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Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.

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Journal philosophique : vendredi 1er août

Vendredi 1er août 2008,

 

L’explication de l’écriture tardive ce matin de ce journal se trouve dans les suites de la mort de Georges Lapassade. Cette coïncidence entre le travail sur Nietzsche et le décès de Georges Lapassade me laisse un peu perplexe. Y-a-t-il un lien entre les deux ? En tout cas en ce qui me concerne oui. La preuve en est que je suis en train de l’écrire.

Dans un ouvrage lu, il n’y a pas longtemps, un auteur des sciences humaines fait le lien entre l’analyse institutionnelle et Nietzsche, il considère Lourau et Georges Lapassade comme des Nietzschéens. Je dois vérifier cela dans mon travail.

 

79. Charme de l’imperfection qui apporte une vision à ses auditeurs.

 

80. Art et Nature. De l’éloquence grecque à la musique de l’époque de l’auteur (3 pages)

 

81. Le goût hellénique. Chez Sophocle.

 

82. « L’esprit » n’est pas grec. Contrairement aux Grecs, les Français sont dégoûtés de la logique et de la simplicité. Ils en sont prisonniers, d’où leur peu d’esprit et de déraison et de facétie.

 

83. Traductions : Nietzsche parle des Français qui ont beaucoup traduit les Romains et ces derniers avaient une particularité : Ils traduisaient les anciens sans archéologie et sans sens historique, en se réappropriant tout et en le mettant au goût de leur époque.

 

84. De l’origine de la poésie. Ce fragment sur la poésie est intéressant dans la mesure où l’auteur fouille dans les origines de cet art. Il l’oppose d’abord à l’utile. C’est dans la futilité que se développe la poésie. Toutefois, il ne rejette pas complètement l’utile, d’où l’utilisation pédagogique, religieuse et même philosophique de la poésie. Finalement, il souligne la nécessité du rythme. « Sans le rythme, on n’était rien, par le rythme, on devenait presque un Dieu » pp 159-160.

 

85. Le Bien et Beau. C’est l’œuvre des poètes, de leur transfiguration et de leur vie. Ils se trouvent chez les riches et les oisifs.

 

86. Du théâtre. Le théâtre, la poésie et la pensée ne sont pas faites pour les âmes faibles comparées aux taupes par Nietzsche. C’est la culture du haschich et du bétel. « Qui nous racontera jamais l’histoire des narcotiques ! – C’est presque l’histoire de ‘la culture’, de la soi-disant culture supérieure ! » p 162.

 

87. De la vanité des artistes : Les artistes ne se montrent pas ou ne sont pas conscients de leur valeur. Ils cachent cela derrière les fresques réalisées dans des coins de maisons anciennes et abandonnées. Leur vanité les empêchent de se mettre en avant.

 

88. Le sérieux pour la vérité : A la place du sérieux, il faut comprendre l’erreur ou la gravité qui est derrière toute chose vraie saisie par l’artiste, telle la connaissance.

 

89. Maintenant et autrefois. Jadis, l’art servait à la grande fête humaine. Aujourd’hui, il est instant d’ivresse et de folie pour les pauvres êtres épuisés et malades.

 

90. Lumières et ombres : le livre et les textes des uns et autres penseurs sont différents : pour les uns, ils sont la lumière de l’éclat d’une pensée, et chez les autres, ils sont l’ombre de cet éclat.

 

91. Précaution : il s’agit de ne pas accorder de crédit à une autobiographie qu’elle soit de Platon, de Rousseau ou de Dante.

 

92. Prose et Poésie : la prose n’existe que par la guerre qu’elle mène contre la forme poétique, elle est ce que la poésie ne veut pas intégrer. Nietzsche développe cette idée en concluant que peu d’écrivains réussissent cet art de l’écriture – la prose.

 

93. Mais pourquoi écris-tu ? Dans un dialogue entre A et B, le premier dit qu’il n’a pas trouvé d’autres moyens pour se débarrasser de ses pensées, car il le faut.

 

94. Croissance posthume : Les dialogues immortels de Fontenelle passaient autrefois pour des jeux, ils sont actuellement estimés car promis par la science ! A tort ? A raison ?

 

95. Chamfort : prétexte contre les Français.

 

96. Deux orateurs : l’un exprime sa passion aisément et l’autre n’y arrive pas. Même s’il est aussi passionné que le premier, il est traduit par son discours.

 

97. Du bavardage des écrivains : Il y a plusieurs sortes de bavardages, soit par goût de formules, variations conceptuelles, sur le même thème, mots propres et formes rhétoriques, ou encore par pur plaisir du bruit des sentiments…

 

98. A la gloire de Shakespeare : Brutus ou la liberté de l’âme et son indépendance. Voilà ce que loue Nietzsche chez Shakespeare.

 

99. Les disciples de Schopenhauer : Il s’agit ici d’une attaque en règle contre Wagner. L’autre commence par comparer les civilisations et la barbarie en disant que lorsque les barbares imitent les civilisés, ils ne s’intéressent qu’à ce qui est mauvais, qu’aux vices des civilisés.  Les disciples de Schopenhauer font de même et à leur tête Wagner. L’auteur a l’air de préparer la guerre qu’il mènera plus tard contre Richard Wagner.

 

100. Apprendre à rendre hommage : « Les hommes doivent apprendre à rendre hommage autant qu’à mépriser », c’est un exercice difficile.

 

101. Voltaire : Le style de la cour interdit le langage technique. Voltaire l’avait porté à la perfection.

 

102. Un mot pour les philologues : les philologues distinguent les gros livres qui résistent au temps. L’auteur est philologue.

 

103. De la musique allemande : fragment à relire plusieurs fois en ayant un minimum de connaissance de la musique allemande de Beethoven, mais également de sa rencontre avec Goethe.

 

104. Du ton de la langue allemande. Cette langue venant de la noblesse allemande est devenue une langue militaire de mauvais goût, remarque l’auteur.

105. Les Allemands en tant qu’artistes : « C’est alors que même l’Allemand devient beau » p 185.

 

106. La musique qui intercède : « On ne saurait avoir de meilleurs disciples, dit-il, mais ce sont les plus dangereux, et il est mainte doctrine qui ne le supporterait pas » p 156.

 

107. Notre ultime reconnaissance envers la science : Le notre signifie ici soit nous autres artistes ou penseurs. A la lecture du fragment, je penche plutôt vers l’artiste. L’auteur met l’art en avant et au-dessus de tout, cela empêchera l’humain de devenir monstrueux. La reconnaissance de la science viendra de l’art.

 

Petite remarque : Ceux qui connaissent très peu Nietzsche en parlent comme s’il était un homme froid, méchant par son aspect et par ce qu’il a écrit. Le fragment que je viens de lire, ainsi que d’autres textes démontrent le contraire –la tragédie – la poésie – la musique – la danse – le fou et le rire sont très présents dans l’œuvre de Nietzsche.

 

Benyounès Bellagnech
http://lesanalyseurs.over-blog.org/

   

 

  

 

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