Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Le 30/11/10 5 h 49 Gluck, Orphée et Euridice
Lecture de la séquence 2 : Le Journal et son évolution
La première partie de cette séquence retrace l'histoire de l'utilisation du mot journal. Si les premières définitions de ce mot se retrouvent en 1340, les journaux intimes ou littéraires n'apparaissent qu'au XVIIIème siècle.
Pour différencier l'écrivain d'un journal personnel de celui qui écrit dans la presse, le mot diariste est utilisé. C'est un néologisme créé par Michèle LELEU en 1952.
Au niveau épistémologique, il y a des débats sur le caractère scientifique du journal comme outil de recherche. Wilheim Dilthey (1) différencie les sciences de la nature des sciences de l'homme et dans ces dernières, le ressenti de l'expérience est un élément à prendre en considération.
Les sociologues positivistes (2) jugent le journal subjectif mais Remi Hess leur répond que ce n'est qu'un outil de recueil de données. « En matière de journal, la science se trouve dans le rapport adéquat que l'on construit à cette technique de recueil de données. Et une dimension de ce rapport se trouve dans la distance que l'on construit au journal, lors de la relecture, et à l'exploitation que l'on fait des données recueillies dans des écrits plus élaborés».
Une autre critique, celle des structuralistes (3) qui s'oppose à la tradition herméneutique.
Le journal permet d'aborder la complexité du sujet et de l'objet. Il s'inscrit dans une démarche anthropologique et sociologique par une approche qualitative d'un sujet.
Il permet à son auteur de se construire en tant que sujet face aux contraintes sociales et de rassembler une somme de matériaux bruts.
Sur l'autobiographie, Henri LEFEVBRE, dans La somme et le reste, précise que de raconter sa vie dans les moindres détails permet d'approcher l'universel à travers l'extrême particularité.
Le 1/12/2010 7 h 35 Gluck, Orphée et Euridice
Vite, un petit mot avant de partir au travail. Ce matin, j'ai continué le livre de Lapassade avec une première lecture sans notes du chapitre 2, Les groupes (recherche-formation-intervention), la parole sociale. C'est passionnant ! Ce livre est vraiment pratique. Il répond de plus à des questionnements que j'avais formulés sur le forum de psychosocio, sur la critique des interventions de professionnels consultant en entreprise. Bref, je suis contente et il fallait que je le pose maintenant.
J'ai peut-être une réponse aussi à mes questions sur le silence des profs.....mais ce sera pour ce soir. Là, je file.
(1) (19/11/1833 – 1/10/1911), historien, psychologue, sociologue et philosophe allemand.
(2) « Doctrine philosophique, initiée notamment par les travaux d'Auguste Comte, qui considère que la science doit avoir comme objectif l'observation des faits et la description des régularités qui caractérisent ces faits » lexique de sociologie, Dalloz, Paris, 2005, p198.
(3) « courant de pensée qui s'est développé dans les années 40 et 50. (....) Le structuralisme apparaît comme une méthode générale qui privilégie les aspects synchroniques des systèmes et qui cherche à en produire une formalisation. »
Lexique de sociologie, Dalloz, Paris, 2005, p 254.
Hélène M.