Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Le Journal institutionnel de circonstance
« Le doute méthodique, le ver dans le fruit des certitudes morales ou militantes : c’est pour cela qu’est fait le journal, encore que ce support permette d’autres allures textuelles. Le journal est le hors-texte de tous les textes possibles, antérieurs, présents et postérieurs, y compris des textes qu’il empêche de voir le jour. Ecriture à gros risques et d’abord celui de ne pas « tenir ». Tenir le journal, comme on dit, c’est aussi « tenir le coup », supporter la vie telle qu’elle est. »[1]
René Lourau, Le journal de recherche
« Voilà donc deux techniques [le journal institutionnel et le journal de recherche]. Naturellement, il en existe d’autres, et j’espère qu’on en inventera d’autres encore ».[2]
Que de chemin parcouru depuis 1994, date de cet entretien accordé par René Lourau à Ahmed Lamihi, et publié en 2000 dans la revue Dossiers pédagogiques[3].
Depuis lors, les écritures diaristiques se sont tellement développées qu’il serait temps de les soumettre à une analyse réflexive critique.
En effet, après la publication de deux ouvrages de référence sur le journal[4], les pratiques diaristiques ne cessent de s’étendre sur plusieurs champs d’activité. Pour illustrer ce propos, je me contenterai de citer l’exemple de la pratique du journal de Remi Hess : Cet auteur très attaché à l’écriture diaristique a décidé au cours de ces dernières années de tenir au jour le jour plusieurs journaux en même temps dans le but d’élaborer des réflexions portant sur plusieurs thèmes, dégageant ainsi le processus de la construction ou de la production des idées.
Voici quelques titres de journaux : Le journal total, Le Journal des mardis de l’AI, Journal d’édition, Journal sur le maître et le disciple, notamment un Journal sur René Lourau, Journal d’intervention, Journal sur les colloques, les conférences et les soutenances de thèse, Journal domestique, journaux sur la création artistique, la peinture et la danse ainsi qu’un journal sous forme de bande dessinée.
La majorité de ces journaux n’étant pas encore été publiée, il est probablement trop tôt d’en faire un objet de recherche. Cependant, on peut désormais avancer l’idée que ces pratiques diaristiques devraient, dans un avenir proche, être théorisées en tant qu’outils et supports essentiels à la multiréférentialité des sciences sociales et humaines.
Ayant la chance de lire régulièrement ces journaux, je suis témoin privilégié de ce processus « d’invention » pour m’en tenir au terme utilisé à juste titre par René Lourau.
Ainsi et c’est dans ce contexte « d’invention » que j’ai écrit fin 1999 un journal intitulé « A la fac, du 16 novembre au 16 décembre 1999 », journal interrompu volontairement sans que j’en sache à l’époque les raisons de cette interruption.
Après avoir effectué une recherche en m’appuyant sur les travaux cités ci-dessus et après une longue réflexion, je me suis interrogé sur la catégorie dans laquelle je pourrais classer ce journal de 50 pages manuscrites. Certes, c’est un journal ethnographique ayant pour sujet le département des sciences de l’éducation à l’université de Paris 8. Il est également un journal institutionnel, car il décrit un conflit, survenu à un moment donné, ouvrant ainsi la voie à des écrits et à des propos interprétatifs de la situation, selon les places et les positionnements des différents acteurs au sein de l’institution universitaire. Ce journal est à la fois ethnographique et institutionnel, sans l’être vraiment, car d’une part, il ne vise pas une description au jour le jour et ce pendant une longue période de la vie universitaire ; et d’autre part, il ne traite pas de tout ce qui relève du fonctionnement de l’institution, des pouvoirs, de l’administration, des représentations, des acteurs, des usagers-consommateurs, etc. Bref, il ne traite pas de l’ensemble de l’institué. Néanmoins, ces paramètres demeurent présents d’une manière allusive et non exhaustive. C’est pour toutes ces raisons que je le qualifie de journal institutionnel de circonstance.
