Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Vendredi 24 octobre 2008,
Le sacrifice est l’une des cruautés religieuses, sacrifice du premier né, de sa «nature» : instincts de vie et de joie… Le temps est venu de sacrifier Dieu au néant, au hasard…
Libérer la pensée de toute morale et laisser vivre la vie telle qu’elle est, c’est la tâche du philosophe Nietzsche toujours enfant, éternel enfant (p101).
Comment l’oisiveté conduit à une position à l’égard de la religion? Nietzsche parle du travail et des plaisirs qui remplacent la prière et la croyance, il prolonge l’idée aux universitaires et savants, pour conclure : «Lui le petit nain prétentieux, le plébéien agile et laborieux, l’ouvrier intellectuel et manuel des «idées», des «idées modernes» p104.
Un rapprochement étonnant entre les artistes et les religieux. Ils accordent trop d’importance aux formes par crainte de la vérité et du pessimisme et pour échapper à la souffrance.
«Aimer les hommes pour l’avenir de Dieu - tel fut jusqu’à présent le sentiment le plus noble et le plus raffiné auquel les hommes aient pu parvenir»p105.
Trois types de relation avec la religion : Les philosophes peuvent s’inspirer des religions pour l’histoire et l’éducation. Le premier type de lien avec la religion est du fait des hommes destinés à commander et à diriger sans se mêler de ceux qu’ils dirigent. Le second type relève des hommes qui dirigent et commandent les autres directement.
Enfin, le troisième type est le plus grand nombre qui se sert de la religion pour supporter la souffrance et la fatalité d’être asservi par les classes dominantes.
Nietzsche conclut cette partie du livre en décrivant les méfaits de la religion sur l’homme européen. «Des hommes qui n’étaient ni assez grands, ni assez durs pour avoir le droit de sculpter l’homme, des hommes qui n’étaient ni assez forts, ni assez lucides pour accepter avec une sublime abnégation la loi qui impose des échecs et des naufrages innombrables, des hommes qui n’étaient pas assez nobles pour discerner les degrés vertigineux et les abîmes qui séparent l’homme de l’homme, voila ceux qui ont jusqu’à ce jour, avec leur principe de «l’égalité devant Dieu», régi le sort de l’Europe, jusqu’à ce qu’enfin ait été sélectionnée une race amenuisée, presque ridicule, un animal grégaire, un être docile, maladif, médiocre, l’Européen d’aujourd’hui»p111.
Quatrième partie : Maximes et intermèdes :
A première vue, il me sera difficile de résumer cette partie. Il faut que j’apprenne à ruminer comme le propose Nietzsche. Souligner ou reprendre quelques maximes qui me parlent en ce moment comme celle-ci: «Un éducateur dans l’âme ne prend rien au sérieux que par rapport à ses disciples - soi-même non excepté»p112.
Benyounès Bellagnech
Mis en ligne par Bernadette Bellagnech
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