Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Séquence 4 : Johann Friedrich Herbart (1776-1841)
C'est donc un contemporain de Schleiermacher et de Pestalozzi.
1) Vie et œuvre
Il est né à Holdenbourg qui se situe au Nord de l'Allemagne et est fils de juriste. Ayant reçu une éducation rigoriste, il devient précepteur à l'âge de 21 ans et professeur de philosophie à 28. Toute sa vie, il occupera une chaire universitaire. Il succèdera à Kant à Königsberg en 1809, grâce à l'intervention du roi Frédéric Guillaume III qui souhaitera qu'il développe les principes éducatif de Pestalozzi.
En fait, à cette chaire, il se consacrera plutôt à la pédagogie et essaie d'ouvrir une école expérimentale à côté de l'Université. Il sera à l'origine d'un mouvement pédagogique composé d’« Herbartiens » qui par leur rigidité provoqueront une vive critique et jetteront le discrédit sur la pensée d'Herbart. En fait, la pensée d'Herbart en matière pédagogique peut se diviser en deux temps, ceux d'avant 1808 nommés le « le premier Herbart », « Herbart du milieu » et ceux après 1832, « le Herbart tardif »
2) Les écrits pédagogiques d'Herbart
- Pour une philosophie pratique
Il prend ses distances face à la philosophie de Kant ce qui lui vaudra d'entrer en conflit avec son maître Fichte (qui était devenu l'ami de Pestalozzi par ailleurs). La philosophie de Kant est alors dominante, mais Herbart pense que sa pensée originelle a été détournée. Il se place à rebours d'une philosophie idéaliste et prône une philosophie pratique. Pour lui, l'être humain n'est pas un concept, mais le résultat d’interactions qu'il convient d'étudier et de pendre en considération pour construire une pédagogie dont le but est de partir du vrai pour arriver au bien, c'est à dire l'éducation morale.
Cette partie du cours est brève mais peu évidente à comprendre. J'espère ne pas faire de contresens ...
- « La représentation esthétique du monde comme principal objet de l'éducation » (1804)
Pour aboutir à une éducation morale, on ne peut transformer un être, il faut le soutenir dans son travail intérieur, pour qu'il se trouve lui-même. La méthode s’appuierait sur la question du choix en cas de conflit moral entre des intérêts divers. C'est ce choix entre ce qui est légitime, raisonnable et ce qui ne l'est pas qui serait formateur.
22h
Bien, j'ai été interrompue dans mon travail par l'arrivée de M., avec une bouteille et l'envie de causer, de la vie, de la famille, du collectif, de l'engagement, de mes études, des relations hommes-femmes et puis je lui ai parlé d'un journal collectif du collectif et elle n'a dit ni oui, ni non. Je lui ai prêté L’Arpenteur en lui disant d'y faire très attention car on avait du mal à le trouver. Elle m'a dit qu'elle le poserait à côté de son lit. M. a toujours cru que de poser un livre à côté de son lit suffisait à ce que son contenu passe, par une sorte de magie, de sa table de chevet à sa tête. Chère M.!
(…)
Je n'ai plus d'énergie pour travailler, je vais me coucher.
Hélène M.