Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Dimanche 3 août 2008,
La vie construite sur la base d’arguments, corps, lignes, surfaces, forme et contenu, mouvement et repos, etc., sans cela nul ne supporterait de vivre, ce qui n’est pas démontré pour autant : parmi les conditions de la vie pourrait figurer l’erreur.
122. Le scepticisme moral dans le christianisme : cette religion a contribué à installer chez l’homme le scepticisme à tel point de ne plus pouvoir avoir la grâce et d’autres qualités des héros. Depuis, les choses ont changé et le regard porté sur cette religion permet de comprendre sa morale et de la rejeter. Il faut sauvegarder la dimension sceptique du christianisme. « Sauvons au moins leur image et leur type pour la connaissance » p 206.
123. La connaissance est plus qu’un moyen : ce besoin de la science est exprimé par tous, y compris par l’église. Mais la connaissance demeure plus qu’un moyen, cela est nouveau dans l’histoire.
124. A l’horizon de l’infini : la terre limitée pour l’historien qui s’aventure dans l’océan à la recherche de l’infini.
125. L’insensé : c’est cet homme qui sort à midi avec lanterne à la recherche de Dieu. Il rencontre ceux qui ne croient guère à Dieu. Ainsi s’engage une discussion sur le vide créée par cette disparition. Dieu est mort, leurs meurtriers ont tué le plus meurtrier. Que va-t-il se passer. Nietzsche affirme qu’une telle action, le meurtre, ne sera pas entendue et comprise qu’ultérieurement. Pourquoi garder les édifices où se cachait Dieu, alors que maintenant il est mort ?!
126. Explication mystique : « Les explications mystiques passent pour profondes : la vérité est qu’elles ne sont pas même superficielles » p 210.
127. L’effet ultérieur de la plus ancienne religiosité (à relire avant d’écrire). Il s’agit de la volonté. La question de cause à effet. Tout ce qui agit est volonté. Il suffit de vouloir pour agir. Croyance mécanique ancrée avant la mécanique. L’auteur dit que Schopenhauer a succombé à cette simplification sans la moindre analyse.
« A Schopenhauer, j’oppose les thèses suivantes : premièrement, pour que la volonté naisse, une représentation de plaisir et du déplaisir est nécessaire. Deuxièmement qu’une excitation puisse être ressentie comme plaisir ou déplaisir, revient à une interprétation de l’intellect qui, dans la plupart des cas sans doute, nous travaille en cela de façon inconsciente ; la même excitation peut être interprétée en tant que plaisir ou déplaisir. Troisièmement, ce n’est que chez les êtres intellectuels que se produit le plaisir, le déplaisir et la volonté ; l’immense majorité des organismes n’a rien de tout ceci » p 212.
128. Valeur de la prière : La prière a été créée pour un certain type d’hommes, les sages. Quant aux autres, elle n’est que rituel sans intérêt (les insensés).
129. Les conditions de Dieu : Dieu subsiste pour les sages, mais aussi pour les insensés : Luther quant aux premiers et Nietzsche pour les seconds.
130. Une résolution dangereuse : « La résolution chrétienne de considérer le monde comme laid et mauvais a rendu le monde laid et mauvais » p 214.
131. Christianisme et suicide : Le désir de suicide comme puissant levier : le martyre et l’ascète.
132. C’est le goût qui décide contre le christianisme.
133. Principe : l’hypothèse inéluctable pour l’humanité est plus puissante que la chose non-vraie du christianisme.
134. Les pessimistes en tant que victimes : L’auteur décèle un lien avec la diététique : Le riz dans la propagation du bouddhisme, l’alcool en Europe au Moyen-Age et les mauvaises odeurs des poêles et des caves germaniques.
135. Origine du péché : Il est d’origine juive imposé au christianisme. Le péché est une offense à sa majesté divine. Il n’a aucun lien avec l’humanité. « Le péché est un crime contre Dieu et pas contre l’humanité. Ce sentiment de péché est étranger aux Grecs ».
136. Le peuple élu : les Juifs sont comparés à l’aristocratie française de l’époque de Louis XIV. Elle est montée tellement haut et méprisée tout ce qui en dessous, elle a méprisé l’homme comme le font les Juifs.
137. En parabole : Le Christ est né dans le paysage de Judée. Paysage sombre et sublime nuée d’orage de la colère de Jéhovah. Rayon de soleil, arc-en-ciel, et non pas ailleurs où le soleil est banalité.
138. L’erreur du Christ : prétendre que la souffrance est due au péché. Cette erreur a été consacrée en « vérité ».
139. Couleur des passions : Le mauvais regard sur les passions chez les religieux chrétiens et juifs et à l’opposé la vénération de ces passions chez les Grecs.
140. Trop juif : L’amour et la justice ne vont pas ensemble. Dieu voulait faire les deux parce qu’il est en tant que juif.
141. Trop oriental : Dieu n’aime que ceux qui croient en lui. Ceci n’est qu’un volet de fragment.
142. Encensements : Il ne faut pas flatter son bienfaiteur, disait Bouddha. Cela pourrait purifier l’église chrétienne.
143. De la plus grande utilité du polythéisme. En effet, le polythéisme permet la multiplication des normes. Pour des hommes différents des dieux différents contrairement au monothéisme qui impose les mêmes normes à tous. Reste un bémol en lien avec l’humanisation de Dieu et de la nature. Cela, l’auteur l’a déjà traité auparavant.
C’est la deuxième fois que j’oublie la date d’aujourd’hui. Pourquoi ? Inconsciemment, ce que j’écris dans ce journal ne relève pas de l’écriture diaristique, mais d’un travail long et continu d’ordre philosophique. Ceci pose la question du temps et du quotidien par rapport à la méditation et à la sagesse qui exige la simplicité profonde.
Benyounès Bellagnech
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