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Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.

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journal philosophique : vendredi 7 novembre 2008

Vendredi 7 novembre 2008,


Je vais essayer de lire autrement, c’est-à-dire par fragment, car le résumé de la dissertation s’avère très compliqué. Les fragments sont numérotés, ils font deux à trois pages. Je peux supposer que chacun d’eux contient au moins une idée principale.


Nietzsche s’interroge sur l’habitude des psychologues anglais qui consiste à chercher l’évolution de l’homme dans la morale. Il les compare aux petites grenouilles inoffensives qui grouillent autour de l’homme. Ces psychologues sacrifient leurs désirs à la vérité simple… et immorale.


Contrairement à ce que pensent les généalogistes anglais de la morale, le terme «bon» n’est pas neutre et désintéressé; ce n’est pas parce que le puissant fait au geste «bon» pour le faible que l’acte doit être qualifié de bon. Le puissant le fait pour lui-même, sans rien attendre en retour. Ainsi, Nietzsche tente de renverser complètement l’explication de l’origine du mot «bon», il va même plus loin en avançant que la langue elle-même est le produit des puissants (aristocrates).


Deuxième hypothèse sur l’origine du bon consiste à dire que le bon est utile et opportun, ce principe est rentré dans l’oubli. Nietzsche pense que c’est impossible car le contraire est vérifiable au quotidien. Il cite l’exemple de Spencer pour prouver que l’humanité a besoin du jugement bon, utile et opportun, des valeurs égales. Toutefois, Nietzsche s’interroge sur le pourquoi le bon est bon et utile?


Pour tenter de répondre à la question de savoir d’où vient le bon, Nietzsche tente d’expliquer l’origine étymologique du mot. Il provient de la noblesse aussi bien que le vulgaire et le mauvais. C’est l’aristocratie qui est derrière le jugement et ce depuis longtemps. Or, la démocratie a eu des effets «désastreux» sur les sciences et particulièrement sur la morale.


«Le préjugé démocratique, mettant obstacle à toute recherche touchant la question des origines»p32.


Nietzsche poursuit son explication étymologique et raciale de l’origine du bon (La Grèce, Rome, et l’époque moderne). Selon lui, ces références convergent vers l’homme supérieur.

Au bon et mauvais, Nietzsche rajoute le pur et l’impur qu’il concède aussi à la race supérieure, tout en précisant que le mot pur doit être compris dans son sens simple = homme pur, propre… ce qui le distingue de l’animal.


Chez les classes supérieures, il s’opère une distinction entre les guerriers, les puissants d’une part, et les prêtres d’autre part. Les premiers vénèrent la guerre, le courage, la robustesse, la fête, etc., alors que les prêtres s’en détachent petit à petit et mettent en valeur d’autres actes (prière… faiblesse…). Nietzsche explique que cette race de prêtres revient aux juifs qui ont triomphé depuis 20 siècles. «Je veux dire que c’est avec les juifs que commence le soulèvement des esclaves dans la morale : ce soulèvement qui traîne à sa suite une histoire longue de vingt siècles et que nous ne perdons aujourd’hui de vue-que parce qu’il a été victorieux…»pp40-41.


Benyounès Bellagnech

Mis en ligne par Bernadette Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

 

 

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