Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Mes notes sur la séquence 8 du journal...
Le journal et son contexte d'écriture
Chaque diariste se construit un dispositif d'écriture matériel et psychique plus ou moins contraignant. Certains peuvent écrire partout et dans n'importe quelle condition comme Lapassade ou Remi Hess, d'autres organisent un contexte très précis comme Roland Barthes. Il semblerait que cet aménagement soit une condition essentielle de l'écriture mais aussi la ligne directrice qui sous tend l'écriture (en référence à Korczack) et l'acceptation d'un certain degré de dissociation, de réflexivité.
« Je rentre dans l'écriture comme auteur décrivant mon regard de spectateur sur la situation que je vis comme acteur ».
Le journal se différencie du récit autobiographique dans le sens où le temps écoulé entre le vécu et son écriture est réduit. Les faits, pensées relatés sont réinterprétés mais moins que dans le récit. Ce dernier réinterprète les événements, leur donne un sens en fonction de la fin de l'histoire. C'est ce que Freud nomme « l'après-coup ».
Au fur et à mesure, les supports se sont diversifiés et notamment sous l'influence des progrès technologiques. Cette question n'est pas anodine, le choix du support peut en effet avoir des conséquences sur les sensations du diariste (dispersion en cas d'utilisation de feuillets non reliés) ou sa tentation de modifier le texte original (traitement de texte qui permet de modifier l'original sans que cela se voit).
Les possibilités offertes grâce aux multimédias permettent la création de journaux composites dans lesquels se mêlent textes, photos, enregistrements audio/vidéo. Certains tentent même d'intégrer au journal des odeurs afin que tous les sens soient sollicités.
Depuis le développement d'internet, les blogs ont fait leur apparition. Perçus par certains comme un contre-pouvoir, ils affichent des contenus différents qui vont du journal intime au journal philosophique, en passant par les réflexions politiques.
Je passe à la retranscription de mes notes sur L'entrée dans la vie. Chapitre à nouveau difficile à lire par la rapidité de l'enchaînement de la pensée. Il alterne des descriptions de rites avec des raisonnements sur leur interprétation que ce soit par des ethnologues, des sociologues, des anthropologues ou des psychanalystes. Je ne suis pas sûre d'avoir tout bien compris, l'idéal serait que je travaille et retravaille ce texte mais j'ai pris la décision d'avancer. Avancer pour ne pas avoir la sensation de stagner, d'être bloquée et d'abandonner, avancer aussi car peut-être que la fin de l'ouvrage finira par me rendre plus compréhensible son début.
Je me suis interrogée également sur la manière de présenter ce chapitre, de retranscrire mes notes car souvent au cours de la lecture des questions sont apparues. Devais-je continuer à présenter ce journal en divisant le texte de mes commentaires, ou bien les intégrer pour les mettre en résonance directe avec lui.
Hélène M.
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