Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Samedi 9 août 2008,
La démarche de Napoléon n’est pas à la hauteur de ses fonctions : Fier et hâtif à la fois tel un chef de colonne. « Rien ne donne à rire autant que ces écrivains qui font bruire autour d’eux les draperies de la période : ils espèrent cacher leurs pieds » p 273.
283 . Hommes préliminaires. Les héros de la connaissance qui doivent vivre courageusement. Nietzsche les décrit comme ils sont, comment ils doivent vivre en guerre permanente. « Enfin, la connaissance va étendre la main sur ce qui lui revient en propre : elle désirera régner et posséder et vous régnerez et vous possèderez avec elle ! » p 274.
284. La foi en soi-même. Revient à ces grands insatisfaits d’eux-mêmes.
285. Excelsior. Ne pas cesser de s’élever.
286. Intermède. Trouver l’Orphée !
287. Joie de la cécité. La pensée doit indiquer où je suis et non pas où je vais.
288. Etats d’âmes élevés. Le haut et le profond.
289. Levons l’ancre : Il est encore un monde nouveau à découvrir.
290. Une chose est nécessaire. Donner du style à son caractère.
291. Gênes. Comparaison entre les Gênois et les habitants du Nord. Le pour soi du Sud contre le nous et la loi au nord.
292. Aux prédicateurs de la morale. L’auteur a l’air de les encourager à poursuivre leurs efforts en faveur de la morale. Cependant, il reste des héros pour lesquels la morale est quelque chose d’interdit.
293. Notre atmosphère : Le feu et la chaleur que les autres évitent. (Nous autres). L’auteur parle de lui-même au pluriel.
294. Contre les calomniateurs de la Nature. Sont désagréables, morbides contre la nature et ce qui est naturel chez l’homme.
295. Courtes habitudes, nécessaires et préférées par Nietzsche contrairement aux longues habitudes, sources d’ennui.
296. La réputation solide a servi et sert encore de base à la reconnaissance de tel et tel. Nietzsche estime que cela représente un danger pour le savant qui un jour ou l’autre peut changer et ne peut le faire par crainte pour sa réputation. « Or, si grand que puisse être l’avantage de cette façon de penser, elle n’en constitue pas moins le genre de jugement le plus préjudiciable à la connaissance » p 287.
297. Savoir contredire. « Chacun sait aujourd’hui que c’est un signe éminent de culture que de pouvoir supporter la contradiction. Quelques-uns même savent que l’homme supérieur désire et provoque la contradiction, afin d’en obtenir un signe relatif à sa propre injustice, ignorée de lui-même jusqu’alors. Mais quant à savoir contredire, quant à maintenir la bonne conscience acquise dans l’hostilité de tout ce qui est habituel, traditionnel, sacré- voilà qui est plus que supporter et provoquer la contradiction, voilà ce qu’il y a d’essentiellement grand, nouveau, étonnant dans notre culture, voilà le pas suprême de l’esprit libéré : qui donc en est capable aujourd’hui ? » p 288.
298. Gémissement.
299. Ce qu’on peut apprendre des artistes : tout ce qui rend les choses belles, fines, raffinées…. Douces…etc. car les choses ne le sont pas en elles-mêmes. Toutefois, dans la vie de l’artiste, il n’y a rien à apprendre.
300. Préludes de la science. Magie, alchimie, sorcellerie et croyances et rites primitifs sont les préludes de la science, même si les savants aujourd’hui ne les reconnaissent pas (Prométhée, oui).
301. Délire des contemplatifs. Les poètes de la vie. Ni aussi fiers, ni aussi heureux que nous pourrions l’être. Je ne résume pas l’idée, mais j’en tire l’essentiel du fragment.
302. Danger du plus heureux. Dans le sens où il souffre. La souffrance et bonheur sont liés chez l’homme. Mais il suffit d’une petite énigme pour gâcher une vie (Homère).
