Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
20 h 18 Schubert, piano trio
J'avais oublié de dire... j'ai pris une RTT aujourd'hui. Il faut en profiter avant qu'on nous les enlève vu que notre convention collective est en re-négociation qui risque fort de tourner en pas de négociation du tout. On parle de nous supprimer les RTT et autres avantages.
Bref, j'ai pris une journée pour essayer de rattraper mon retard. Je suis lente trop lente ! J'ai donc travaillé un peu sur Rousseau, mais je n'en suis pas fière, pas assez de travail, il faut que je m'y remette, que je trouve d'autres textes à lire. J'ai l'Émile mais il est écrit en tout petit, et puis ai-je vraiment le temps?
Sinon, j'ai lu la séquence 3 de Discours et construction du sens. Cet enseignement est vraiment bien fait, les séquences sont bien construites. Il y était question de l'appareil formel d'énonciation, des places, du jeu qui se joue entre le je-tu/il. C'était passionnant. Par exemple, le fait que le tu, celui à qui on s'adresse soit le non-je. J'ai pensé à la dialectique, à la singularité qui n'existe que par rapport à la particularité et à l'universel. J'ai tenté de retrouver dans le forum du groupe de journal celle qui avait écrit un texte dessus auquel je n'avais rien compris sur le moment. Mais L. et E. ont déjà beaucoup écrit et je ne l'ai pas retrouvé. Je chercherai encore...
Je n'ai pas mis de message sur les forums de Rousseau et de Discours. Il y a tellement de monde sur ces forums, je m'y perds. Je ne sais pas pourquoi les petits groupes ne sont pas systématisés. Et puis je n'arrive pas à interagir lorsqu'il y a trop de monde, trop de messages.
Et puis je ne sais pas dialoguer par internet. Mon écriture est soit trop violente, soit sans aucun intérêt. A l'oral c'est différent, j'adore ça. Et puis c'est compliqué, juste retransmettre ce que j'ai (je viens de remplacer le on par je...) compris du cours, alors qu'il y a déjà 10 messages qui le font, c'est répétitif. C'est utile pour moi d'écrire ce que je retiens, je fais mon miel. Mais pour les autres c'est lassant ! Je suis partagée sur ces forums. D'un côté je trouve ça bien et d'un autre non.
J'ai lu en prenant des notes la séquence deux sur le journal. Si apparemment le nom journal et son contenu n'apparait qu'au 18ème siècle, je me demande si les Confessions de Rousseau ou les Essais de Voltaire sans en avoir le nom ne sont pas des journaux.
J'ai apprécié lorsqu'il était fait mention des propos de Christine Delory-Momberger sur les écrits biographiques et notamment lorsqu'il est fait mention qu'ils permettent une construction du sujet face aux contraintes sociales. Là, j'ai pensé à l'avant-propos de Lapassade à « Groupes, Organisations, Institutions » où il parle d'instituant et d'institué. Est-ce que le journal ne redonne pas un pouvoir instituant ? En fait, c'est ce que disait Remi Hess dans la Théorie des moments? Objectiver ce qui nous objective.
Lapassade et cette séquence 2 de l'enseignement du journal me poussent de plus en plus à parler de mon travail. Je vais bien finir par y venir.
Peu à peu, j'examine pourquoi j'ai tant de réticence à en parler. J'aime mon travail mais je n'aime pas ce qu'il est devenu. Depuis 3 ans je ne prends plus de stagiaire. J'ai honte de ce qui se passe à l'hôpital, je ne pourrais pas le justifier. J'ai eu une ou deux occasions d'en partir, mais ça je ne peux pas non plus. Je suis certainement un peu prétentieuse mais je suis encore une petite barrière de protection contre une certaine forme de barbarie. Je n'ai pas le droit de lâcher, je n'ai pas envie de lâcher.
Le 27, je réfléchissais à ma pratique trop intimiste, narcissique (?) de ce journal de formation et qui pourrait ne pas correspondre à ce qui m'est demandé pour l'évaluation. Je finissais par poser que c'était le journal de ma formation. Je me rends compte que par cette affirmation je devenais pouvoir instituant, je deviens le sujet de ma formation.
Je trouve cela vraiment étrange ce silence des enseignants (sauf sur discours et construction du sens). Est-ce volontaire ? Peut-être qu'ils sont en grève? Peut-être qu'ils sont partis, qu'ils ont démissionné ?
Cette semaine il faut que je réfléchisse plus précisément au journal collectif militant que je veux tenter de mettre en place. Dans quel but ? À quoi cela peut-il servir ? Qu'est-ce que cela peut provoquer ? J'ai cette idée mais il faut la travailler. D'un autre côté, beaucoup de connaissances me manquent encore. Est-ce le bon moment?
Hélène M.