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Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.

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Journal philosophique : jeudi 25 septembre 2008

Jeudi 25 septembre 2008,


Réveil perturbé par les soucis habituels. Je décide de consacrer la journée à la poursuite de la lecture d’Ainsi parlait Zarathoustra.


Des vertueux: Qu’est-ce que la vertu? Zarathoustra dénonce toute vertu résumée dans salaire, talion, peine, juste vengeance et ne donne aucune définition. «En vérité, je vous ai enlevé plus de cents mots, et à votre vertu ses jouets les plus chéris; et maintenant contre moi vous êtes irrités, comme sont irrités des enfants» p124.


De la canaille : Elire un lien au-delà du milieu de la canaille. «Et j’ai tourné le dos aux gouvernants lorsque je vis ce qu’ils nomment à présent gouverner : trafic et marchandage du pouvoir-avec la canaille!» p 126. Choisis cette phrase hors contexte parce qu’elle me parle. La description que fait Nietzsche de la canaille est plus large, son éventail se trouve chez l’homme dans tous les domaines de la vie… «Et tels des ouragans, nous voulons vivre au-dessus d’eux, voisins de la neige, voisins du Soleil: ainsi vivent les ouragans» p127. «En vérité, pour tous bas-fonds, Zarathoustra est ouragan, et voici le conseil qu’il donne à ses ennemis, et à tout ce qui crache et bave: 'Contre le vent gardez-vous de cracher!'» p127.


Des tarentules : le passage fait suite au précédent sur la canaille. La tarentule nous rapproche de Zarathoustra dans la dénonciation. «En vérité, cyclone, ni tourbillon n’est Zarathoustra, et, s’il est danseur, du moins jamais danseur de tarentelle!» p131.


Des illustres sages : Zarathoustra parle aux sages : «Pour moi vous êtes des tièdes, mais froid est le flot de toute profonde connaissance. Froides comme glace sont les sources les plus intimes de l’esprit : pour des mains brulantes et des actions brulantes on les nomme réconfort» p 134. «Mais vous, ô les servants du peuple, vous les illustres sages, -de faire route avec moi comment seriez-vous capables?-p135.


Le chant de la nuit : Passage écrit comme un poème. «Voici la nuit; maintenant s’éveillent toutes chansons de ceux qui aiment. Et d’un homme qui aime son âme aussi est la chanson».p138.


Le chant de danse : décrit comme une scène de théâtre. C’est hymne à la nature et à la vie dans laquelle dieu devient petit et pleure devant la danse des filles et écoutant le discours de Zarathoustra.


Le chant des tombes : il s’agit ici de la jeunesse ou ce qu’il appelle la sagesse de la jeunesse. «En toi, survit aussi ce qui de ma jeunesse ne fut racheté; et; comme vie et jeunesse, en ce lieu tu es assis, plein d’expérience, sur d’ocres ruines de tombeaux.

Oui, certes, de tous tombeaux pour moi, tu es encore le destructeur; je te salue, ô mon vouloir! Et seulement où sont des tombes, là sont aussi des résurrections!»p145.


De la domination de soi : Le vouloir, la volonté de puissance et de création, voilà de quoi il s’agit. Je ne résiste pas à vouloir copier certains passages : «En vérité, je vous le dis, un bien et un mal qui seraient impérissables-cela n’existe pas! C’est à partir de soi que toujours à nouveau il faut se dominer»p149.

(…) «Et peu importe que se brise tout ce qui sur nos vérités-se peut briser! Plus d’une maison encore reste à bâtir»p149.


Des sublimes : Au fur et à mesure que j’avance dans cette lecture, je me rends compte que des idées prononcées par Nietzsche ou émises m’échappent notamment au cours de la transcription. L’homme du désert, la jalousie, le mensonge, sentiments, comportements et positions m’échappent. En réalité, Nietzsche se lâche et mélange tout : poésie, théâtre, narration, compte… tragédie, mythologie, philosophie, politique et j’en passe. Faut-il que le lecteur se lâche avec lui. Je crois que oui. Cet ouvrage ne doit pas être lu comme un cours de philosophie, mais comme de la philosophie tout court.


«Et vous me dites, mes amis que des goûts et des couleurs on ne doit disputer? De Goûts et de couleurs toute vie est dispute!»p150.


Du pays de la culture : Après avoir tout explorer dans la culture et notamment la peinture, Zarathoustra conclut: «Ainsi je n’aime plus que le pays de mes enfants, l’inexploré, au plus lointain des mers; à ma voile c’est celui là que je commande de chercher et de chercher.

Par mes enfants me veux racheter d’être l’enfant de mes pères, et par tout avenir veux racheter-ce présent!» p155.


De l’immaculée connaissance : un passage à relire car je n’ai pas réussi à retenir l’idée principale que Zarathoustra fait passer. Immaculé: sans tâche, transparent. Mythe de Marie…«En vérité, comme l’aime le soleil, j’aime la vie et toutes mers profondes. Et c’est ceci que moi, je nomme connaissance : tout ce qui est profond doit s’élever-jusques à ma hauteur»p159.

Des érudits
: Réquisitoire contre eux : ces tricoteurs de chaussettes de l’esprit, ces moulins qui fabriquent de la poussière dans des lieux poussiéreux, comme ces badauds qui restent debout à voir passer ceux qui pensent et pensent leurs pensées… Zarathoustra les a fréquentés et dit marcher au-dessus de leurs têtes. «Mais au-dessus de leur tête, malgré tout, je marche avec mes pensées et, sur mes propres fautes voudrais-je même marcher, encore serais au-dessus d’eux et de leur tête».p162. Remarque : si l’occasion se présente à moi pour parler des érudits, je dois reprendre entièrement ce passage de Zarathoustra, car il est très convaincant et ironique.


Des poètes : moins sévère avec les poètes, mais néanmoins ils pointent leur vanité et pénitence.


De grands événements.


Benyounès Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

 

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