Pour ce qui est de l’institutionnel, je renvoie le lecteur à l’entretien sus-cité de René Lourau dans lequel il développe la définition du journal institutionnel en s’appuyant notamment sur Le lycée au jour le jour de Remi Hess[5].
Quant à la notion de circonstance, ce terme signifie en latin « se tenir autour » ou exposer un fait jusque dans ses moindres circonstances ou détails. Ces définitions ne rendant pas compte entièrement de l’usage qui est fait de l’expression, je me suis rabattu sur l’Encyclopédie Universalis, qui, à son tour, se contente de rapporter des textes et des phrases où le terme « circonstance » est utilisé : « Les circonstances dans lesquelles nous sommes placés, la pression des événements, la tension de nos âmes qui lui répond, ont, parmi d’autres effets, l’effet de nous faire sentir de plus en plus énergiquement notre intime participation à une existence plus grande que la nôtre, qui est celle de la France »[6]. On peut comprendre cette explication du point de vue implicationnel. Cependant, cela n’explique que partiellement la notion de circonstance. Le même Valéry écrit par ailleurs : « Rien ne m’a plus frappé que l’aptitude des vivants à s’accommoder et à se donner les formes qui conviennent aux circonstances »[7]. De son côté, Mirabeau en fait presque le même usage : « Nous attendons toujours, pour exécuter, l’instant où nous sommes forcés par les circonstances »[8].
C’est dans le langage juridique que le mot circonstance est codifié : « lorsque surviennent certains faits juridiques appelés circonstances aggravantes (…) objectif- subjectif ou mixte… selon le législateur… Les circonstances aggravantes diffèrent des éléments constitutifs de l’infraction en tant que si elles disparaissent, l’infraction subsiste quand même ; par exemple, si le lien de filiation disparaît, l’infraction, le meurtre subsiste. Par contre, si un élément constitutif de l’infraction disparaît, l’infraction, elle, n’existe plus (par exemple, si les parties n’ont pas établi de contrat, l’infraction d’abus de confiance n’est plus constituée)… De circonstances atténuantes relèvent des peines réduites : il s’agit de savoir si l’octroi de circonstances atténuantes a un effet sur les peines accessoires et complémentaires… et peut être discuté en doctrine. Il prête, en pratique, à de nombreuses nuances (état de démence par exemple).[9]
Outre l’utilisation juridique de « circonstances », ce terme est aussi largement employé dans le discours politique. On parle souvent de la circonstance pour caractériser une situation exceptionnelle, une exception d’Etat ou de légalité. On évoque l’homme ou le discours de circonstance pour caractériser un événement particulier.
Du point de vue grammatical, on fait allusion à l’adjectif circonstanciel de temps, de lieu, etc. (Bordas) ou circonstanciel qui signifie selon Le Robert, détailler, préciser et exposer.
Ces différents sens auxquels renvoie la circonstance et sa multiréférentialité ne lui enlèvent en rien son caractère opérationnel notamment dans le discours institutionnel, celui-ci étant essentiellement analytique.
L’analyse de l’institution suppose la mise en lumière de son histoire (création), de son fonctionnement, de ses dispositifs, de ses acteurs, de ses objectifs, de ses moyens et de leur origine et destination, de sa gestion : administration, locaux, hiérarchie, division du travail et répartition des tâches, etc. Cependant l’analyse en général se contente souvent de relater une situation stable en apparence, c’est à dire qu’elle se limite d’une manière statique à l’institué. Par contre, l’approche dialectique essaie de montrer le processus d’institutionnalisation, qui est une dynamique permanente, même si parfois, en son sein, on a l’impression que rien ne bouge. Ainsi la circonstance, qui n’est pas l’analyseur, ne fait que montrer une situation qui est déjà là, qui se développe « en douceur », en catimini, avant d’émerger ou de surgir comme une situation conflictuelle mettant en scène des acteurs, groupes ou organisations dans le cas de l’université (labos, équipes, étudiants, profs, administrateurs, conseils, contrôles, examens, habilitation, évaluation …).
