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Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.

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Journal d'Hélène M., un exemple de journal de formation pour la licence en Sciences de l'éducation à l'IED de Paris 8 (130)

 

Gluck, Orphée et Euridice

 

 

Chapitre 4 : L'initiation pp 68-95

 

 

Après avoir précisé que toute société distingue les enfants des adultes notamment en fonction de la capacité sexuelle et productive (que dire de l'augmentation du chômage et du fait que l'entrée sur le « marché du travail » soit de plus en tardive, quelle conséquence sur la reconnaissance de la maturité aux individus? Et de la maturité politique notamment.), Lapassade expose une série de rites qui outre le fait d'en exclure les femmes et de marquer physiquement le corps présentent les caractéristiques suivantes dans leurs déroulements :

la séparation d'avec le groupe social à l'occasion d'une retraite au cours de laquelle l'alimentation est modifiée et les pratiques sexuelles exclues,

une cérémonie comportant une mise à mort et une résurrection symbolique,

· un retour à la vie sociale durant lequel l'initié doit ré-apprendre ce qu'il savait déjà et qui marque son déplacement, c'est un autre dans le même monde et le sens de la vie en est changé.

 

Lapassade expose ensuite les différentes interprétations possibles de ces faits observés. Pour les sociologues, ces rites sont des éléments d'insertion sociale. Durkheim les considère comme une forme élémentaire de la vie religieuse par laquelle l'homme, grâce au dépassement de la souffrance, montre son aptitude à faire face, à maîtriser la nature. Pour lui, c'est une école de la morale sociale. (1)

 

Van Gennep, s'inspirant de Kurt Lewin, présente l'organisation sociale comme une maison dans laquelle on passe de pièces en pièces en franchissant des portes que sont les rites. Les divisions peuvent être faites en fonction d'actes, ou de classes d'âge.

 

Les rites peuvent être classés en rites de séparation (du passé), de marge (retraite), d'agrégation (retour au monde).

 

Lapassade souligne qu'entrer dans la vie et entrer dans la vie d'adulte sont deux choses différentes et il relativise la position des sociologues qui ne reconnaissent que l'institution comme critère qualifiant. « On dit que l'initiation est le secret du groupe ; en fait c'est le secret de la vie »(2). Il pense que le rite formule la prohibition de l'enfance.

 

Pour les culturalistes, l'entrée dans le groupe est réalisée par l'éducation, par la transmission de la culture. Ils se différencient des sociologues en attribuant un sens à l'initiation, celui de l'acculturation. La société, sa culture donne du sens à la vie de l'homme.

 

Lapassade se demande si la société justement ne cache pas le sens de la vie.

 

Il expose ensuite la position des psychanalystes. Pour certains (Reik), le rite symbolise l'interdiction de désirs primitifs, l'inceste et le parricide alors que pour d'autres (Rohein), il revêt un sens psychodramatique, c'est une nouvelle naissance qui est l'expression sociale de la reconnaissance de l'inachèvement de l'homme.

 

Lapassade conclut ce chapitre par :

 

«  Le rite reste ambigu : il annonce à l'homme qu'il devient adulte, mais il lui annonce en même temps qu'il est mortel. Il lui apporte des « assurances » et il souligne la difficulté d'être. Il montre enfin que l'accès à la condition humaine est toujours marqué par l'horizon indépassable d'une négativité. L'initiation – ce premier pas – montre à l'homme que chaque pas dans la vie est un acheminement vers la mort, et qu'il faut donc, non seulement mourir à l'enfance, mais surtout assumer la mort pour accepter de vivre. » (3).

 

 

En recopiant cette citation, je me suis aperçue que certains mots ou expressions étaient en italique et je me suis demandée pourquoi. Y a-t-il une convention que je ne connais pas?

 

 

J'ai également eu l'impression d'une sorte de répétition, comme si, Lapassade, cherchait de différentes manières à se convaincre de ses propres propos. Il faut assumer la mort pour accepter de vivre. J'ai le sentiment que tout au long de son existence il a finalement fait le contraire, qu'il a assumé la vie pour accepter la mort.

 

(1) p72.

(2) p79.

(3) p95. 

 

 

Hélène M.

 

http://lesanalyseurs.over-blog.org

http://journalcommun.overblog.com/

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