Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Chapitre 6 :
Des mots de l’analyse institutionnelle
On a vu que l'analyse institutionnelle (AI) trouve son origine en France dans les années 1940, sur le terrain de la psychothérapie et de la psychiatrie. Des psychiatres ou psychologues (F. Tosquelles, notamment, suivi par J. Oury et F. Guattari), réfléchissent dans les années 1950 sur le groupe et l'établissement comme instances essentielles à travailler pour aider les malades mentaux à se reconstruire une transversalité (ensemble des appartenances institutionnelles d'un sujet ou d'une institution). Dans les années 1960, ce mouvement de la psychothérapie institutionnelle s'étend à la pédagogie en rencontrant la pédagogie Freinet (R. Fonvieille et F. Oury), à la philosophie (Sartre, Castoriadis), puis à l'intervention psychosociologique et sociologique (Lapassade, Lourau). Aujourd'hui, l'Ai se pratique dans de multiples directions. Un moyen d'approcher l'Ai est de se confronter à ses mots. Ceux-ci sont nombreux. Un premier lexique a été publié dès 1978 (1). Nous voudrions ici, à côté des mots clé, introduire quelques nouvelles notions. Nous définissons les mots suivants : analyse interne, analyseur, autogestion, champ, congruence, continuum, découverte de soi, dialectique de l'institution, équivalence, expérience, groupe, herméneutique, implication, instituant, institution, interculturel, intervention, mit-einander-Sein, organisation, phénoménologie, transversalité, virtuel.
(95) - R. Hess, Centre et périphérie, 2 éd. Paris, Anthropos, 2001.
Mis en ligne par Benyounès et Bernadette Bellagnech
http://lesanalyseurs.over-blog.org