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Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.

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Journal philosophique : samedi 8 novembre 2008

Samedi 8 novembre 2008,


Parce que c’est long et laborieux ce chemin de la vengeance la plus sublime et qui dure plus de 20 siècles, que nous avons du mal à le voir, dit Nietzsche, évoquant le triomphe du judaïsme et d’Israël.


«J’ai beaucoup de choses à taire»p44, à cet endroit, conclut Nietzsche, le fragment 9, après avoir décrit le triomphe du judaïsme et la décadence de l’Eglise et de son poison.


Dans le fragment suivant, Nietzsche donne à lire une description de la morale de l’aristocratie qui est l’antipode de celle décrite auparavant. Les exemples viennent de la Grèce antique créatrice des mots qui désignent les qualités de la noblesse : pas de ressentiment, ni de vengeance, mais le courage, le bonheur, la vie sublime… L’ennemi dernier de l’aristocrate n’est pas le faible, mais lui-même. Sa morale n’a pas besoin de l’autre, contrairement au faible qui fonde tout sur la haine et la vengeance de l’autre, c’est-à-dire du noble.


«Nous ne rencontrons donc ici que des procédés opposés à ceux de l’homme noble, qui après avoir conçu spontanément et par anticipation, c’est-à-dire tiré de son propre «moi», l’idée fondamentale de «bon», n’arrive à créer la conception du «mauvais» qu’en partant de cette idée. Ces deux termes, ce «mauvais» d’origine aristocratique et ce méchant distillé dans l’ombilic de la haine insatiable- le premier une création postérieure, un accessoire, une nuance complémentaire, le second, au contraire, l’idée originale, le commencement, l’acte par excellence dans la conception d’une morale des esclaves- quel contraste n’offrent-t-ils pas, ces deux termes «mauvais» et «méchants», tous deux opposés en apparence au concept unique : «bon» »p 50.


Ce que je viens de recopier ici m’apparaît nécessaire pour assimiler la suite du fragment. Or, après relecture des cinq pages, je me rends compte qu’il faudrait peut-être recopier le tout. Mais à quoi cela servirait-il? Je ne peux pas répondre à cette interrogation et donc je ne recopie pas, quitte à sacrifier l’enchaînement des explications de ce que j’ai recopié ci-dessus.


Reprenons. L’idée du «bon» vient des nobles et des aristocrates. Le bon suffit à lui-même, tandis que le méchant est une perception de la victime violentée par le puissant; par conséquent le mauvais, la brute, le fauve, la bête…etc. dérivent ou proviennent de la morale du faible. Nietzsche cite les exemples des barbares qui ravagent tout sur leur passage dans la joie, le courage et le bonheur. Ceci est perçu par les faibles comme mauvais, c’est la morale des faibles. «Ce sont les races nobles qui ont laissé l’idée de «barbare» sur toutes les traces de leur passage; leur plus haut degré de culture en trahit encore la conséquence et même l’orgueil»p52. Nietzsche cite ici les Grecs, les Arabes, les Japonais… La race blonde, les fauves.


Nietzsche souligne que la culture qui commence à dominer est celle des faibles en vue de domestiquer les plus forts et du coup la conception de l’homme qui s’installe est celle du ressentiment, de la souffrance… de la réaction.


Espérer, tenir debout et aller loin, heureux, fort, puissant, en somme être au-delà du bien et du mal. C’est ce que souhaite Nietzsche pour l’homme. Mais, il constate qu’il en va autrement pour l’homme européen. «Nous sommes fatigués de l’homme…»p56.


Nietzsche revient à la charge en donnant l’exemple de l’agneau face aux grands oiseaux de proie. La force de ces derniers et leur jouissance de la viande fraîche et douce est considérée comme mauvaise par les agneaux. La transposition de cet exemple sur l’homme est plus grave car l’homme agneau ajoute à cette explication le langage qui derrière l’acte désigne un acteur en séparant par exemple l’éclair de la foudre ou en créant la cause et les effets à la place de l’acte tout court ou encore l’âme, la chose en soi de Kant.


«Où se cache la fabrication de l’idéal sur la terre?»p60. Nietzsche nous invite à la prospection, à entrer dans cette usine où ont été créés l’âme, Dieu, la charité, etc. chez ces faibles dont la morale se propage partout sur terre.


A commencer par la foi, l’amour et Dieu. Nietzsche ne doute pas que les faibles cherchent aussi la force et le bien-être, mais où, dans l’au-delà, ou paradis, et ils sont prêts à tout sacrifier pour ce mensonge. L’agneau Saint Thomas d’Aquin est cité comme témoin dans sa langue, en latin sur deux pages 65-66.


Le bon et le mauvais se sont livrés bataille depuis bien longtemps, Rome et Judée. Qui a triomphé? Pour Nietzsche, c’est Judée. La Renaissance, la réforme et la Révolution française ne sont que des parenthèses dans ce conflit millénaire. Nietzsche conclut que Napoléon est la synthèse de l’humain et du surhumain!…


Nietzsche conclut cette dissertation par un programme d’étude de l’histoire de la morale. Ce travail concerne les scientifiques, les historiens… «Toutes les sciences devront préparer dorénavant la tâche du philosophe de l’avenir : cette tâche consiste, pour le philosophe, à résoudre le problème de l’évaluation, à déterminer la hiérarchie des valeurs»p 72.


Benyounès Bellagnech

Mis en ligne par Bernadette Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org  

 

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