Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Mardi 2 septembre 2008,
Lire Kafka, c’est faire de la philosophie. C’est ma conclusion inscrite dans le Journal de lecture. Hier, j’ai entamé la lecture de Soren Kierkegaard, Le journal du séducteur. Comme avec Kafka, j’ai lu d’abord le journal et ensuite trois autres ouvrages. Je fais la même chose avec Kierkegaard. Le journal est un genre littéraire pour les écrivains, mais pour moi, c’est un outil de recherche et de réflexion. Le journal du philosophe participe à la méditation philosophique. Ce journal que je vais lire est un journal philosophique.
Soren Kierkegaard, Le journal du séducteur, Gallimard, coll. Idées, 1969. Ouvrage déjà lu, mais peu de traces de cette lecture. Quelques lignes soulignées. Je n’ai pas de souvenir d’avoir fait référence à ce journal dans mes écrits.
« Je ne crains ni les difficultés comiques, ni celles qui sont tragiques ; les seules d’entre elles que je redoute sont les difficultés ennuyeuses » p 51.
« Jusqu’ici, je n’ai osé aucune expérience. –l’avoir et l’aimer, c’est ainsi qu’on s’exprime dans les romans – oui, c’est assez vrai à condition que l’amour n’ait pas de dialectique ; mais après tout, qu’est-ce que les romans nous apprennent de l’amour ? Rien que des mensonges qui aident à abréger la tâche » p 80.
Le 7 juin s’allonge sur des pages. Je dois interrompre la lecture. Il faut que j’aille marcher un peu. Cette remarque sur la journée longue interroge le caractère particulier du Journal du séducteur.
Benyounès Bellagnech
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