permis de sortir du statut de groupe objet et de nous prendre en main. Mon intervention allait dans ce sens. Cela aurait pu être ainsi une sorte de T-group.

Cela devient un peu plus difficile puisque vous avez posé vous-même ce que nous pourrions faire, en nommant le bon et le mauvais. Forcement, si maintenant nous mettons en place ces structures, elles ne feront que répondre à votre demande, comment allons-nous nous autogérer?

Être chiffonnée par le retard de certains étudiants et le dire, c'est sortir du silence cette situation, après ce qu'on en fait, c'est à nous de voir ! Laisser faire, contestation face à l'institution, mise en place de groupes d'entraide ou autre, notre imagination aurait fait le travail. P-Y avait commencé à répondre, pourquoi ne pas avoir laissé la place aux autres?

Je pense qu'après votre intervention, la leur va être difficile ou forcement orientée. Aller dans votre sens, dans le mien, se taire? En tout cas, elle ne sera plus libre car l'institution a parlé. C'est dommage!

Bon we à tous,

ln

 

J'avoue que sur le moment, j'ai été ébranlée. J'ai trouvé sa réponse insultante, humiliante « enfermée dans la contestation », « se plaindre », m'invitant à une auto-réflexion..... D'un autre côté, quand on lance un pavé dans la marre faut s'attendre à ce que ça éclabousse. Depuis le temps, je devrais avoir l'habitude.

Ça m'interroge tout de même sur l'image que je renvoie sur ce forum d'une contestataire stérile....d'habitude on me reproche plutôt l'inverse, d'être dans la construction sur du long terme.

Ma première réaction a été «je me casse, rien à foutre». Et puis je suis allée faire des courses.

Chemin faisant je trouvais que sa réaction confirmait mon ressenti. La psychosociologie est censée libérer la parole sociale mais peut-on laisser parler la parole sociale dans un cours de psychosociologie? Apparemment non ! Il y a eu un retour massif de l'institution et un empêchement de réelle constitution d'un groupe. Il faut s'aider individuellement mais pas que cela parte d'une constatation collective qu'il y a un problème, de manière à l'évaluer collectivement.

Vais-je devenir la déviante du groupe? Ce serait la première fois !

Mais peut-être que je me trompe.

En plus, je trouve que ses arguments sont tronqués. Je trouve que c'est super dur d'intervenir sur un forum pour échanger par écrit. Mes écrits sont mal perçus, je ne dois pas bien communiquer.

D'un autre côté, Luca a raison sur un point. J'avais déjà pensé à proposer que nous établissions des petits groupes comme cela existe sur le cours du journal, où des relations rassurantes ont pu s'établir avec E., L. et A. Et puis je ne l'ai pas fait. Ça m'apprendra.

 

Le 12/12/10 6 h 23

 

Qu'est-ce que j'ai dormi, je n'en reviens pas!

Je suis allée voir sur le forum de psychosocio. Pas de réponse à mes messages, ni d'A. sur la proposition de travailler ensemble, ni de Luca à mon dernier message, P. a du retourner dans sa coquille et moi, je crois être stigmatisée.

Physiquement et psychiquement, je ressens un malaise déjà vécu.

......passage autocensuré.................

 

(1) Max Weber (21 avril 1864-14 juin 1920), sociologue et économiste allemand, est, avec Vilfredo Pareto, Émile Durkheim, Georg Simmel et Karl Marx, l'un des fondateurs de la sociologie moderne.

 

Hélène M.

http://lesanalyseurs.over-blog.org

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