Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Le 24/11/2010 17 h 53
En psychosociologie, j'ai travaillé ce matin sur la séquence 3.
Lecture de la séquence 3 : trois concepts, groupe-organisation-institution
Ces concepts ont été étudiés notamment par Lapassade et Jacques Ardoino.
1) Le groupe
Peut se définir comme un ensemble de personnes interdépendantes. Pour Kurt Lewin, le groupe est une entité en elle-même alors que pour Sartre, elle n'est jamais achevée.
Il existe des groupes : - de formation ou T-Group qui ont pour objet d'apprendre en expérimentant la dynamique de groupe (Cf. Kurt Lewin), - de travail qui se réunissent pour effectuer une tâche commune et établissent à cette fin une organisation, des procédures, une distribution des rôles, - sociaux réels qui peuvent être divisés en groupe sujet et groupe objet (cf. Sartre et Guattari).
Guattari s'intéressera particulièrement à la question de la transversalité c'est à dire à ce qui permet au groupe de sortir de son objectivation et notamment par ce que chacun des membres apporte, partage avec les autres créant ainsi des liens indépendants de la situation/institution qui a créé le groupe. G. Weigand et R. Hess relieront la question de la transversalité à l'herméneutique créatrice d'une dynamique de groupe particulière où chacun peut apporter sa part à la construction du savoir.
2) L'organisation
C'est une collectivité instituée en vue d'objectifs définis. Elle présente des réseaux, des statuts, des rôles. L'organisation, c'est aussi une action.
L'organisation est apparue avec les grandes entreprises industrielles et leur structuration. Elle se caractérise souvent par une séparation entre la production et son organisation, par la bureaucratisation.
Parallèlement aux organisations « instituées » peuvent se développer des organisations informelles étudiées notamment par Mayo.
3) L'institution
Comme pour l'organisation, recouvre deux dimensions, l'acte et son résultat. Instituer c'est faire entrer dans la culture.
La sociologie de Durkheim a étudié les Institutions sociales telle que le langage, la parenté...
Les institutions apparaissent lorsqu'il y a prise de conscience par un groupe de se réguler, apparaissent alors des règles qui, si elles sont adéquates, sont adoptées par le groupe. Parfois les institutions sont décrétées (législation). Pour certains la création d'institution correspond au principe d'inachèvement de l'homme et son besoin de marquer les étapes de la vie.
Castoriadis pense que les institutions sont toujours en retard sur la société et qu'elles doivent être régulièrement brisées par des révolutions. Marx voyait dans les institutions la source de l'aliénation.
J'ai beaucoup de mal à me satisfaire de la lecture du cours. Je n'en ai pas assez. Du coup, j'ai profité de mon heure de repas pour lire le livre de Lapassade et Lourau, « Clefs pour la sociologie » dont le chapitre 3 est consacré aux groupes, organisations et institutions.
Cependant, j'ai du mal à accepter de ne pas lire les parties qui précèdent. Alors, je vais travailler dans l'ordre et avec l'urgence en commençant par la première partie de la dynamique des groupes restreints d'Anzieu et Martin.
Le chapitre premier parle du concept de groupe.
Les auteurs retracent dans un premier temps les origines du mot groupe et son apparition tardive dans la langue française. Ainsi, c'est seulement à partir du 18ème siècle qu'il désignera une réunion de personne.
Il est souligné que les personnes ont une réticence à penser le groupe de manière positive (référence à une enquête menée en 1961 par l'Association Française pour l'Accroissement de la Productivité).
Certaines réticences sont d'ordre :
- psychologiques, le groupe serait en concurrence avec l'amour propre de la personne, mais serait aussi un obstacle à sa communication directe, privilégiée avec un leader ;
- elles seraient également sociologiques. Ainsi, dans certains groupes, il n'y a pas chez les participants une nécessité de se différencier du groupe (famille, clan, tribu, village). On y entre en général par naissance, ce sont des groupes le plus souvent fermés en rivalité avec d'autres groupes. Dans d'autres cas, c'est la méfiance des grandes organisations vis-à-vis des groupes restreints qui pourraient être amenés à les combattre.
Les auteurs évoquent ensuite les représentations sociales des groupes
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Mon travail a été interrompu par l'appel téléphonique de T., un militant vannetais.
Depuis 6 mois, nous projetons avec d'autres de créer une université populaire. T. ancien géomètre, a 56 ans. Il a pu prendre sa retraite l'année dernière et consacre une bonne partie de son temps à son activité militante. Il est très bavard, il fait du lien en permanence entre les uns et les autres. Il m'annonce qu'un doctorant en sociologie qui s'intéresse aux Universités Populaires, J. R., pourrait être de la partie. A priori, une date de première rencontre serait fixée au 18/12/2010. Nos échanges durent 1h30 et je suis incapable de me re-concentrer après sur mon travail.
Hélène M.