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Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.

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Le journal d'un article

Journal d’un article*

 

 

Préambule

En se développant, la revue Les IrrAiductibles a tendance à la normalisation. Certaines normes demeurent incontournables pour tout périodique se réclamant du domaine des sciences de l’homme et de la société et cherchant à exister dans le paysage éditorial des revues. Ces normes sont donc relatives à la publication même : dépôt légal, périodicité et certaine régularité dans la parution, nombre limité de pages, traitement d’un dossier principal, etc. D’autres normes en revanche se mettent en place au fur et à mesure de la parution des numéros successifs. La diversité des sujets abordés et le nombre de pages ont été revus depuis la parution du numéro quatre. Au moment de la mise en impression du numéro quatre, l’imprimeur nous a expliqué qu’il lui était impossible avec les moyens techniques à sa disposition de mettre sous presse une revue comptant plus de 400 pages. De plus, certains lecteurs et collaborateurs estimaient que les gros volumes décourageaient la lecture. La question du dossier, conçu au départ comme élément central de la revue, a tendance à devenir le sujet principal autour duquel doivent tourner tous les articles, limitant ainsi la liberté des auteurs de traiter d’autres thèmes ou des sujets périphériques.

Une autre norme, qui est l’objet même de cette introduction, réside dans le fait de demander aux auteurs de ne pas dépasser 40 000 caractères. La raison évoquée est relative, d’une part à la volonté de la rédaction de faire participer le plus grand nombre de contributeurs à chaque numéro, et d’autre part à la nécessité de limiter le nombre de pages de chaque volume. Jusqu’ici la norme ou sa mise en place ou encore son respect ne laisse entrevoir que la dimension formelle des articles, or il est bien évident que le quantitatif a des répercussions sur le qualitatif et que les jeux de forces entre forme et contenu doivent être mis en relief.

C’est la décision de publier le journal de lecture qui m’a amené à me poser ces questions. En effet, au départ, il ne s’agissait nullement pour moi d’écrire un journal alors que ma préoccupation portait nécessairement sur l’article qui devait répondre aux normes admises par « notre communauté » et notamment celles relatives au nombre de pages limitées. Ce faisant, je considérais ce que j’écrivais comme des notes de brouillon destinées à la poubelle une fois l’article envoyé à la rédaction. C’est en relisant ces notes et en les comparant avec l’article que je me suis rendu compte de l’absence presque totale de mon implication, alors que celle-ci, quoiqu’en pensent les teneurs de la science sans vie, est une notion fondamentale du paradigme de l’analyse institutionnelle.

A mon insu, les notes se sont transformées en journal d’un article, expérience que je tente pour la première fois et que je compte bien poursuivre. Certes, j’écris plusieurs journaux, mais celui-ci me révèle non pas ce que j’ai écrit, mais ce que je n’ai pas écrit, notamment certains événements dramatiques liés à la disparition de ma mère (le libidinal), à la disparition des amis des IrrAIductibles : Hubert de Luze, Gérard Althabe, Gérard Chalut-Natal, (l’organisationnel et l’idéologique), sans oublier Jacques Derrida dont l’œuvre a beaucoup compté dans ma formation philosophique.

Les dispositifs, thème des numéros 6 et 7 de la revue, que je devais coordonner, ont certes parus, après d’âpres discussions avec certains auteurs qui voyaient des normes nouvelles s’installer, mais qui ne comprenaient pas que la transgression des normes et la déviance sont des grands carrefours permettant parfois de suivre d’autres voies, pour atteindre les mêmes objectifs, c’est à dire faire valoir ses arguments. Jusqu’à présent, les normes régissant les articles ne permettent pas d’introduire le journal dans un article. Jean Oury, René Lourau, Georges Lapassade, Remi Hess … ont tenté le coup en intégrant des journaux dans le corps du texte du livre et ce fut incontestablement une réussite et un apport important à la conception du livre traitant des sciences sociales. Il est temps de trouver des astuces pour faire en sorte qu’un article puise contenir un journal si court soit-il, afin de donner vie à un texte en lui ajoutant ce qui lui manque très souvent, c’est-à-dire l’implication de son auteur.        

