Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Lundi 29 septembre 2008,
Bien que je ne dispose que de peu de temps, je vais essayer de lire un peu pour ne pas perdre complètement le fil par des déplacements. Ces derniers peuvent être considérés comme inhérents à la vie chez les nomades et chez l’homme de mon temps. Lors d’un déplacement samedi dans le train, j’ai pu avoir un regard nietzschéen sur les habitations de la région parisienne. Les maisons vues comme des petits jouets d’enfants. Regard d’en haut sur l’espace, la vie des gens et le temps.
Jusqu’ici le discours de Zarathoustra traite du soleil, de la chaleur, de midi, de la lune et sur la montagne des oliviers, on s’attend à ce que Zarathoustra poursuive le discours dans le même climat - l’olivier pousse dans un climat méditerranéen.-Cependant, c’est de l’hiver qu’il s’agit. Zarathoustra trouve le moyen de donner un sens équivalent au précédent. Non pas qu’il s’adapte au changement de climat, bien au contraire, cela le durcit davantage.
«Ils s’appointent encore sur mes hasards et sur mes accidents, - mais moi je leur dis : laissez venir à moi le hasard, il est innocent comme un petit enfant»p218.
«C’est de mon âme la sage exubérance et bienveillance de ne point cacher son hiver et ses tempêtes de neige; elle ne cache non plus ses engelures»p219.
De passer outre : A l’entrée d’une grande ville, un bouffon s’adresse à Zarathoustra le mettant en garde de pénétrer dans cette ville où il n’aura rien, ni aucune place en tant que penseur et solitaire. Le Bouffon qui auparavant singeait Zarathoustra fait tout pour dissuader ce dernier à entrer dans cette ville. Zarathoustra constate que même si le bouffon a raison, il se doit de passer outre ses conseils et d’entrer dans la ville où il ne se passe rien ni bien, ni pire. «M’écœure aussi cette grande ville, et non pas seulement ce bouffon. Ici ni là on ne peut rien améliorer, rien rendre pire.
Malheur à cette grande ville! Et déjà je voudrais voir la colonne de feu où elle se consumera!»p223.
Benyounès Bellagnech