Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Vendredi 8 août 2008,
J’écris quelques pages du journal sur Georges Lapassade. J’y évoque la discussion que j’ai eu hier avec Augustin sur le projet d’un numéro de revue sur l’AI et la philosophie. Je l’informe de ce travail sur Nietzsche comme entrée dans la critique radicale et comme fondement de notre vision de l’AI.
246. Mathématiques. Faire entrer les mathématiques dans la connaissance. « Les mathématiques ne sont que le moyen de l’universel et dernière connaissance de l’humain » p 246.
247. Habitude. Main malicieuse et malice moins leste.
248. Livres : « Que nous vaut un livre qui n’a pas même la vertu de nous emporter par-delà tous les livres ? ».
249. Le gémissement du connaissant. La passion du connaissant à travers tous les autres.
250. Culpabilité. Inexistante.
251. Ceux qui souffrent inconnus. Prométhée qui envie à Jupiter les hommages que les mortels lui rendent, c’est alors qu’il souffre !
252. Plutôt demeurer coupable que de payer d’une monnaie qui ne porte pas notre image.
253. Toujours chez soi : malgré les voyages plus lointains.
254. Contre l’embarras : être absorbé.
255. Les imitateurs : chacun se propose comme exemple.
256. L’épidermité : La surface des choses, une préférence.
257. Par expérience. « Plus d’un ignore ses richesses jusqu’au jour où il apprend que des hommes même les plus riches se font voleurs à son contact » p 257.
258. Le négateur du hasard. « Nul vainqueur ne croit au hasard » p 257. Je commente : tout dépend dans quel domaine on est vainqueur !
259. Du paradis : « Le bien et le mal sont les préjugés de Dieu », dit le Serpent.
260. Une fois un. Un seul ne peut se prouver, mais il suffit de deux pour qu’on ne puisse plus les réfuter.
261. Originalité. Nommer quelque chose qui n’avait pas de nom.
262. Sub spécie acterni –partager le privilège des morts, c’est ne plus mourir.
263. Sans vanité. Désir de manques cachés. Recherche ou désir de la divinité.
264. Ce que nous faisons : des éloges et des blâmes et pas d’intelligence.
265. Dernier scepticisme : « Que sont donc pour finir les vérités de l’homme ? – Ce sont les irréfutables erreurs de l’homme » p 261.
266. Où la cruauté est nécessaire : la grandeur est cruelle pour ses vertus et ses considérations secondaires.
267. La vertu du grand but : nous rend supérieur au juge et à la justice.
268. Qu’est ce qui rend héroïque ? Aller au-devant de ses espérances.
269. A quoi il faut croire : le poids des choses doit être nouvellement établi.
270. Que dit ta conscience ? « Tu dois devenir qui tu es ».
271. Les plus grands dangers résident dans la compassion.
272. Qu’aimes-tu chez les autres ? Mes espérances.
273. Qui nommes-tu mauvais ? Celui qui veut toujours faire honte.
274. Qu’y a-t-il pour toi de plus humain ? Epargner la honte à quelqu’un.
275. Quel est le sens de la liberté acquise ? Ne plus avoir honte se soi-même.
Je termine le Livre Troisième. Ressemblance avec le précédent, mais avec d’autres thèmes à résumer à la fin de la lecture de l’ensemble de l’ouvrage.
Introduction au livre par un poème sur le mois de janvier p 265.
276. Pour le Nouvel An. Vivre et penser, c’est ce que veut Nietzsche. La beauté sans accuser la laideur. Nulle accusation. Tout prendre et ne faire qu’adhérer.
277. Providence personnelle : de la servitude spirituelle.
278. La pensée de la mort : Les hommes refusent de croire qu’ils sont une confrérie de la mort. Dans ce fragment, je retrouve le mot écrit pour la mort de René Lourau et que je reprends. « Ce qui me rend heureux, c’est de voir que les hommes refusent absolument de penser la pensée de la mort ! Et je contribuerais volontiers à leur rendre la pensée de la vie cent fois plus valable encore ! » p 270.
279. Amitiés d’astres : Le niveau du sublime dans l’amitié tels deux navires qui se séparent dans les mers qui peuvent ou non se croiser dans un port. C’est le sens de l’amitié se séparer tels les astres.
280. Architecture des contemplatifs : L’auteur décrit des lieux où il serait possible de méditer sans Dieu et dans religion. « Notre désir serait de nous voir nous-mêmes traduits dans la pierre et dans la plante, de nous promener au-dedans de nous-mêmes, lorsque nous irions de-ci, de-là dans ces galeries et dans ces jardins » p 272.
281. Savoir trouver la fin : Les maîtres à penser, les musiciens talentueux et les montagnes qui se terminent dans les océans.
282. La démarche.