Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Introduction
(suite)
L’environnement dans lequel j’évolue ainsi que les individus avec qui je partage mes moments sont sujets à transformer mes réflexions, à m’apporter des connaissances supplémentaires. Le cycle de vie est en évolution perpétuelle car il est continuellement confronté à des éléments extérieurs qui modifient chaque personne dans leur être : leurs comportement, personnalité et acte. C’est pourquoi, tout en racontant deux histoires de vie comme la mienne et celle d’Henri Lefebvre, je mets en évidence, ce que signifie apprendre. La confrontation aux savoirs s’effectue constamment, elle peut être volontaire comme obligatoire. Finalement, apprendre se présente dans tous les actes de la vie, que ce soit d’une manière active ou passive en effectuant chaque jour les gestes routiniers.
L’environnement crée un contexte spécifique, dans lequel différents types de savoirs seront indispensables. Il transforme alors le sens de l’apprentissage et détermine l'expérience acquise. L’humanité a une histoire, et c’est dans cette reconnaissance du savoir construit au cours de cette histoire qu’apprendre s’effectue déjà, à partir du savoir acquis par les générations précédentes. L’avancée du savoir scientifique, artistique et technique est de plus en plus rapide car elle est la somme des interventions des membres d’une société. Il serait utopique de penser qu’un apprentissage puisse s’exercer indépendamment de tout élément extérieur à soi. Donc, penser la formation c’est la saisir comme un moment d’acceptation à entrer dans l’apprentissage et se laisser pénétrer par de nouvelles connaissances. Le groupe aussi apporte sa part de formation pour chaque membre. L’émulation des membres tend à développer l’Idée du groupe qui génère la cohésion et l’envie de réaliser une « oeuvre ».
Dans cette introduction, il me semble important de déterminer les raisons pour lesquelles j’ai écrit ces deux biographies. L’importance est de prouver que chaque situation de la vie demande aussi d’entrer dans un apprentissage pour combler la part d’inconnu. Il faut connaître afin de poursuivre son avancée dans la vie. Apprendre de la vie, c’est construire son expérience. C’est dans l’accumulation de différentes expériences que la sagesse surgit. C’est tenter d’entrer en contact avec la connaissance ultime, pour passer de la condition d’homme inachevé, à celle d’Homme total.
Cette recherche se base, principalement, sur Henri Lefebvre en tant que précurseur de l’éducation tout au long de la vie. Or, dans cette seconde partie, je souhaite aussi m’inscrire dans ce paradigme. En effet, je considère que nous sommes tous installés dans cette forme d’éducation même si certains ne le perçoivent pas toujours. Ainsi, le choix de me raconter, apporte par mon vécu, un éclairage quant au sens de mon engagement. Puis, dans cette seconde biographie, l’histoire de vie d’H. Lefebvre montre le sens qu’il a donné à sa vie afin de faire émerger une réponse sur sa manière d’apprendre par soi-même et avec les Autres.
Sandrine Deulceux
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