Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Vendredi 26 décembre 2008,
Nietzsche, La volonté de puissance II, Ed Gallimard, coll. «Tel», 1995, 500p.
Livre III LE NIHILISME VAINCU PAR LUI-MÊME
INTRODUCTION
L’aurore, la clarté du ciel ou l’heure de la connaissance.
«On commence à entrevoir le contraste entre le monde que nous vénérons et le monde dont nous avons l’expérience, le monde que nous sommes. Un choix nous reste : détruire soit notre vénération, soit nous-mêmes. En ce dernier cas, c’est le nihilisme»p9.
«La volonté de puissance, essai d’une transvaluation de toutes les valeurs. Cette formule exprime une réaction qui est mon principe et ma tâche; c’est un mouvement qui dans je ne sais quel avenir abolira ce nihilisme absolu, mais qui le présuppose, logiquement et psychologiquement, qui ne peut venir qu’après lui, que de lui ; car pourquoi l’avènement du nihilisme est-il désormais nécessaire? Parce que nos valeurs antérieures elles-mêmes aboutissent en lui à leurs conséquences ultimes; parce que le nihilisme est l’aboutissant logique de nos valeurs et de nos idéaux les plus hauts, -parce qu’il nous a fallu d’abord passer par le nihilisme pour découvrir la valeur réelle de ces «valeurs»… Nous aurons besoin, quelque jour, de valeurs nouvelles»p16.
«La morale est un renoncement à vouloir-vivre»p17.
Nietzsche annonce dans l’introduction une sorte de programme - il n’utilise pas ce terme - : L’origine de la morale, la lutte contre le 18ème siècle Rousseau et sur suite le romantisme. Il poursuit des objectifs : Le retour éternel de l’identique. Il s’allie avec l’art, la création et la révolution. Il cherche une patrie : «Nous qui n’avons jamais eu de patrie - nous n’avons pas le choix, il nous faut être des conquérants et des explorateurs : peut-être laisserons-nous à nos descendants ce qui nous a manqué à nous-mêmes, -peut-être leur laisserons-nous une patrie»p21.
«Il n’est pas surprenant qu’il faille quelques milliers d’années pour renouer le fil -qu’importent quelques milliers d’années!»p21.
Chapitre Premier Le nihilisme, conséquence nécessaire des jugements de valeurs antérieurs.
1. Décadence de l’âme européenne
Pour les deux siècles à venir, Nietzsche prévoit la catastrophe pour la civilisation européenne.
Ce qui n’est qu’énoncé dans l’introduction est détaillé dans ce qui suit : soumettre les trois siècles 17, 18 et 19ème à la critique de leurs figures «représentatives» de la civilisation. Ainsi chaque siècle a ses symboles (Descartes, Pascal, Kant, Rousseau, Voltaire et enfin Hegel et Schopenhauer. «Ce qui manque, c’est le philosophe qui interprète l’action au lieu de la traduire en poésie»p35.
2. Symptômes de la décadence
La volonté de puissance est le contraire du laisser aller, manière de conclure sur les effets de la lassitude.
«Le pessimisme, forme préliminaire du nihilisme»p48.
3. Le parfait nihiliste
Serait-il nihiliste? Nietzsche développe ici une méthode originale : pousser l’affirmation à l’extrême et pousser la négation à l’extrême. Il ne conclut pas au nihilisme qui est pessimisme et lassitude, mais dans l’état actuel de la morale, de la science et de la philosophie, il y voit un salut ou une volonté de puissance.
Chapitre II Le problème de la modernité
1. L’absence du but et de discipline
«Nous savons que la disparition d’une illusion ne crée pas tout de suite une vérité, mais un nouveau fragment d’ignorance, un élargissement de notre «espace vide», un accroissement de notre «désert»…»p59.
Benyounes Bellagnech
Mis en ligne par Bernadette Bellagnech
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