Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
3/11/2010 6 h 59
Quelques mots avant de me préparer pour le boulot. Pour psycho socio et discours, le travail sur la 2ème séquence à commencer....pour les autres. Je vais essayer d'y travailler un peu, dans la journée et il faut que je bosse à fond ce soir.
Il faut que je commence des bouquins sur les groupes. Il y a Lapassade, Anzieu, revoir l'animation de réunion et micropolitique des groupes.
23 h 40
Je voulais ce soir aborder la deuxième séquence du cours pour avancer et puis je me suis dis que si je voulais savoir, ce n'est pas en accumulant des informations que j'y arriverais. C'est dans l'ouvrage de Françoise Hatchuel « Savoir, apprendre, transmettre, une approche psychanalytique du rapport au savoir » que j'avais lu cela, je crois. Savoir, c'est une réorganisation totale de soi qui modifie tout notre rapport au monde. J'avais pu l'expérimenter en participant au groupe de Catherine Yelnick de Paris 10, sur une approche clinique de la relation pédagogique. Cette enseignante était très maligne. Elle nous avait fait travailler en petit groupe sur une analyse d'un entretien clinique. Le groupe s'était constitué sur un intérêt commun pour un thème (le notre la motivation à enseigner), avait du exprimer et formaliser ses à priori sur la question, élaborer une consigne, mener l'entretien, procéder à sa retranscription et à son analyse, en l'agrémentant de relations bibliographiques sur le thème. A chaque étape, chaque membre du groupe devait écrire où il en était, comment il percevait l'organisation du travail dans le groupe et sa relation avec le thème choisi. Cela a été une expérience époustouflante et chacune d'entre nous s'est trouvée complètement transformée. Le savoir ça ne s'oublie pas. Ça nous réorganise profondément.
Si je veux à nouveau revivre cela, il faut que j'en accepte le prix. Et en ce qui me concerne, il se paye en temps.
Par ailleurs, c'est le journal qui va me servir de médiateur, d'outils de transformation mais aussi la mise en relation avec une expérience vécue.
J'ai donc relu le cours et mes notes et toutes les interventions sur le forum.
J'y relève que la psychosociologie s'intéresse à la personne dans le groupe, aux groupes et institutions pour elles-mêmes, elle analyse le dispositif dans lequel travaille le groupe.
J'ai envie de relier cela à mon expérience militante de groupe, de la soumettre aux informations théoriques que je vais récolter.
Dans le cours, il est dit que la psychosociologie étudie le contexte, analyse le dispositif dans lequel travaille le groupe.
On pourrait dire que le groupe dont je vais parler vient de se constituer ou pour être plus précise, va peut-être se constituer.
Petite histoire : fin avril 2010, en réponse à l'appel d'Attac et de la fondation Copernic, un collectif pour la défense des retraites s'est constitué sur ma commune. Pour l'essentiel, ce sont des personnes venant de partis, associations et syndicats différents mais qui se connaissent bien, pour avoir déjà travaillé ensemble sur des collectifs précédents. Le monde militant est petit et encore plus dans une petite ville. Jusqu'à la dernière manif du 28/10, 8 à 12 personnes le fréquentaient régulièrement. Pour la manif du 28, et vue l'ambiance nationale, nous avions décidé en fin de manif d'appeler les manifestants à occuper le centre des impôts pour protester contre la manière dont l'Etat méprisait le mécontentement populaire. 70 personnes nous ont suivis et au bout d'une heure ½ on a tenu une AG pour décider de ce que nous ferions ensuite. Il a été décidé d'aller bloquer le centre Leclerc et nous sommes partis de ce pas. À l'arrivée, nous n'étions plus que 30, certains devant aller travailler et d'autres ayant changé d'avis. Nous avons empêché l'entrée dans le centre pendant 2h30 et puis suite à une autre AG, nous avons décidé de quitter les lieux et de nous retrouver pour une réunion le 2 novembre. J'avais pris soin de récolter les coordonnées des personnes présentes afin de constituer une liste de diffusion internet.
Si le groupe se forme, on peut peut-être situer sa constitution grâce aux deux AG, à la décision de se retrouver et au rendez-vous posé, à la constitution d'une liste. Les prémices sont là, est-ce un groupe pour autant ?
Hélène M.
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