Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Mardi 30 septembre 2008,
Des renégats : qui sont-ils? Des vieux observés par Zarathoustra. Il tient un discours sur la fin de vie dénonçant ce qui arrive souvent aux gens avançant dans l’âge, retrouvent la croyance, la piété et la prière. Leur fausse solitude n’est qu’une attente qu’on vienne vers eux. Ils sont casaniers et ne peuvent plus assumer, la parenté, etc. douter de l’existence de Dieu pour certains est synonyme de sagesse. Faux de Zarathoustra car cela appartient au passé révolu. Dieu n’existe pas. Ils sont morts de rire. Le rire tient une place importante dans les discours de Zarathoustra. Discours tenu à l’approche du retour de Zarathoustra au pays de la «vache pie».
Le retour au pays : pour retrouver la santé après le périple auprès notamment «des gens du bien»
«Surtout ceux qui se nomment «les gens de bien», c’est eux que j’ai trouvé les mouches les plus venimeuses; en toute innocence ils piquent, en toute innocence ils mentent, comment seraient-ils capables de me rendre justice?»p232.
Enfin «Avec de béates narines je respire la liberté de la montagne! Libre est enfin mon nez de l’odeur de tout ce qui est humain!»p233.
Des trois méchantes choses : «En rêve, mon dernier rêve matinal, sur un promontoire j’étais debout, ce jour d’hui, au-delà du monde je tenais une balance et je pesais le monde»p234. Les trois méchantes choses sont volupté, manie de dominer, égoïsme.
De l’esprit de pesanteur : Tout est mis à l’épreuve, même le chemin qui mène à tout. Apprentissage du moi, du je, dire non et oui. Avant de voler, il faut marcher, sauter, grimper, courir et danser. Tout un parcours. Apprendre à aimer pas le prochain, mais soi-même.
«Et seulement à contrecœur toujours ai-je demandé mon chemin-toujours ce fut contre mon goût. De préférence, j’interrogeai les chemins mêmes et les mis à l’épreuve.
Epreuve et questionnement, ce fut toute ma façon d’aller, - et à pareilles questions, en vérité, il faut apprendre aussi l’art de répondre. Mais tel est mon goût :
-ni bon ni mauvais goût, mais bien mon goût, duquel plus ne me fait honte ni mystère.
‘voila maintenant mon chemin; où est le vôtre?’,; à ceux qui me demandaient «le chemin» ainsi ai-je répondu. Car le chemin - cela n’existe pas!»p244.
D’anciennes et de nouvelles tables : sur 20 pages, Zarathoustra tente de détruire les anciennes tables et aussi les nouvelles. A moi-même me fais récit. Zarathoustra donne le ton de son discours. «Là aussi, en chemin, j’ai ramassé le mot «surhomme», et que l’homme est quelque chose qui ne se peut que surmonter»p247.
Des pensées sur l’éducation me viennent parfois en lisant Nietzsche. Ne faut-il pas envisager une étude sur le surhomme? Lorsque Zarathoustra déclare : «ô mes frères, sur les astres et l’avenir, jusqu’à présent, on ne fit que délirer, on ne sut rien : et c’est pourquoi sur le bien et le mal, on ne fit jusqu’à présent que délirer, on ne sut rien!»p251. Ne serait-ce une position radicale opposée non à l’éducation, mais à la pensée de l’éducation. Comment se fait-il que l’on ait pu enseigner pendant des millénaires, alors que l’on ne savait rien. C’est une bonne question.
Le convalescent.
Benyounès Bellagnech
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