Le journal d’un article n’est pas un autre article, mais il est une partie de l’article. Il éclaire certains aspects de l’implication de son auteur. Peu avant leur mort, Bourdieu et Derrida ont profondément regretté de ne pas avoir écrit leurs récits de vie, c’est à dire le journal, en somme leur implication. C’est une leçon de plus et un regret qu’il ne faudrait probablement ne pas avoir.

Ce journal est à inscrire dans le dispositif d’écriture, dispositif tel que je l’ai exposé dans l’article « Pour une critique du dispositif ».               

 

Juillet 2004,

Dispositifs contre dispositifs, Les enjeux des dispositifs (titres envisagés)

Reprendre la définition de Michel Foucault : Le savoir

« Le propre du savoir n’est ni de voir, ni de démontrer, mais d’interpréter », p 55. Les mots et les choses.

Les faits constatés : Patrice dans une école et Remi dans une université (pédagogie positive et recherche-soutenance)

Raconter comment et quand nous étions amenés à nous intéresser à la question du dispositif.

L’intervention américaine en Iraq (et contre le dispositif iraqien).

Hermès, Lyotard, Foucault, Deleuze et les ouvrages sur l’intervention.

 

Lectures : Dérive à partir de Marx et Freud. Cet ouvrage annonce à l’avance la parution de : Des dispositifs pulsionnels, quelques mois plus tard, ou plutôt, la même année. Dans l’introduction, la préface, Jean-François Lyotard utilise le mot dispositif en liaison avec le Kapital. Premier usage : le dispositif du Kapital. Dispositif de désir, dispositif économique, libidinal, dispositif figural, dispositif libidinal, les dispositifs visibles , « le désir… s’articule en dispositifs…Le Kapitalisme est l’un de ces dispositifs » p 16.

[En effet, il l’utilise pas moins de treize fois sur 15 pages. Voir les points communs entre les différents usages].

« Tout est-il donc permis ? – Tous les beaux coups le sont. Il y a à veiller à ce qu’aucun coup ne puisse passer pour beau s’il fait un usage même indirect, même symbolique, de la menace de mort à l’intention de ses destinataires ».

                           Jean-François Lyotard, Avertissement. Des dispositifs pulsionnels.

 

Dispositif : effet de mode ou véritable question de recherche ? C’est à la fois l’un et l’autre. (voir Barthes et Jean-Pierre Faye pour l’un et Foucault pour l’autre). La nouveauté réside dans le fait de questionner les dispositifs. [p 41, Jean-François Lyotard, 10/18 ] science et structure = structuralisme. C’est à la page 140 que l’on trouve des définitions des dispositifs.

La mise en jeu des dispositifs ne relève pas de la pure imagination, ni d’une méditation métaphysique, mais bel et bien de l’observation participante définie par Georges Lapassade, de l’implication et de l’acte manqué du groupe Hermès dans le numéro consacré au dispositif (Absence de la référence à l’ouvrage de Jean-François Lyotard (10/18).

A noter qu’au début, je voulais travailler sur les contradictions entre les dispositifs – [Lutte à mort – Remi Hess in Les IrrAIductibles n°1].

[Qu’est-ce qu’être acteur dans le dispositif ?

Questionner, c’est problématiser ! C’est moi.

Malaise dans les dispositifs ?!?!

Analyse des implications !]

[Critique à partir de la périphérie] [une position]

L’obsession ? C’est quoi à définir ?

[Il ne faut pas préparer des choses qui ne se mangent pas ?!] économie politique.

Pp 157-177, lues ce mardi 20 juillet 2004, une lecture intéressante de l’œuvre de Bachelard.

Comparaison entre la production au sens marxiste et la production du discours-narration capital face à un dispositif libidinal (p 182)

Le dispositif narratif : régie Renault annonçant la mort d’un ouvrier (Pierre Overney) [organisation selon des modalités]

« Dispositif : formation toute positive, affirmative, de distribution des intensités libidinales, mais les détraquant toujours jusqu’au disfonctionnement ». (p 190)

 

Mercredi 21 juillet,

Nulle part, je n’ai trouvé hier la référence à des Dispositifs pulsionnels dans Hermès. Je dois confirmer cela et évoquer l’acte manqué du numéro.

 

Jeudi 22 juillet 2004, 8 heures 50,

A l’instant, Augustin vient de m’appeler au téléphone. Il me propose d’avancer le rendez-vous de 15 heures à 13 heures. Je ne prendrai donc pas de livres à la bibliothèque.

