Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.

Publicité

Journal d'Hélène M., un exemple de journal de formation pour la licence en Sciences de l'éducation à l'IED de Paris 8 (116)

Lecture de la séquence 7 : Le journal et ses dimensions

 

 

Pour Lourau, le journal est un des outils de l'analyse de l'implication. L'implication est un concept développé par l'analyse institutionnelle. « L'analyse institutionnelle a pris conscience que l'implication de l'observateur est l'horizon indépassable de la production de connaissance ».

 

 

Pour Althabe, l'implication n'est pas subjective, elle permet justement de s'en dégager. Lourau parle lui, d'objectivation de l'implication grâce au journal et ce par l'effet Heisenberg (...à voir ce que c'est) par lequel une production se détache de son auteur pour devenir un contenu neutre, objectivable.

 

 

Pour les socioanalystes, l'implication est un des points centraux de leurs analyses. Elle met fin aux prétentions d'objectivité réellement irréalisables.

 

 

Ce jeu permanent de déplacement entre auteur/acteur/spectateur est un mouvement dialectique qui s'opère par la réflexivité. Il y a mouvement dialectique aussi car en permanence, le journal aliène, et le diariste tente de s'en désalièner. C'est un dépassement permanent qui s'opère.

 

 

La réflexivité, d'un point de vue philosophique est « un processus de décentration favorisant l'émergence d'un point de vue différent sur le monde et sur les autres » (voir réflexivité Beaudelairienne dans la position dandy). L'écriture du journal permet l'émergence de cette réflexivité par la médiation de « la rupture temporelle » qu'il crée. On se revit sans cesse.

 


L'entrée dans le journal doit se préparer, elle détermine la pratique ultérieure (Cf Korczack, à voir). Le journal est le lieu où s'affronte l'insouciance et l'emprise. Insouciance car c'est un espace de liberté, emprise car son rythme quotidien, cette tentation de raccourcir le temps entre le vécu et l'écrit peut devenir obsessionnelle mais aussi jouissive.

 

 

En opérant une conscientisation de soi, le journal ouvre paradoxalement sur le monde. « L’œuvre de l'homme c'est lui même » dit Henri Lefebvre.

 

 

Bref passage sur le lecteur de journaux.

 

 

Il y a un rapport particulier entre le diariste et l'écoulement du temps. Il essaie de poser des balises (d'arrêter le temps?) tout en se plaçant dans le continuum de la vie.

 


C'est une séquence formidable. J'ai adoré, je m'y suis totalement retrouvée. Ce mouvement permanent entre le dehors et le dedans, ce rapport particulier au temps, cette drogue qu'est le journal. Superbe, c'est superbe. J'ai envie de lire toutes les références bibliographiques. C'est époustouflant ce qu'écrire chaque jour peut signifier. C'est une révélation, c'est formidable, je suis heureuse!

 

 

Hélène M.

http://lesanalyseurs.over-blog.org

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article