Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.

Publicité

Journal philosophique : samedi 27 septembre 2008

Samedi 27 septembre 2008


Troisième partie. Le voyageur: il est minuit, le voyageur s’en va loin et grimpe jusqu’en haut de la montagne. Il vit l’autre rive de l’île de la Crête, dit-il. Grimper plus haut au-dessus de tout, même les étoiles. Zarathoustra parle à lui-même, dans la solitude tant souhaitée et voulue.


D’où vient cette hauteur des montagnes? De la mer, très profonde qu’il contempla. Solitude, impossibilité, point d’expérience que soi-même. Zarathoustra commence à penser à ceux qu’il a laissés derrière lui. Il en rit et pleure en même temps.


De la vision et de l’énigme : «On est plus solitaire à deux que seul» expression volée de Zarathoustra lorsqu’il se trouvait avec le nain. Le voyageur est accompagné de matelots et après un long silence, il se met à parler de la pierre qui finit par tomber, de la souffrance, du courage comme le plus meurtrier des meurtriers… de l’abîme au bout de toute vision et des chercheurs à la recherche de l’énigme.


Style narratif et images inouïes, tel ce serpent dans la bouche qui fût mordu par celui-là même qu’il avait dans sa bouche. Le chien au clair de lune qui assiste en hurlant à la scène. Ainsi parlait Zarathoustra de la vision et de l’énigme. Il conclut : «Me ronge de ce rire la nostalgie; encore être vivant, comment le puis-je souffrir? Et à présent cesser de vivre, comment le souffrirai-je ?»p200.


De la béatitude malgré soi : j’ai oublié tout à l’heure ou ci-dessus de souligner un passage important sur les notions de l’éternité et de l’instant. «Cette longue voie derrière dure une éternité. Et cette longue voie devant est une seconde éternité. Elles se contredisent, ces voies se heurtent de plein front : - et c’est ici, sous ce portique, qu’elles se joignent. Le nom de ce portique est là-haut inscrit: «Instant!» p 197.


Jeu de mots entre l’heur et l’heure. L’après-midi de ma vie, voila l’interlocuteur de Zarathoustra dans ce passage où il traite des enfants, de l’œuvre et de la pensée. Le désir est le lien entre ces notions. Discours se poursuivant jusqu’à la tombée de la nuit. Ainsi parlait Zarathoustra.


Et toute la nuit fut dans l’attente de son malheur; mais en vain attendit. Peur et calme restait la nuit et même l’heur pour lui se fit toujours plus proche. Mais au matin, Zarathoustra rit en son cœur et dit pour plaisanter : «Mon heur court après moi. La cause en est qu’après les femmes je ne cours! Or l’heur est une femme»p204.


Avant que se lève le soleil : temps de contempler le ciel et l’abîme. Le hasard et l’accident en lieu et place de toute raison. «Au-dessus de toute chose se tient le ciel Hasard, le ciel Innocence, le ciel Accident, le ciel Exubérance» «Par accident», telle est la plus vieille noblesse du monde; à toutes choses l’ai restituée, les libérant de l’asservissement au but». (…) «En toute chose une seule est impossible -la rationalité»p207. Un peu quand même : danser sur les pieds du hasard…séparation.


Une petite parenthèse dans le virtuel qui m’a donné le tournis. Quelle dissociation! Je me demande si Nietzsche était de mon temps, que penserait-il de ce délire technologique. Jeudi, Com m’envoie un message : votre profil m’intéresse. Des infos supplémentaires sur moi; ce qui ne me gêne pas du reste, mais les cases à remplir et les liens et blogs et que sais-je encore à visiter; tout cela bouffe du temps et m’éloigne de la lecture de Nietzsche. Philosophie et/ou virtualité.


De la rapetissante vertu : spectacle de petites gens à petites vertus. Zarathoustra retourne sur terre pour voir pousser ces petites maisons comme des jouets d’enfants dans lesquelles les hommes deviennent petits, ainsi que leur vertu, hypocrisie et servitude. A quoi sert Zarathoustra? À rien devant ce monde désolant. «Mais à quoi bon parler là où personne n’a mes oreilles? Encore une heure trop tôt ici je suis venu»p214. Il attend midi, l’heure du feu qui emportera tout sur son passage, tel un fleuve qui remonte vers la source.


Sur la montagne des oliviers.


Benyounès Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article