Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
15/12/2010 5 h 03
Dernières nouvelles de la plateforme : Kareen n'est pas réapparue, Augustin non plus, par contre Thierry semble avoir pris les choses en main dans les grandes figures de la pédagogie. Je me suis permise de demander des nouvelles d'Augustin. C'est étrange ces animateurs qui disparaissent. Certains reviennent, comme Luca, d'autres pas. Il n'y a qu'en discours et construction de sens que c'est cadré. D'ailleurs, c'est, il me semble, le seul forum où il y a eu un joli travail d'échange collectif sur la séquence sur laquelle j'ai d'ailleurs calé. Maintenant cette remarque est limitée vue que je ne participe qu'à 4 cours.
Ces silences prolongés, sans explications, outre le fait qu'ils pourraient être le point de départ d'un roman policier ou d'une pièce de théâtre, posent tout de même question. En fait, cela rejoint la question des arrivées tardives d'étudiants. Des gens disparaissent, d'autres apparaissent, le train roule, on ne se pose pas de questions.....
Retour à L'Arpenteur. A. a fini, un vrai TGV. Moi je reprends, poussivement.
Le livre est présenté comme une pièce de théâtre, des acteurs, des actes, des techniciens et il est qualifié de sociodrame. Peut-être en référence au psychodrame de Moreno auquel Lapassade s'est initié en 1958. C'est un livre illustré de photos retravaillées, en noir et blanc.
Le 16/12/2010 3 h 24
Dernières nouvelles de la plateforme : en psychosocio, le forum autogestion ouvert par Luca n'attire pas. Par contre échanges intéressants dans le forum de la séquence des fondateurs entre A., S. et R., concernant la non directivité dans une classe. Est-elle applicable dans une classe de 30, peut-il y avoir du plaisir dans un cours directif ?
Voilà le message que j'ai posté en relation avec ce débat :
Bonjour A., R. et S.,
C'est passionnant ce que vous dites. Vous devez être toutes 3 enseignantes. Moi, je ne peux parler que comme élève.
Je me rappelle de profs directifs avec lesquels on apprenait beaucoup et dont les cours nous procuraient un vif plaisir. Même encore maintenant, j'assiste régulièrement à des séances de formation "directives" militantes et il peut y avoir du savoir emmagasiné et du plaisir pris. Si j'y réfléchis, je me demande si ça ne provient pas du lien que l'enseignant a avec le savoir qu'il enseigne et du lien qu'il a avec la classe. J'ai l'impression que dans ce lien avec la classe, il peut y avoir un jeu de séduction, une sorte d'acteur avec son public comme au théâtre. J'ai du mal à préciser, mais j'ai l'impression que du coup le résultat est que le savoir reste une propriété individuelle. L'élève par le plaisir qu'il prend à entendre le prof va aimer la matière et développer avec elle un rapport particulier lié à cette expérience de séduction.
Dans les méthodes non directives j'ai l'impression qu'il y a d'autres choses en jeu, on sort du rapport individuel au savoir. On n'est plus dans un jeu de séduction individuel.
Est-ce que ça peut coller avec des classes de 30 élèves? Je n'ai pas de pratique, alors c'est difficile à dire mais est-ce qu'une classe de 30 ne peut pas être divisée en petits groupes? Est-ce qu'un enseignant a la liberté par exemple d'introduire des notes de groupes? Est-ce que ça peut être mis en oeuvre quand tout l'enseignement précédant a été basé sur du travail individuel et de compétition entre les élèves? Et puis est-ce que je ne suis pas en train de tout mélanger, non directivité et travail de groupe?
Bon, voilà, c'était juste comme ça, avec mon incompétence en la matière, mais passionnée par vos échanges.
@+
ln
Quel dommage que nous ne puissions prendre le temps, se poser un peu sur un thème et l'approfondir ensemble. Les dates de validation approchent, tout le monde commence à speeder et moi, c'est juste le moment où je commence à avoir envie de prendre mon temps.
Serait-ce un refus de l'évaluation?
Je suis entrée en formation vers le 28 octobre. Un mois et demi seulement. C'est étrange ce rapport au temps, j'ai l'impression d'y être depuis plus longtemps que ça.
Autre joli débat aussi sur le forum du journal sur la question de l'intimité, de qu'est-ce qu'on peut mettre ou pas dans un journal qui sera lu par d'autres. Quand je pense aux journaux écrits par Remi Hess, Journal des moments, de non moments, Le lycée au jour le jour, il y a beaucoup d'intime dedans et je crois même qu'un certain temps a été attendu pour qu'ils soient diffusés et que certaines parties ont été enlevées. Maintenant, je pense qu'il a gardé les originaux.
Sur le journal de lecture : en fait je me rends compte que ce n'est pas un journal de lecture que je tiens. Mais un journal de ma formation et là forcement on rentre dans l'intime.
Bon, ça fait une heure que je m'interroge, il est temps de passer à Lapassade.
Hélène M.