Le journal institutionnel de circonstance nous renseigne sur les dates d’inscription, de soutenance, de validation et d’annonce de résultat. Bien qu’il date de l’après rentrée universitaire (16 novembre), jusque là rien d’anormal : nous sommes dans l’habitus, sauf que cette fois-ci un fait déclencheur surgit, à savoir l’invalidation de deux mémoires soutenus sous la direction de René Lourau et de Guy Berger, deux professeurs figurant parmi les fondateurs du département des sciences de l’éducation de l’université de Paris 8, et partant à la retraite. L’invalidation du DEA ne signifie pas seulement une baisse de la mention, ni un refus d’inscription en doctorat, mais elle vise également la remise en question de la pratique, de la qualité pédagogique des professeurs, sans parler de la mise en cause de leur légitimité. Cette invalidation a tout naturellement déclenché et suscité des débats, des dénonciations écrites ou orales. C’est ainsi que certains séminaires se sont transformés en assemblées générales d’analyse généralisée et d’action revendiquant la transparence et la consultation des étudiants et de leur représentation.
Les faits rapportés par le journal attestent du mouvement occasionné par cet acte d’invalidation déclencheur. Les actions menées ne visaient pas uniquement les invalideurs, mais elles ont été à l’origine d’une série d’interrogations : pourquoi invalide-t-on tel professeur et pas tel autre ? Qui vise-t-on par cette procédure ? Une équipe de recherche, un laboratoire, un courant de pensée… Dans quel contexte cela est-il intervenu ? – Je parle du local, à savoir le département des sciences de l’éducation de l’université de Paris 8, mais je n’oublie pas le contexte plus large qui est celui de l’université française en général – ce qui a fait dire à certains, que non seulement Paris 8 tend à la « normalisation ». Ce département des sciences de l’éducation, comparé à d’autres départements, est allé encore plus loin en mettant en place des dispositifs d’invalidation, d’exclusion et de contrôle, sources de tensions et de conflits parfois assez violents, et d’exclusions implicites d’étudiants et notamment d’étudiants étrangers.
La lutte des places, les ambitions, la chefferie, la haine, la jalousie, la malhonnêteté intellectuelle et l’absence d’un vrai débat serein, sont la preuve éclatante de ce constat.
René Lourau, lequel a fait l’objet, au début de sa carrière universitaire, d’attaque et de tentative d’exclusion, connaissait bien le sujet et avait écrit : « Tant que demeure et se renforce l’institution universitaire, basée sur les trois piliers des habilitations, des nominations et des validations, le pouvoir intellectuel maintient la séparation entre savoir institué et savoir social. L’ouverture des portes à l’ensemble de la population, autrement dit la généralisation de l’enseignement dit « supérieur », le prolongement de l’école universelle bien au-delà de l’enseignement primaire, tout cela ne constitue pas une « démocratisation » du capital culturel, mais un processus de destruction de l’université de classe. C’est bien parce qu’elle en est consciente que la classe dominante, par l’intermédiaire de ses intellectuels, évoque à propos d’une telle perspective l’utopie, l’anarchie, le désordre ». [10]
De son côté, Georges Lapassade, dans Procès de l’université, a tenté de démystifier la soi-disant tendance au scientisme de l’université.[11]
Le journal institutionnel de circonstance est un texte diaristique impliqué, voire même surimpliqué, du fait que son auteur se trouve pris dans une situation inattendue et imprévisible. En tout cas et en ce qui me concerne, lorsque j’ai écrit ce journal, je ne savais pas, au départ, que j’allais le tenir au jour le jour pendant un mois. Ma présence à la fac tous les jours relevait plus de la contrainte que de l’obligation. Etant moi-même confronté au problème d’inscription administrative, qui était dû au retard de l’administration pédagogique, je me suis trouvé confronté à ces deux administrations et ce fut pour moi l’occasion de relater le vécu individuel, mais également collectif des tensions et de leurs conséquences psychologiques et sociales à l’intérieur et à l’extérieur de l’institution.
L’écriture de ce journal m’a permis de faire de l’observation participante que Georges Lapassade aurait qualifié d’immersion[12], autrement dit d’une participation de l’intérieur à l’événement – circonstance. Dans le même temps, je prenais des notes sur ce qui se passait (les actes, les écrits et les dires des acteurs), tout en décrivant ce qui m’arrivait personnellement.
