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Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.

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journal philosophique : jeudi 23 octobre 2008

Jeudi 23 octobre 2008,


Cela fait une semaine que je voulais écrire le Journal de travail; c’est fait ce matin, je pense donc reprendre ma lecture philosophique.


Remarque : Hier après-midi, alors que je marchais à Paris, je me suis interrogé sur ce que m’apporte la lecture de Nietzsche. A Notre Dame, j’ai vu un attroupement ou une foule de gens venue se recueillir sur le cercueil de Sœur Emmanuelle. Mon regard sur la foule et la cérémonie me conforte dans la poursuite de la lecture de Nietzsche.


«Le monde du dedans, le monde défini et désigné par son «caractère intelligible», serait justement «volonté de puissance», et rien d’autre»p77. Cet extrait résume tout le passage sur la vision du monde qui est autre que celle des philosophes du «monde comme représentation» Berkley et Schopenhauer. Je relis le passage pour bien distinguer entre la volonté et la volonté de puissance.


«La pensée n’exprime que la relation des instincts entre eux». Les Instincts, les passions…etc. C’est la vie la nôtre. J’ai auparavant souligné cette primauté de connaître la profondeur de nous-mêmes. Nietzsche tente ici d’expliquer que ce principe appliqué au réel au monde conduit d’une part à ne pas se soumettre au principe cause-effet, et d’autre part à la volonté de puissance qui expliquerait tout. La volonté tout court nous enferme dans (cause-effet).


Je ne saute pas la page 79 dans laquelle Nietzsche explique que le bonheur n’est pas un argument et que le vrai est devant le malheureux et celui qui périt en cherchant le vrai ou la vérité.


A propos de la nécessité du masque pour ce qui est profond : «Tout esprit profond a besoin d’un masque; bien plus, un masque se forme perpétuellement autour de tout esprit profond, grâce à l’interprétation continuellement fausse, c’est-à-dire plate, donnée à toutes ses paroles, à toutes ses démarches, à toutes les manifestations de sa vie»p81.


Ne pas se lier à un ami, une patrie, une science, etc. Il faut savoir se garder, c’est la plus forte preuve d’indépendance.


Les philosophes de demain seront des tentateurs. Ils seront les amis de leurs vérités comme tous les philosophes.


Les nouveaux philosophes décrits dans les pages 83-87 ressemblent curieusement à Nietzsche lui-même, sa pensée, sa méthode de travail, sa vie, son amitié pour la solitude, ses sentiments, ses idées, etc.


Troisième partie : Le phénomène religieux


Le début de cette partie porte sur la religion. Je n’arrive pas à me concentrer sur le texte de Nietzsche lorsqu’il rentre dans les détails du christianisme ou du judaïsme. Cependant, des passages sur la philosophie me réveillent, créent en moi une sorte d’électrochoc.


Ainsi, la phrase : «Que fait, somme toute, la philosophie moderne?»p98, m’oblige à redoubler d’attention en lisant la suite. Que veut nous dire Nietzsche ? Je relis.


Certes, la philosophie a mis en doute la croyance en l’âme, mais elle a créé subtilement quelque chose de semblable, la pensée. Penser serait devenu une cause jusqu’à Descartes. Avec Kant, retournement de situation et impossibilité de démontrer le contraire : «pense» déterminant et «je» déterminé. C’est le début de ce qu’on appelle la phénoménologie. L’existence serait purement phénoménale, bien que ses prémisses ont été décelés avant.


Le sacrifice.


Benyounès Bellagnech

Mis en ligne par Bernadette Bellagnech

Http ://lesanalyseurs.over-blog.org

 

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