 

Vendredi 23 juillet,

 Très peu lu Témoigner du différend.

 

Samedi 24 juillet,

Groupe-recherche : Loi d’orientation

Préparer un dispositif ? Expérience canadienne – Chris [Franceculture.com, Le Monde.fr]

 

Dimanche 25 juillet, 9 heures 30,

Je termine la lecture de Des dispositifs Pulsionnels de Jean-François Lyotard. Le livre me conforte dans ma démarche critique affirmative. Dispositif libidinal face/contre le dispositif du capital.

A revoir quelques citations.

Je lis aussi Le Différend et je retiens : « Mais les sciences humaines du langage sont comme les jurys des conseils des prud’hommes » p 28 et ce après la définition du différend entre le travail et le capital, qui n’est pas un litige.

 

Lundi 26 juillet,

Alors que je poursuis la lecture de Le Différend, à l’instant (21 heures 35, p 83), une question s’impose à moi : qu’est-ce qui ne relève pas du dispositif ? A creuser.

 

Mardi 27 juillet,

Journal inédit de Michel Leiris lu par Jean-Louis Trintignant sur France Culture. 8 heures 20

[Ecrire hors norme et hors texte] La série noire – Le libidinal.

Par le oui-dire, j’apprends que : l’absence/hors dispositif.

9 heures 40, Bachelard parle sur France Culture : le matérialisme et Socrate en passant par Aristote : bibliographie sur France Culture.com.

 

Mercredi 28 juillet, 8 heures 10,

Journal intime, suite (pages arrachées)

G. Bachelard : 9 heures 05 (suite)

Si l’on reformule les questions : qu’est-ce que le dispositif ? Qui conçoit, met en œuvre, exécute les dispositifs ? Quels sont les effets des dispositifs ? etc.

La fonction régulation, légitimation, domination…

Justification [guerre, droit, technique] finalisation ou objectifs visés.

[Pourquoi faire simple quand c’est compliqué] sans illusion sur l’opinion.

Disfonctionnement ou crise des dispositifs.

 

Vendredi 30 juillet, 9 heures 20,

Ecoute G. Bachelard.

Epuisé après la traduction.

Je feuillette les livres apportés hier de la bibliothèque de la fac. Je poursuis la lecture de Le Différend de Jean-François Lyotard.

 

Samedi 31 juillet, 19 heures 10,

Je lis Le Différend de Jean-François Lyotard.

Idée de combattre les fossoyeurs de l’esprit ou de l’âme vincennoise/ En pensant Jean-François Lyotard comme philosophe de Vincennes.

Idée de mettre les institutionnalistes les uns à côté des autres [Deleuze, Guattari, Georges Lapassade, René Lourau…]

Dans cet ouvrage, la notion d’échange occupe une place importante.

20 heures, je termine la lecture du Différend de Jean-François Lyotard.

L’impossibilité de l’histoire.

Je vais tenter de lire d’autres ouvrages sur Jean-François Lyotard.

21 heures 30, je reprends la lecture de Témoigner du différend, quand phraser ne se peut, Jean-François Lyotard [al]. Le texte de Françis Guibal éclaire ma compréhension de la pensée de Jean-François Lyotard.

 

Dimanche 1er août, 7 heures 25,

Je poursuis la lecture de Témoigner du différend.

Aporie : contradiction insurmontable  (en philosophie).

La suspension de la course vers la définition du dispositif : hors ou à la marge des dispositifs : l’implication.     

L’anamnèse : Je ne trouve rien dans le Dictionnaire encyclopédique 2000 LAROUSSE.

18 heures 20,

Je termine la lecture de [Témoigner du différend, quand phraser ne se peut, autour de Jean-François Lyotard, avec des exposés de Françis Guibal et Jakob Rogozinski, éd Osiris, 1989 , 130 p].

Je commence la lecture de [J.Derrida, V.Descombes, G. Kortian, P. Lacoue-Labarthe, J.F. Lyotard, J.L. Nancy, La faculté de juger, Paris, Les Editions de Minuit, coll « Critique », 1985, 240 p.].

Yann-Elias et Solène organisent les jeux olympiques, compétitions et distributions de médailles aux peluches.