Dans ce journal, je ne me suis pas contenté de décrire le vécu - le mien et celui des autres dans le cadre de l’institution – mais je me suis même permis de tenter une analyse sous forme de conclusion provisoire : en voici l’extrait de mon journal
[« Il faut considérer que la science n’est pas entièrement trouvée, ni ne peut jamais entièrement l’être, et qu’elle doit comme telle être perpétuellement recherchée »[13].]
J’ai choisi cette citation datée du début du 19ème siècle pour inciter à la réflexion ceux qui ne cessent d’agiter le drapeau scientiste, pour se permettre tous les abus inimaginables au nom de la sacrée sainte « science ».
En effet, ce phénomène de plus en plus répandu chez beaucoup de profs cache mal les vrais enjeux de l’université, qui sont d’ordre politico-idéologique.
Ce que nous vivons dans la fac depuis la rentrée ne relève pas seulement du niveau scientifique ou prétendu comme tel, mais il s’agit bel et bien d’une crise profonde qui traverse l’université. Les symptômes de cette crise, au sein de la fac et de l’UFR des sciences de l’éducation particulièrement, sont nombreux. Je me contente d’en citer certains qui se sont exprimés ces derniers jours : le mal vivre, le mal être, l’humiliation, la sélection, la distillation, l’exclusion, la maltraitance institutionnelle, l’abus de pouvoir, le dysfonctionnement entre les instances représentatives des acteurs de l’université ou non, le pouvoir décisionnel de l’administration, les contradictions entre l’esprit du texte légiférant et les méthodes abusives des pratiques, l’arbitraire, l’absence de consultation, l’autoritarisme et la contrainte… et j’en passe.
Ceux qui souffrent de cette situation, comme dans n’importe quelle crise, sont les plus vulnérables. Ce sont les étudiants non privilégiés, étrangers, salariés, chômeurs en formation et autres précaires…
La question de la liberté aussi bien des professeurs que des étudiants est très affectée par cette situation.
Des travaux et des recherches menés pendant des dizaines d’années par d’éminents professeurs, fondateurs de l’esprit vincennois se voient juger et disqualifiés par des signatures et des contre-signatures de toute part.
Le courant de la pensée critique de l’Analyse institutionnelle est l’un des plus visés par cette offensive bureaucratique et scientiste : menace de la disparition du séminaire de l’AI à travers son exil forcé « dans les choux » de la rue d’Amiens et l’incertitude de sa continuité pendant le deuxième semestre, l’invalidation des travaux effectués sous la direction des institutionnalistes, la privation de salle de cours…
Je pense que la situation est très critique. Il faut lever le voile sur les vrais enjeux et les contradictions qui sous-tendent cette situation.
Les institutionnalistes ont la capacité et la possibilité de s’atteler à cette tâche.[14]
Cette conclusion tentait une analyse en termes généraux d’une situation locale et particulière. Depuis lors et grâce à l’action des étudiants, on a assisté à une apparente amélioration des conditions de préparation du DEA en sciences de l’éducation. Les professeurs ont finalement accepté que les étudiants soient représentés dans certaines réunions de professeurs et d’alléger le contrôle continu, en supprimant un devoir sur deux (TC1 et TC2). Je dis : « seulement en apparence », car les pratiques d’invalidation se sont renforcées et des étudiants se sont trouvés avec des mentions abaissées, selon la tête du client et de son directeur de recherche. Ces étudiants se sont vus interdire l’accès à une inscription en thèse. Le pire, c’est qu’on a installé une commission de contrôle des travaux des étudiants, dont le rôle habituel réside dans le fait d’essayer de racheter et de sauver l’année de l’étudiant. La dite commission joue le rôle opposé, c’est-à-dire qu’elle abaisse la mention et dans ce cas, l’étudiant se trouve interdit d’accès au doctorat, ce qui est une régression par rapport à ce qui se fait ailleurs. On a même assisté à une tentative de déshabilitation d’un professeur. Si l’on utilise le langage juridique, on peut dire que ce qui devrait être une circonstance atténuante s’est transformée en circonstance aggravante de la situation des sciences de l’éducation à Paris 8. Le vent des nouveaux réactionnaires – pour reprendre le concept de Daniel Lindenberg - ne souffle pas seulement sur le monde intellectuel, mais il revient en force dans le milieu de l’éducation, une telle tendance mérite une recherche plus approfondie.
