Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Samedi 27 décembre 2008,
L’idéalisme moral prend la place de la religion chez l’homme moderne. Et la science?
«Un siècle de barbarie commence, et les sciences seront à son service!»p70 en 1880-81.
«Notre temps n’a pas à se croire très supérieur aux autres à cause de son goût du savoir. Chez les Grecs, tout se transforme en vie; chez nous, tout reste à l’état de connaissance»p70.
En essayant d’écrire quelques impressions sur le point 3 avant de passer au 4 du chapitre, je me suis rendu compte que j’ai omis d’écrire le titre de ce point sur l’art et même deux autres sous-titres : 2: la foule des «mal-venus» et 3: l’art moderne. Je sais bien que la lecture d’hier a été rapide, car parfois il m’arrive de me dire que ce que je suis en train de lire, c’est du déjà vu ou lu et donc qu'il n’y a pas besoin de le souligner. Ces deux Tomes de La volonté de puissance traversent toute l’œuvre de Nietzsche.
Ce passage de l’art moderne m’a un peu intrigué au début par sa critique acerbe contre l’art moderne à tel point que je me suis dit : et après cette démolition que reste-t-il de l’art? Je retiens quelques noms : Stendhal, Mérimée, Hegel et Taine…etc. Bref, c’est l’art Dionysiaque qui a la côte chez Nietzsche. Passage long et superbe qui mérite que l’on s’y attarde. Il faut que j’écoute Wagner et ensuite que je relise le cas Wagner.
4. La grande révolte de la plèbe et des esclaves.
Hors contexte : «La démocratie est une forme décadente de l’Etat»p103.
Auparavant, Nietzsche se dresse contre la religion et la démocratie. De la religion, il passe à la morale et ensuite à l’art. Cette fois-ci, il s’attaque à la démocratie et notamment à l’égoïsme et au troupeau qui sont pour lui de la même nature. Il confirme son penchant aristocratique et ascétique. Le grand esprit et la grande âme ne doivent pas se mêler à la populace. Haïr le socialisme faux espoir (naïf) à l’égalité et faillite intellectuelle. Il s’attaque également à la forme montante du capitalisme. Il vénère l’artisan et le propriétaire individuel fier de ce qu’il fait et de ce qu’il possède.
5. Les points forts du 19ème siècle.
Considérer la morale comme maladie et être moraliste, c’est à ce paradoxe qu’est confronté Nietzsche. Le physiologiste et le malade n’ont pas le même intérêt. Conservation et nouveauté en lutte permanente. Nietzsche distingue trois sortes de nihilisme : passif, actif et normal.
Ce que Nietzsche énumère comme points forts ne cesse de croître et de toucher tous les domaines. C’est surprenant.
«Ce qui distingue notre XIX siècle, mais le triomphe de la science, mais le triomphe de la méthode scientifique sur la science »p117. Cela va de l’instinct, à l’immorale-la nature, en passant par la santé, la guerre, l’art, la politique et les droits… Nietzsche compare souvent le 19ème avec le 17ème siècle contre le 18ème.
«Ce n’est qu’une question de force : posséder tous les traits morbides du siècle, mais les compenser à l’intérieur d’une force exubérante de construction et de restauration. L’homme fort»p307.
Chapitre III Ma tâche
Bien que Nietzsche parle de lui-même tout au long de ce chapitre, son style reste le même : «J’ai toujours mis dans mes écrits toute ma vie et toute ma personne, j’ignore ce que peuvent être des problèmes purement intellectuels»p213. Ce fragment résume assez bien le chapitre. Morale, science, politique, art, philosophie, histoire…etc.
Chapitre IV La hiérarchie des valeurs
1. La morale, théorie de la hiérarchie.
Primauté des jugements moraux pour la vie. Mais ceci n’est conçu qu’à partir de la volonté de puissance. C’est l’homme fort ou le dominant qui impose les jugements moraux. Tout cela part d’un fond instinctif. On ne vit pas pour l’utilité et le bonheur, mais pour la puissance comme force en lutte contre d’autre force. La base du goût est physiologique, la morale vient après pour imposer des goûts contre d’autres goûts. «Ce qui séparait les hommes supérieurs des inférieurs, les instincts qui creusent des fossés entre les hommes» «Ce que nous avons calomnié»p151.
Nous les hyperboréens
4 fragments contre la morale et pour la philosophie comme antithèse de la morale :
«L’immoraliste, au contraire, que peut-il exiger de soi? Que me proposerai-je comme tâche dans ce livre? Peut-être aussi «d’améliorer» l’humanité, mais autrement, mais inversement; en l’affranchissant de la morale, et des moralistes du même coup, en lui faisant prendre conscience de leur dangereuse ignorance, en lui faisant un cas de conscience… Restauration de l’égoïsme humain!»p153.
Le socialisme et le communisme ne sont que des formes de la corruption chrétienne.
«Toute l’éducation jusqu’à présent malhabile, incohérente, privée de centre de gravité, atteinte de la contradiction des valeurs»p154.
«Les moyens des faibles pour se maintenir sont devenus des instincts, sont devenus «la nature humaine», ce sont les «institutions»…
Partir de l’individualisme, passer par la religion, le socialisme et l’anarchie pour expliquer le processus individuel, collectif, organisationnel en vue de dissimuler les forces. Mais une fois l’objectif atteint ces forces ressurgissent et donnent lieu à la hiérarchie.
«On veut la liberté tant que l’on n’a pas la puissance. Quand on l’a, on veut la prépondérance; si l’on n’y atteint point (si l’on est encore trop faible), on veut la «justice»; c’est-à-dire l’égalité de puissance»p159.
Personne n’a besoin des immoralistes, même pas la vérité. Seule la volonté de puissance compte et cherche d’autres forces pour les dominer.
Benyounes Bellagnech
Mis en ligne par Bernadette Bellagnech
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