Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Le 28/11/2010 13 h 47
Je finis le chapitre 1 de « Groupes, organisations, institutions ».
- la phase C :
Elle se situe après une période de changement dans le capitalisme avec l'arrivée de la nouvelle classe ouvrière. La gestion des entreprises, la bureaucratisation ont intégré les évolutions sociales en recherchant des formes de participation des individus. À l'intérieur des syndicats, on voit apparaître des conflits à l'intérieur même des appareils. La révolte change de visage, moindre participation. C'est dans ce contexte qu'apparait le principe de non directivité de Carl Rogers.
La suite du texte est en partie le contenu du chapitre 3. Rogers reconnaît lors d'une conférence à Harvard, qu'il ne peut enseigner à quelqu'un d'autre à enseigner. De là, il élabore sa théorie qui s'appuie sur l'expérience, le désir de celui qui doit apprendre. Pour Rogers, il n'y a pas de connaissance achevée. Rogers préconise de partir du contact avec les problèmes que doivent résoudre les personnes et qui vont entraîner leur motivation à apprendre.
L'auteur remarque que tout en étant révolutionnaire, parce qu'elle remet en question la place de l'enseignant, la démarche rogérienne s'enferme dans un certain psychologisme soit disant apolitique.
Pour Lapassade, « la véritable non -directivité éducative suppose qu'on s'élève du niveau des groupes à celui des institutions » (1). Il souligne que groupe et institution sont liés et que la véritable autogestion ne peut advenir qu'avec le dépérissement de l’État.
J'ai rédigé ce matin le compte-rendu de la dernière réunion du collectif. Cette réunion portait sur l'avenir, est-ce qu'on s'arrêtait, est qu'on continuait, pour faire quoi? Il a été constaté que ce collectif était différent du collectif retraite. Beaucoup d'anciens ne sont plus là, et les nouveaux arrivants, recrutés lors des ag de manifs expriment leur volonté de continuer à mener des actions chocs. Par ailleurs, tout le monde a conscience que le moment n'est plus le même, qu'il y a un silence des médias sur les retraites, que des actions de blocages seraient mal perçues par la population. Il y a une résistance à intégrer le calendrier institutionnel du gouvernement, des médias et des syndicats. Le groupe s'était posé comme instituant, il ne veut pas redevenir institué. Les moyens pour y échapper? Prévoir les futures réformes, se préparer à les combattre, continuer à surveiller les déplacements du député pour lui faire à chaque fois un comité d'accueil, pour qu'il ne se déplace plus en terrain conquis, faire de l'éducation populaire sur les banques en accompagnant cette réflexion par de l'agitation devant leurs sièges, dénoncer le rôle des médias, continuer l'agitation sur le marché ou devant les grandes surfaces avec des actions ludiques mais qui font réfléchir, organiser un premier mai plus dynamique que la sempiternelle kermesse de la CGT.
Le groupe ne veut pas s'arrêter, la révolte est toujours très présente, il n'y a aucune résignation.
Au niveau de la dynamique de groupe, la réunion a été assez calme, chacun a exprimé son avis successivement. On constate cependant une antipathie entre quelques membres. Les membres du NPA énervent par leur assurance, leur volonté d'imposer leur vue. De plus, ils ont annulé une action de leur propre chef sans réellement consulter le reste du collectif et des dents commencent à grincer. On sent bien chez eux des pratiques assez figées, des manières similaires de prendre la parole. Pour les personnes qui n'ont pas l'habitude de militer c'est assez énervant. Moi, j'apprécie cette diversité du groupe, ces anciens militants sont souvent agaçants mais on sait à l'avance en quoi on peut compter sur eux. Ils ont une capacité à durer qui est intéressante. Les nouveaux, eux, mettent à bas les à-priori et c'est bien aussi. J'espère beaucoup
dans ce mélange.
La prochaine réunion a été fixée à une date éloignée, le 10 décembre afin de laisser reposer un peu les idées. D'ici-là, je vais réfléchir à comment mettre en place le journal collectif.
(1) p 27
Hélène M.