 

Samedi 7 août, 11 heures,

Je viens à l’instant de terminer la lecture de Jean-François Lyotard, Rudiments païens, Union générale d’éditions, 10-18, 1977. L’idée de lire cet ouvrage est intervenue alors que je lisais l’article de Jacques Derrida dans La Faculté de juger. Ce livre m’aide à approfondir la compréhension de la pensée de Jean-François Lyotard et notamment son incessante référence au paganisme comme singularité presque absolue et irréductible à la Raison, la vérité, la totalité et l’universel… etc. Il m’aide aussi à réfléchir sur les minorités et sur le centre et la périphérie.

J’en suis à la page 100 de la Faculté de juger. Je poursuis la lecture. Lorsque je ne lis pas, je pense à l’article à écrire. Des idées défilent devant moi de mémoire et je me demande pourquoi ne pas les écrire sur le champ dans l’article. Encore une fois, le dispositif domestique fait défaut. L’été 2003 est comme un spectre qui me hante très souvent et je me sens incapable de passer outre et de prendre une position radicale, d’abandonner ce dispositif.

Voir la loi : voir Derrida à propos de la loi.

 

Dimanche 8 août, 9 heures 20,

Levé à 7 heures, j’ai lu Droit de la philosophie de Garbis Kortian, in La Faculté de juger. Le droit chez Hegel et Kant avec des recours aux philosophes post-modernes. [Les enjeux des dispositifs sont également idéologiques, libidinaux et organisationnels].

 

Lundi 9 août , 11 heures 30,

Je reprends la lecture suspendue hier matin. Je viens de marcher pendant une heure, aller et retour à Choisy. Mon corps avait besoin de cela. Je me sens mieux pour reprendre la lecture. [Je dois jeter un coup d’œil sur la revue Critique à la bibliothèque Paris 8].

 

Mardi 10 août, 17 heures,

Depuis 8 heures ce matin, je me fixe un objectif modeste, certes, mais efficace : terminer la lecture de La faculté de juger. C’est fait. Vers la fin du livre, je commence à m’ennuyer, n’ayant pas le souffle de suivre Jean-François Lyotard dans sa lecture de Kant. Auparavant, P. Lacoue-Labarthe élabore une critique intéressante à l’adresse de Lyotard. Pas de réponse de ce dernier.

Je souligne quelques passages, probablement pour en faire usage.

Je commence la lecture de Jean-Pierre Faye, La raison narrative, Paris, Ed Balland, coll « Metajora, 1990, 472 pages.

La lecture de cet ouvrage risque d’être compliquée du fait que je dois le rendre à la bibliothèque. Je ne peux donc me contenter de souligner, mais je dois transcrire ce qui m’intéresse dans cet ouvrage.

 

Mercredi 11 août, 8 heures,

Pas de traduction ce matin.

Hier, j’ai bien utilisé mon temps. J’ai terminé Jean-François Lyotard et j’estime avoir bien avancé dans la lecture de La raison narrative. Je commence à me faire une idée sur la pensée de Jean-Pierre Faye. J’en suis à la page 70.

[Ibn Al Madine = Bibliographe premier …… Le livre des livres]

Georges Trabichi sur Radio Orient à 17 heures 30.

[Lire ce livre pour se rendre compte de ce que l’Iraq représente dans la civilisation humaine. [Gilgamesh- Uruk] ]

p 166. Sumer = l’écriture (pensée début) voir p 171 important

[Cherchons alors le global dans le détail de ce qui va être, sous nos yeux, redoutablement dé-formé] p 208.

Cet ouvrage m’aide à penser ma pratique de l’écriture (compte-rendu, rapport, conte… etc., article).

 

Samedi 14 août, 10 heures 50,

Changement de lieu de travail. Je suis à la page 215.

Définition de la guerre dans sa relation avec l’esclavage, chez Aristote : « Une chasse qui permet d’acquérir des hommes nés pour obéir » p 227.

 

Dimanche 15 août, 10 heures 40,

Le voyage dans ce livre se poursuit, me permettant de faire des rencontres avec l’histoire du déploiement de la pensée par la narration. J’en suis à la page 290.

[L’été 90-Août 1990 : invasion de l’Iraq]

«  Nous appellerons ici raison une faite d’éclats, capable d’interrogation perpétuelle sur les contradictions » p 307.

