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Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.

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Journal philosophique : dimanche 28 décembre 2008

Dimanche 28 décembre 2008,

 


Hier j’ai réussi à lire le matin comme l’après-midi. J’ai bien avancé dans la lecture du présent ouvrage.

 


3. L’innocence du devenir

 


La «rédemption de tous les péchés»

 


Dans ce passage, Nietzsche explique que la recherche de la cause des malheurs des gens prend ses origines dans le christianisme. Le fait de chercher les responsables cache mal la vengeance des pessimistes. L’égalité devant Dieu est une variable de la réponse donnée par la religion prolongée par le socialisme. «Partout où l’on a cherché des responsabilités, c’est l’instinct de la vengeance qui les a cherchées»p172. Chercher un sens et un idéal relève de cette posture, alors que tout ce qui est ne consiste qu’à l’innocence.

 


L’action est un déploiement de forces parfois contradictoires.

 


«Nous sommes des êtres agissants, des forces : c’est notre croyance fondamentale»p174.

 


«Le caractère interprétatif de tous les phénomènes. Il n’y a pas de fait en soi. Ce qui arrive est un groupe de phénomènes, choisis et groupés par un être qui les interprète»p176.

 


«L’homme le plus sage serait le plus riche de contradictions, celui qui aurait pour ainsi dire des antennes pour toute sorte d’hommes, et de temps à autre ses moments de grandiose harmonie - ce hasard supérieur qui se manifeste même en nous. Une sorte de mouvement planétaire»p179.

 


Fragments intéressants sur le crime, les actes, le péché, l’erreur, la réussite…etc.

 


4. Transvaluation :

 


Les premiers adeptes d’une doctrine ne l’infirment pas, ils ne sont pas des témoins contre elle, malgré leur médiocrité.

 


«Je ne connais le vrai que comme le contraire d’un non-vrai réel et vivant; le vrai vient au monde sans aucune force, sous forme de concept, et n’acquiert de force qu’en se fondant avec des erreurs vivantes. C’est pourquoi il faut laisser vivre les erreurs et leur concéder un vaste terrain. De même pour rendre possible la vie individuelle, il faut d’abord amener à son plus haut développement la vie sociale et l’encourager constamment. Elle en est l’opposé, mais c’est en liaison avec elle que l’individuel acquiert quelque vigueur. On arrive enfin au point où l’on tâche de dépasser l’individuel et la puissance de l’idiosyncrasie, mais ce n’est qu’en liaison avec l’individuel, son contraire, que nous pouvons donner quelque force à cette tendance»p189.

 


«Avant de faire du bien ou du mal à autrui, se demander : Qui est cet autre? Quel est cet autre? Bref, connaître le monde. Ce qu’il faut décider d’abord, c’est la raison pour laquelle on veut bien faire ou nuire. Jusqu’à présent, on a fait aux autres du bien et du mal dans cette croyance erronée que l’on savait ce qu’on faisait et pourquoi. Reste à démontrer la valeur des bonnes intentions et le degré de cette valeur». Tout un programme pour l’humanité!

 


Il est sage de ne plus être- acte nihiliste le suicide condamné par le christianisme, il lui préfère le suicide lent ou la mort lente. Nietzsche condamne cette posture : il est pour le suicide.

 


Chapitre V Le problème de la vérité

 


«En fin de compte, l’impossibilité de connaître la vie pourrait tenir justement à ce que tout est inconnaissable en soi, à ce que nous ne comprenons jamais que ce que nous avons bâti et charpenté nous-mêmes; je veux dire qu’il y a contradiction entre les fonctions élémentaires de «connaître» et la vie. Plus une chose est connaissable, plus elle est éloignée de «l’être», plus elle est un concept»pp210-211.

 


«La nouveauté de notre position philosophique, c’est une conviction inconnue à tous les siècles antérieurs : celle de ne pas posséder la vérité. Tous les hommes qui nous ont précédés «possédaient sa vérité», même les sceptiques»p211.

 


«Toute passion trouble le regard, d’abord quant à son objet, ensuite quant au sujet lui-même qui en est affecté. Et en regard, quel paradoxe, la passion de la connaissance, qui veut justement connaître la connaissance et connaître celui qui est atteint de cette passion! Impossible! Cette belle impossibilité serait-elle son esclave suprême?»p214.

 


Ce qui me plaît dans certains fragments, c’est qu’ils sont courts, simples et profonds. La première caractéristique me permet de recopier les fragments courts en attendant l’acquisition du livre.

 


«Pas «d’éducation morale» du genre humain : mais l’école obligatoire des erreurs scientifiques est nécessaire, parce que la «vérité» dégoûte et empoissonne la vie, il faut toutefois que l’homme ne soit pas déjà irrémédiablement engagé dans sa voie et qu’il assume avec une fierté tragique son honnête conviction»p216.

 


«Expliquer, c’est exprimer une chose nouvelle au moyen de signes qui désignent des choses connues»p221.

 


«La volonté de parvenir à la vérité et à la certitude naît de la crainte que produit l’incertitude»p221.

 


L’homme est créateur de formes. Il exerce sa force sur la réalité par sa capacité de voir, d’écouter, de donner forme, afin de pouvoir assimiler ou rejeter.

 


Les générations suivantes continueront ou poursuivront la guerre que mène la philosophie.

 


Benyounès Bellagnech

Mis en ligne par Bernadette Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

 

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