303. Deux êtres heureux : l’un réussit tout ce qu’il entreprend, même l’improvisation et l’autre échoue dans tout. Peu importe : connaître la vie à tel point de risquer de la perdre à tout moment.
304. En faisant, nous omettons. Préférer l’agir au jour le jour contre : ne fais pas ci, ne fais pas cela.
305. Domination de soi. Contre la morale qui empêche les choses de se faire. « Car il faut savoir se perdre de vue pour longtemps. Si l’on veut apprendre quelque chose des réalités que nous ne sommes pas vous-mêmes ! » p 295-296.
306. Stoïciens et épicuriens : Deux postures juxtaposées. Epicurien - posture intellectuelle choisie. Stoïciens - transe à l’extrême. Nietzsche évoque Aïssaoua que l’on rencontre à Alger, pour donner un exemple vivant des Stoïciens.
307. En faveur de la critique : « Lorsque nous exerçons notre esprit critique, il n’y a là rien d’arbitraire, ni d’impersonnel – et assez souvent tout au moins, c’est la preuve que des forces vivantes en nous sont à l’œuvre prêtes à faire éclater une écorce. Nous nions, nous devons nier, pour autant que quelque chose en nous veut ivre et s’affirmer, quelque chose que peut être nous ignorons que nous ne voyons pas encore ! – Ceci dit en faveur de la critique ». p 297.
308. L’histoire de tous les jours. Cela dépend de ce que l’on veut, soit des gratitudes et des louanges, en étant utile ou bien le contraire de la bonne conscience, la science de la conscience !
309. Du fond de la septième solitude. Rien ne peut retenir le voyageur-Nietzsche.
310. Volonté et vague. Regard sur les vagues et la race humaine. Je ne comprends pas tout !
3111. Lumière réfractée.
312. Ma chienne. Nom donné à ma douleur, dit Nietzsche.
313. Point de tableau de martyre.
314. Nouveaux animaux domestiques : lion et aigle. Force, crainte et peur.
315. De la dernière heure. Tempête, flambeau consumé ou qui s’éteint tout seul sans vent.
316. Hommes prophétiques : compare leur souffrance et leur douleur à celle des animaux qui pressentent le danger : singes et autres espèces par rapport à la foudre et aux orages…
317. Regard rétrospectif. Passion éphémère et de passage.
318. Sagesse dans la douleur : comme le plaisir, la douleur peut être à la base de la sagesse, les navigateurs face à l’océan et autres qui renoncent à la belle vie en participant à la conservation de l’espèce.
319. En tant qu’interprètes de nos expériences vécues. Les prophètes et les religieux ne s’interrogent jamais sur leur propre vie… « Mais nous autres, assoiffés de raison, nous voulons scruter nos expériences vécues avec autant de rigueur qu’une expérimentation scientifique, heure par heure, jour pour jour ! Nous voulons être nous-mêmes nos propres expérimentations, nos propres sujets d’expérimentation » p 305.
Le bout de ce fragment résume merveilleusement la notion d’implication.
320. Au moment de se revoir : se créer un soleil personnel.
321. Nouvelle prudence. Cesser de punir, s’élever plus haut, faire plus de lumière et de couleurs. Se mettre à l’écart ou détourner le regard.
322. Parabole : regarder les astres ou à l’intérieur de soi-même pour se rendre compte du fond du chaos et du labyrinthe de l’existence.
323. Chance dans le destin. Combattre aux côtés des adversaires : destinés à une grande victoire.
324. In media vita. « La vie comme moyen de la connaissance. – avec ce principe dans le cœur, on peut non seulement vivre courageusement, mais aussi gaiement rire ! Et qui donc s’entendait à bien rire et bien vivre s’il ne s’entendait d’abord à guerroyer et à vaincre ? » p 308.
325. Ce qui relève de la grandeur. Causer des grandes douleurs. Savoir souffrir et entendre le cri de la souffrance : ceci relève de la grandeur.
Benyounès Bellagnech
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