 

Jeudi 19 août, 17 heures 45,

Encore 10 pages et j’en aurais terminé avec ce gros pavé de Jean-Pierre Faye. Je dois passer à l’écriture de cet article et lire le reste des ouvrages au fur et à mesure.

La lecture de cet ouvrage est un labeur éprouvant, mais nécessaire pour affronter des textes difficiles et complexes.

« L’effet n’est pas seulement un mal de l’histoire, mais aussi un mal de langage », p 463 Jean-Pierre Faye.

Les chemins de la raison narrative bien tracés par Jean-Pierre Faye dans ce livre. Fin 20 heures 10.

21 heures,

Je débute la lecture de la revue Hermès n°25 intitulée Le dispositif entre usage et concept, n°25, CNRS éditions, 1999.

 

Dimanche 22 août, 8 heures 30,

J’attaque Hermès ce dimanche. Vendredi et samedi n’ont pas été bien exploités. Je ne crois pas que je puisse me permettre le luxe de ne pas travailler comme cela pendant 2 jours. Sinon le travail serait reporté sine die !… Je dois à partir d’aujourd’hui marier la lecture avec l’écriture sur ordinateur.

 

Mardi 24 août, 10 heures 55,

Penser les dispositifs comme des médiations/ des entre-deux/ postulat qui revient souvent dans les articles de Hermès.

[Dispositif comme médiation culturelle de l’identité

Le dispositif : une aide aux identités en crise pp 67-80. ]       

Je dois critiquer cette notion de médiation/ dispositif

 

Mercredi 25 août, 12 heures 10,

Internet comme dispositif hétérotopique, Philippe Hert, département de communication, Université Nancy 2.

Cet article, publié in Hermès, me paraît intéressant car il aborde le dispositif à partir de M. Foucault, tout en essayant, tentant, de l’appliquer sur Internet. Travail à relire dans le cas où il faudrait écrire sur Internet.

 

Samedi 28 août,

A huit heures ce matin, je commence à mettre de l’ordre dans mes affaires. Dossier contenant les documents relatifs aux dispositifs. Je suis décidé d’écrire au fur et à mesure que j’avance dans la lecture de Hermès et des autres ouvrages en attente.

Dispositifs de croyance, Jean-Louis Weissberg, Paris 13.

 

Lundi 30 août, 11 heures 35,

Jean-Louis Weissberg conclut son article par une préférence accordée à la disposition par rapport au dispositif.

A noter que son article est une reprise de l’un des chapitres de son livre Présences à distance, Paris, L’Harmattan, 1999.

 

Mardi 31 août, 19 heures 40,

J’ai beaucoup suivi les infos presse, radio, internet… J’ai envie ce soir d’avancer dans la lecture d’Hermès.

 

Samedi 4 septembre, 9 heures,

Lectures et écriture suspendues depuis mardi en raison probablement de la fatigue due aux longues traductions et au bouleversement de l’emploi du temps dû à la rentrée scolaire.

Pourtant, j’aurais dû au moins terminer la lecture de Hermès et commencer l’écriture de l’article tout en m’attaquant aux livres de Guattari et de Lapassade.

Je lis l’article « Du département des modalités de contrôle » de Gérard Leblanc. L’auteur introduit sa contribution par l’institutionnalisation et la normativité. Par la suite, je n’arrive pas à le suivre (médias et dispositifs). Néanmoins, l’article reste utile et intéressant, notamment quand il évoque la médiation entre l’auteur et le spectateur au cinéma comme à la télé.

Il est midi, je termine cette lecture par Emmanuel Belin qui cite Donald Winnicott, Foucault et Bachelard…

Cette page ne sera pas consacrée aux conclusions de mes lectures, mais sera le moyen de prise de notes de lecture.

A noter que E. Belin cite une définition des dispositifs de M. Foucault à reprendre : « Un ensemble résolument hétérogène, comportant des discours, des institutions, des aménagements architecturaux, des décisions réglementaires, des lois, des mesures administratives, des énoncés scientifiques, des propositions philosophiques, morales, philanthropiques, bref : du dit, aussi bien que du non-dit, voilà les éléments du dispositif. Le dispositif lui-même, c’est le réseau qu’on peut établir entre ces éléments ». Michel Foucault, Dits et écrits, Paris, Gallimard, 1994, p 299. cité par E. Belin…, et dans les notes, ajoute des références à Castoriadis, Domaines de l’Homme, Paris, Seuil, 1986. et Gilles Deleuze dans Michel Foucault philosophe.

