Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Samedi 2 août 2008,
Le livre deuxième comme le livre premier traite de thèmes différents, évoque au début la femme, les pulsions, l’art, la poésie et la musique, le théâtre et parfois la pensée et quelques philosophes. Chaque fragment contient une idée et un point de vue. Ce matin , je commence le livre troisième.
108. Nouvelles luttes : Dieu est mort, il faut vaincre son ombre aussi.
109. Mise en garde : ne pas considérer la nature comme organique, mécanique. Elle n’obéit à aucune loi, ni forme, et ne se limite pas au circulaire, à la droite…etc. Dans la nature, il n’y a pas de hasard, ni de loi, il n’y a que la nécessité. C’est la mise en garde contre l’humanisation et la divination de la nature qui n’est qu’un chaos. C’est aussi un vœu de naturalisation de l’homme.
« Le vivant n’est qu’un genre de ce qui est mort, et un genre fort rare » p 193. Je me demande si je ne vais utiliser cette citation en tête de mon article sur Georges Lapassade.
110. Origine de la connaissance. Pour l’intellect, ce n’est pas la vérité qui est nécessaire, mais l’erreur, la négation… car pour conserver l’espèce, il faut accepter l’erreur. C’est cette idée qui est à l’origine du postulat qui consiste à dire que l’histoire de la science est l’histoire de ses erreurs. Le génie des Eléates consiste à intégrer ce postulat dans leur vie et leur pensée.
111. Origine du caractère logique est l’illogisme. En effet, ce dernier a duré plus longtemps qu’on ne le croit. L’identique, ainsi que la substance ont joué un rôle déterminant dans la préservation de l’espèce. « Le processus des pensées et des conclusions logiques dans notre cerveau actuel répond à un processus et à une lutte d’impulsions qui par elles-mêmes sont toutes fort illogiques et iniques : l’antique mécanisme se déroule à présent en nous de façon si rapide et si dissimulée que nous ne nous apercevons jamais que du résultat de la lutte ». p 198.
112. Cause et effet : Peut-on expliquer cela ? Nietzsche dit que nous ne pouvons que décrire, nous décrire par nous-mêmes. « Un intellect capable de voir la cause et l’effet non pas à notre manière en tant que l’être arbitrairement divisé et morcelé, mais en tant que continuum, donc capable de voir le fleuve des événements, rejetterait la notion de cause et d’effet, et nierait toute conditionnalité ». p 199.
113. Pour la science des poisons : Il a fallu beaucoup de forces à la science pour se construire. Son histoire le prouve. Expériences et morts s’y sont succédées pour qu’une pensée scientifique se mette en place après une alliance avec l’art, la sagesse de la vie pratique. Ce n’est pas l’image de la science incarnée par les scientifiques aujourd’hui.
114. Ampleur de l’élément moral, décrite à partir de l’image que l’on rencontre pour la première fois et que nous essayons de la construire parce que l’on sait déjà. « Même dans le domaine de la perception sensible, il n’est d’autres expériences vécues que morales » p 200.
115. Les quatre erreurs : L’homme a été éduqué par ses erreurs : en premier lieu, il ne s’est vu qu’imparfait ; deuxièmement, il s’est attribué des qualités imaginaires ; troisièmement, il s’est senti dans la hiérarchie des êtres occuper un faux rang entre l’animal et la nature ; quatrièmement, il a inventé sans cesse de nouvelles échelles de valeurs que, pour quelque temps, il admettait comme éternelles et absolues, en sorte que telle impulsion humaine, tel état humain se trouvaient à tour de rôle au premier rang, ennoblis par cette estimation. Si l’on fait abstraction de l’effet de ces quatre erreurs, on aura fait abstraction des notions d’humanité et de dignité « humaine ».
Je dois reprendre cette idée dans mon travail sur « critique de la pédagogie du possible ».
116. L’instinct grégaire : la morale se trouve là où il y a une estimation et une hiérarchie des impulsions et des actions humaines. Groupes, société, Etat, etc. « La moralité n’est que l’instinct grégaire individuel » prophétie de Nietzsche p 201.
117. Remords grégaire : L’individu auparavant ne vivait que dans et par le groupe. La solitude était considérée comme déviance ou folie. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, d’où la modification du jugement.
118. Bienveillance : pitié du plus fort à l’égard du plus faible en vue de l’assimiler. Faible et fort sont des notions relatives.
119. Pas d’altruisme ! Il n’y a que de l’assimilation ou la fonction. Femme qui remplit les fonctions de l’homme.
120. Santé de l’âme : la maladie du corps est un autre aspect de la santé de l’âme. En fait, il faut la santé et la maladie du corps pour la santé de l’âme.
121. La vie n’est pas un argument.
Benyounès Bellagnech
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