Par ailleurs, le courant de l’Analyse institutionnelle, qui a été particulièrement attaqué, a connu, à l’issue de ces événements, une période de conflit, qui s’est soldée par un clivage entre deux tendances, largement analysés dans L’Analyse institutionnelle hier et aujourd’hui [15] et dans d’autres documents publiés ou non encore rendus publics et à plusieurs reprises, notamment lors du colloque organisé à Paris 8 par ce même courant en juin 2002, sous le titre Cinquante ans d’Analyse institutionnelle en hommage à Georges Lapassade.
Pour conclure, j’insiste sur l’intérêt du journal institutionnel de circonstance, en tant qu’outil permettant au chercheur d’analyser une situation particulière dans la vie d’une institution. Des journaux de conflit interne à l’institution, de guerre, de détention, de divorce, d’événement imprévisible, etc. peuvent s’inscrire dans le cadre du journal de circonstance.
Benyounès Bellagnech
http://lesanalyseurs.over-blog.org/
in Les IrrAIductibles n°3 Ecritures diaristiques
[1] René Lourau, Le journal de recherche, matériaux pour une théorie de l’implication, Paris, Méridiens Klincksieck, coll « Analyse institutionnelle », 1988, p. 88-89.
[2] Entretien entre René Lourau et Ahmed Lamihi, Rue de la Louvière, in Dossiers pédagogiques, n°8, 2000, p. 9.
[3] Entretien entre René Lourau et Ahmed Lamihi, Rue de la Louvière, in Dossiers pédagogiques, n°8, 2000, pp. 5-9.
[4] René Lourau, Le journal de recherche, matériaux pour une théorie de l’implication, Paris, Méridiens Klincksieck, 1988. et Remi Hess, La pratique du journal, l’enquête au quotidien, Paris, Anthropos, 1997.
[5] Remi Hess, Le lycée au jour le jour, ethnographie d’un établissement, coll. « Analyse institutionnelle », Paris, Méridiens Klincksieck, 1989.
[6] Valéry, Regards sur le monde actuel, Pensée et arts français, p.176.
[7] Valéry, Variétés IV, Discours en l’honneur de Goethe, p. 104.
[8] Mirabeau, Collection, tome IV, p.70.
[9] Encyclopaedia Universalis, Thesaurus-Index, AD, p. 729.
[10] René Lourau, Le Lapsus des intellectuels, Toulouse, Privat, 1981, p. 73.
[11] Georges Lapassade, Procès de l’université, institution de classe, Paris, Belfond, coll « J’accuse »,1969.
[12] Georges Lapassade, Observation participante, in Vocabulaire de psychosociologie, Erès Editions.
[13] Wilhelm Von Humboldt, Sur l’organisation interne et externe des établissements scientifiques supérieurs à Berlin, Traduit Par André Laks, d’après le texte des Gesammelte Schriften, Königlich-Preussische Akademie der Wissenschaften, Politische Denkschriften, I, Berlin, 1903, pp. 250-260. Article publié in Philosophies de l’Université, l’idéalisme allemand et la question de l’université, Paris, Payot, 1979
[14] Benyounès, A la fac, du 16 novembre au 16 décembre 1999, Journal manuscrit. Il est à noter que ce journal a été probablement le dernier journal manuscrit lu par René Lourau avant sa mort.
[15] Rezki Assous, L’analyse institutionnelle hier et aujourd’hui, Paris, Editions AISF, Coll « Transductions », 2002. A noter que ce groupe a déjà publié le numéro 1 (juin- juillet 2002 )et le numéro 2 (décembre 2002) de la revue Les IrrAIductibles