Encore deux autres ouvrages à lire et j’en aurais fini avec ce travail sur les dispositifs du moins pour l’instant.

Je passe à la lecture de Georges Lapassade, Groupes, organisations, institutions, Paris, Gauthier-Villars, Coll « Hommes et organisations », 1967, 2ème édition 1970.

Déjà lu la préface et l’avant-propos écrit par Georges Lapassade.

« L’institution familiale pèse lourd ; mon dos ne peut plus la porter, ni la supporter » 17 heures 55. Voir l’habitat chez Bachelard.

« Refuser la propriété privée de l’organisation qui est la marque de notre vie sociale et son fondement ultime » p 26 (introduction) (1966).

« Dans l’histoire, comme dans la nature, la pourriture est le laboratoire de la vie » Marx cité par Georges Lapassade p 32.

 

Dimanche 5 septembre, 11 heures,

Je lis la phrase dans Groupes, organisations, institutions de Georges Lapassade, où il évoque l’expérience de C. Rogers dans les domaines thérapeutique et pédagogique. Ce dernier aspect peut m’être utile dans ma thèse [La non de directivité]

« On ne peut aborder les problèmes des groupes sans aborder en même temps ceux des organisations et des institutions »

Le modèle dialectique en pédagogie inspiré par Sartre p 45, Georges Lapassade et Ardoino l’ont adopté. Georges Lapassade souligne que des modifications ont été apportées à ce modèle.

 

Mardi 6 septembre, 19 heures 30,

Lorsque je me suis rendu compte que je devais rendre des ouvrages à la bibliothèque de la fac, j’ai entamé hier dans la matinée la lecture de Dialectique, F.D.E Schleiermacher, Cerf-Labor et Fides-Presses de l’Université de Laval, 1997, auteur que je ne connais que de nom, philosophe à l’ombre de Hegel.

J’ai emprunté ce livre pour travailler la dialectique en vue d’avancer dans ma thèse où cette notion a une place importante.

 

Dimanche 12, 10 heures 45,

Avant de commencer à préparer le repas, je lis quelques pages de Groupes, organisations, institutions de Georges Lapassade. J’en suis à la page 88 et je viens de lire les extraits consacrés à Hegel, Marx sur la bureaucratie. Je dois passer à Lénine.

 

Lundi 13 septembre, 9 heures 30,

En lisant le livre de Georges Lapassade, je constate (page 108) que le terme dispositif n’est toujours pas utilisé par l’auteur, bien qu’il traite de l’organisation et de la bureaucratie.

Max Weber occupe, tient une place importante dans le travail de Georges Lapassade sur la bureaucratie. Il le rapproche de Marx, Hegel et Lénine. Il souligne les limites de l’approche weberienne (sociologique) en insistant sur l’absence de la critique à l’égard de la bureaucratie. Rôle attribué à d’autres : Merton, Selznick, Gouldner, Crozier, E. Enriquez. Bien que ce dernier ait fait avancer l’analyse de la bureaucratie, il n’en demeure pas moins prisonnier du schéma classique de la bureaucratie, note Georges Lapassade.

Alain Touraine, critiqué par J. Delvaux et Claude Lefort

[p 132. propos sur la recherche] en citant W. Mills.

[Le dispositif nucléaire prohibé pour certains et admis pour d’autres]

[La critique de la pédagogie traditionnelle est ainsi une critique de la bureaucratie] p 138.

 

Mardi 14 septembre, 7 heures 20,

Hier soir, j’ai terminé la partie consacrée à la bureaucratie et entamé la partie traitant des institutions. Durkheim : « La sociologie est la science des institutions ». Cruvitch critique cette tendance.

« [L’analyse institutionnelle est donc indispensable pour comprendre les phénomènes de domination pédagogique ou bureaucratique »] Georges Lapassade p 163 (Groupes, organisations, institutions).

Expliquer la pédagogie institutionnelle : ce passage est central dans ma recherche (à revoir).

Chapitre V : Dialectique des groupes, des organisations et des institutions. « La dialectique comme logique de l’inachèvement, de l’action « toujours recommencée » p 175.

