Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
5/11/2010 17 h 42
Je suis malade, fatiguée. Ce WE, je ne pourrais pas travailler sur mes études car ma sœur arrive sous peu, demain matin nous partons sur Vannes où nous allons manifester et l'après-midi
Je filme le cours de Bernard Friot sur la cotisation sociale afin de le mettre en ligne. Nous évoquerons certainement le projet de cours filmés, le montage de l'université populaire.
Il faut que j'accepte d'avoir plusieurs vies. C'est bien aussi et ça calme mon côté obsessionnel.
Mon programme à venir, passer 5 à 6 h d'affilée sur la psychosocio, les séquences 2 et 3 et commencer la lecture de la dynamique, puisque c'est le seul livre que j'ai en ma possession. Je ne peux pas m'en acheter ce mois-ci, trop de réductions de salaire dues aux grèves.
17 h 51
Malade, frustrée de ne pas pouvoir me consacrer totalement à mes études. Enfin, la semaine prochaine j'aurais 4 jours, le pied ! Ce WE je ne peux travailler pour cause de venue de ma soeur, de manif, et de cours de Bernard Friot.
Pas de retour de K. sur ma présentation, mais elle n'en a pas fait sur les autres non plus.
Il faut que je me fasse une fiche récapitulative des modes de validation de chaque matière à coller sur mes pochettes car je m'y perds un peu.
20 h 06
J'ai écrit un mail sur le forum de psychosociologie consacré au journal !
Grâce à la rédaction du mail, je me suis rendue compte que je n'avais pas parlé du contexte national qui va jouer sur la vie du groupe.
La réforme des retraites a été votée et la loi doit être promulguée. Le mouvement a été puissant et bien porté par les grèves des ouvriers des raffineries, mais ils ont maintenant repris le travail et l'intersyndicale, après avoir espacé les journées d'action, n'en a même pas fixé une nouvelle. Il y a encore ici et là des mouvements mais le silence de la presse et du gouvernement et tout le monde pousse à penser que c'est fini. Il y a demain une autre manifestation présentée unanimement comme un baroud d'honneur.
Après 6 mois de campagne, et bien que fatiguée, j'ai pas du tout envie de ce baroud d'honneur.
Pour le moment, dans le collectif, chaque mail ou presque démarre par « on n'arrête pas, on commence ».
L'expérience des collectifs me laisserait à penser que celui-ci, comme tous les précédant est éphémère. Les cantonales approchent et les membres des partis vont entrer dans une autre campagne. Les syndicalistes vont rentrer dans leurs hôpitaux, leurs écoles et leurs entreprises.
Ce que décrirais dans ce journal sera peut-être la fin du collectif!
Hélène M.
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