Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Lundi 11 août 2008,
J’ai très peu lu hier et sans doute très peu écrit. Cela explique que j’en suis resté au premier fragment du Livre Cinquième que je dois lire maintenant.
Le grand événement est l’annonce de la mort de Dieu. Il s’ensuivra un tas de ruines sur lequel cette croyance a été fondée. L’effondrement de la morale justifiée par ce même Dieu. Nul ne sait ce que deviendront les choses après cet événement. Toutefois, ce qui est crépuscule pour la majorité et aurore pour les philosophes. Joie et gaieté car la mer de connaissance s’ouvre à nouveau devant eux.
344. Dans quel sens nous aussi sommes encore pieux. L’absence des convictions chez les scientifiques, voilà un bon début. Tout remettre en question à la recherche de la vérité. C’est une volonté. Autre type de science, ou de médecine sur laquelle le doute n’a pas encore été posé, c’est la morale. « Nul jusqu’à maintenant n’a donc encore examiné la valeur la plus fameuse des médecines, nommée morale : ce qui exigerait tout d’abord qu’on se décidât à mettre cette valeur – en question. Eh bien ! C’est là justement notre entreprise », p 340.
346. Notre point d’interrogation. Dans ce nouveau monde sans Dieu avec la morale mise en branle reste la question de l’homme : jouissance et méfiance. L’homme et le monde. Le nihilisme ?
347. Les croyants et leur besoin de croyance. Ce besoin de croyance est une force et une faiblesse à la fois : « Tout ceci témoigne encore du besoin d’un appui, d’un soutien bref de cet instinct de faiblesse qui, il est vrai, ne crée pas, mais conserve les religions, les métaphysiques, les convictions de toutes sortes » p 343.
« En revanche, un désir et une force de la détermination de soi (seraient) convenables, une liberté du vouloir, à la faveur desquels un esprit congédierait toute croyance, tout désir de certitude, exercé qu’il serait à se tenir en équilibre sur des possibilités légères comme sur des cordes, et même à danser de surcroît au bord des abîmes. Pareil esprit serait le libre esprit par excellence » p 348.
348. De l’origine des savants. Dans tout savant s’exprime une origine. Les métiers des parents. Les bureaucrates qui schématisent ou les juifs qui amènent à la raison (ce ne sont que des exemples).
349. Encore au sujet de l’origine des savants. L’auteur cite deux exemples Spinoza et Darwin : l’origine pauvre du savant le conduit à une vie misérable. « La lutte pour l’existence n’est qu’une exception, qu’une provisoire restriction de la volonté de vivre : la petite comme la grande lutte pour l’existence gravitent sous tous les rapports autour de la prépondérance, de la croissance, de l’expansion, conformément à la volonté de puissance qui est justement volonté de vie » p 348.
350. A l’honneur des « homines religiosi ». Fragment à relire lentement. Il est difficile à saisir. Il s’agit de la lutte contre la religion et bien d’autres choses en lien avec elle.
351. A l’honneur des natures sacerdotales. Les prêtres des montagnes qui vivent avec les gens. Le peuple les nomme sages. La modestie est la philosophie.
352. En quel sens la morale est à peu près indispensable.
353. De l’origine des religions. Pourquoi les religions se sont installées ? Pour répondre à un besoin de conscience de l’âme moyenne.
354. Du « génie de l’espèce ». Plaidoyer contre la conscience qui n’est qu’une maladie. C’est une utilité de communication et utilité signifie croyance. La conscience : pour le troupeau. Instinct grégaire.
355. De l’origine de notre notion de « connaissance ». La connaissance : ramener quelque chose d’étranger à quelque chose de connu. L’origine de la connaissance serait donc l’inquiétude et l’instinct de la crainte. Prendre pour objet de connaissance quelque chose de connu serait absurde : l’Idée ou la logique des philosophes.
356. Dans quelle mesure les conditions de vie seront de plus en plus « artistiques » en Europe.
Long fragment sur l’art en Grèce et en Amérique avec une allusion ironique aux socialistes.
357. A propos du vieux problème : « Qu’est-ce qui est allemand ? » Leibniz, conscience maladive, Kant et le doute sur le principe de causalité, Hegel et le sens de l’histoire (sixième sens allemand)…
On retrouve les grandes idées, mais en même temps la négation de certaines idées, Hegel et l’esprit divin, Schopenhauer et son pessimisme… et qu’est ce qui n’est pas allemand ?
Benyounès Bellagnech
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