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Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.

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Journal d'Hélène M., un exemple de journal de formation pour la licence en Sciences de l'éducation à l'IED de Paris 8 (16)

7/11/2010 18 h 45

 

Lecture première séquence : trois précurseurs

Dans cette première séquence trois précurseurs sont présentés. Des thèmes ressortent de ma lecture :

- une analyse du rapport à l'autre, aux autres, du fonctionnement social.

Pour Socrate le groupe/le collectif peut être aliénant ou émancipateur. Aliénant lorsqu'il est soumis à l'illusion, qu'il se soumet à des experts, à des manipulateurs ; émancipateur, lorsqu'il recherche à se dégager de l'illusion comme Socrate tente de le faire dans ses groupes pédagogiques.

Pour Rousseau, et dans ce qui nous est présenté, il y a une analyse du rapport à l'autre qui peut également avoir ces deux versants opposés en fonction de la méthodologie/la pédagogie utilisée. « L'homme est bon, mais les hommes sont méchants ».

Pour Le Bon, le rapport à l'autre est déterminé par l'inconscient collectif, du peuple auquel l'individu appartient. A l'heure où l'ancienne organisation sociale vacille et ou la classe ouvrière s'organise, ce peuple retrouve des instincts primitifs.

Fondamentalement seuls Socrate et Rousseau ont une confiance en l'être humain.

 

- Des buts différents

Pour Socrate, l'objectif est de faire en sorte que l'individu aboutisse à une connaissance de lui-même qui lui permettra d'aborder par la suite les questions selon sa propre pensée.

Rousseau a pour objectif de conserver à l'enfant ou de redonner à l'adulte sa bonté originelle.

Gustave Le Bon veut étudier les foules pour pouvoir assurer leur canalisation, leur domination.

 

- Des méthodes différentes

Socrate utilise le groupe avec une méthodologie déterminée : l'ironie de l'animateur pour faire tomber l'illusion du savoir et provoquer la crise, l'auto-analyse, l'auto-formation.

Rousseau préconise l'éducation négative, le jeune doit faire ses propres expériences et acquérir ses propres savoirs.

Le Bon ne se place pas sur un plan de méthodologie pédagogique.

Je retiens plus particulièrement la méthode de Socrate et le fait qu'il s'attache à une procédure plutôt qu'à la transmission d'un contenu.

Cela me fait penser à la définition de Ricoeur de la démocratie.

« Est démocratique, une société qui se reconnaît divisée, c’est-à-dire traversée par des contradictions d’intérêt et qui se fixe comme modalité, d’associer à parts égales, chaque citoyen dans l’expression de ces contradictions, l’analyse de ces contradictions et la mise en délibération de ces contradictions, en vue d’arriver à un arbitrage».

 

 

19 h 45

Vu qu’apparemment, il n'est pas nécessaire d'ouvrir plusieurs journaux de lecture, je continue celui-ci en passant à l'enseignement des grandes figures de la pédagogie.

Ce cours est présenté par Augustin qui nous accueille sur le forum par un texte d'une grande douceur, une invitation au voyage. Il nous propose de nous présenter sur le forum.

 

22 h 39

A part la mauvaise toux qui dure, la forme revient mais le week-end se termine et demain travail !

Hier, je suis allée à Vannes avec ma soeur venue de Paris. Nous avons manifesté le matin, il y avait encore beaucoup de monde et une bonne énergie. Nous avons suivi le détournement de manif, pratique qui commence à s'installer, une partie s'échappe du parcours syndical pour suivre un autre trajet ou mener une action. Sur ma commune nous en avons fait un et sur Vannes ils en étaient à leur troisième. C'est à mon avis une manière de dire que la contestation n'est pas une propriété syndicale, elle peut appartenir à d'autres formes d'organisation et ce d'autant plus lorsque l'action syndicale ne correspond plus à nos aspirations. Bref, nous avons suivi le mouvement, bloqué un rond point, puis sommes allés déposer un texte à la préfecture.

Le midi, déjeuner avec Bernard Friot, sociologue retraité de Paris 10, auteur de «L'enjeu des retraites ». Il semblait épuisé, venait d'aligner 3 conférences et 3 petites nuits. Il souhaiterait que nous montions des groupes départementaux qui pourraient à partir de supports que nous créerions, animer des ateliers sur la protection sociale. A l'entendre parler, cela me rappelle Raoul Marc Jennar qui faisait des conférences sur le TCE. Ces personnages sont une grande richesse pour le mouvement militant pour les savoirs qu'ils mettent à notre disposition et la disponibilité qu'ils nous accordent mais j'ai bien peur qu'ils ne comprennent rien à la vie des militants de terrain. Ils sont spécialistes d'un sujet, nous on les parcourt tous. Se concentrer sur l'un c'est abandonner tous les autres et si nous voulons animer un territoire ce n'est pas possible vu notre petit nombre. Nous courrons à travers la campagne, de campagne en campagne. Ce n'est pas satisfaisant, j'en conviens.

 

L'après midi, plus de 5 h de conférence et plus de 100 personnes dans le public. Comme si la Loi n'était pas votée.

 

Vers 20 h, nous avons quand même convenu avec Bernard et les militants vannetais de travailler sur la réalisation de films pédagogiques sur le travail, le salaire et la cotisation sociale et sur des outils d'éduc pop en prévision de 2013, année durant laquelle les réformateurs tenteront d'instaurer la retraite par points.

 

Du coup, je n'ai pas manifesté sur ma commune, mais j'ai eu quelques échos. 1000 manifestants sous une grosse pluie et une AG à la gare au cours de laquelle de nouvelles personnes se sont inscrites pour être sur la liste du collectif.

 

Ce soir, j'ai parcouru les différents journaux des étudiants précédents, mis en ligne dans différentes matière. Quelle qualité ! Ils sont tous tellement différents. J'aurais envie de tous les lire mais je n'ai malheureusement pas le temps.

4 jours de libre la semaine prochaine. Il faut que j'arrive à travailler sur mes études 8h/jour au moins pour rattraper mon retard.

 

Hélène M.

http://lesanalyseurs.over-blog.org

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