Sur le groupe, Georges Lapassade s’appuie sur Sartre dans Critique de la raison dialectique.

Analyse du conflit au sein du groupe.

La structure du groupe est organisation fonctionnelle. Le passage dialectique de l’organisation à l’institution.

  -Georges Lapassade, Groupes, organisations, institutions, Paris, Gauthier-Villars, 1967, 2ème édition 1970, coll « Hommes et organisations »] 250 p.

             -Félix Guattari, Psychanalyse et transversalité, essais d’analyse institutionnelle, préface de Gilles Deleuze, Paris, Ed François Maspéro, 1972, 290 p.

 

Mercredi 15 septembre, 11 heures 15,

J’ai terminé la lecture de Georges Lapassade, Groupes, organisations, institutions dans le train, en allant à la fac déposer (rendre) les livres empruntés. J’ai pris[1] Carl Von Clausewitz, De la guerre, Paris, Ed Gérard Lebovici, 1989. Ouvrage posthume, traduit de l’allemand par le lieutenant-colonel De Vatry, publié en allemand par Marie Von Clausewitz, 1832-1837. 

Après une longue attente, le moment est venu pour lire cet ouvrage fondamental sur la guerre. Je ne sais pas s’il aura une quelconque utilité dans le travail sur les dispositifs, mais en tout cas, je dois le lire pour tenter de comprendre pourquoi cet ouvrage est jugé incontournable pour toute approche de la question de la guerre.

De retour de la fac, j’ai lu l’avant-propos de Marie Von Clausewitz, par le biais duquel j’apprends que l’auteur a travaillé pendant douze ans sur cet ouvrage.

« L’analyse et l’observation, la philosophie et l’expérience jamais ne doivent s’exclure, ni se mépriser ; chacune apporte à l’autre sa caution » p 25.

Définition de la guerre p 33.

« La guerre est donc un acte de la force par lequel nous cherchons à contraindre l’adversaire à se soumettre à notre volonté ».

 

Dimanche 19 septembre, 9 heures,

J’en suis à la page 70 du livre De la guerre. « Qu’est-ce que la guerre et la nature de la guerre » constituent les chapitres I et II. Avant d’entamer le chapitre III, « Du génie de la démarche méthodologique et conceptuel », l’auteur exhorte le lecteur à garder en tête les conclusions des deux premiers chapitres.

« Le génie de la guerre » est un chapitre d’ordre moral, psychologique, social et intelligible. Il met en lumière les différents et multiples éléments et caractéristiques des chefs de guerre, ainsi que le lien entre politique et guerre, savoir et guerre, histoire et guerre…

 

Dimanche 17 octobre, 9 heures 45,

Rien ce dimanche. Début de la maladie.

 

Mercredi 20 octobre, 9 heures 20,

Les effets moraux de la guerre ne sont pas prévisibles.

«  Il sera donc toujours beaucoup plus facile de formuler une théorie pour la tactique que pour la stratégie » p 1290.

 

Samedi 23 octobre, 8 heures 25,

A la question de savoir s’il faut utiliser le terme de science ou de l’art de la guerre, Clausewitz distingue entre l’art comme étant un savoir-faire et la science comme savoir pur.

            Très instructif, le chapitre « De la critique », pp.152-173.

L’auteur utilise l’art de la guerre et non pas la science de la guerre (c’est à souligner). Art militaire.

 

Mercredi 27 octobre, 12 heures 20,

Je devais rendre le livre hier. Je ne l’ai pas fait. Je continue la lecture aujourd’hui.

Carl Von Clausewitz, De la guerre, Paris, Ed Gérard Lebovici, 1989.

Ouvrage posthume, traduit de l’allemand par le lieutenant-colonel De Vatry, publié en allemand par Marie Von Clausewitz, 1832-1837.   

 

 Benyounès Bellagnech
http://lesanalyseurs.over-blog.org/

Publié sous le nom de Benyounès

In Les IrrAIductibles n°10

Normes et déviances


* Benyounès Bellagnech, Pour une critique des dispositifs, in Les IrrAIductibles n°7.

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A
Very good.<br /> Belíssimo texto.<br /> <br /> Obs.; texto indicado pela professora Lucia Ozório.<br /> <br /> Ailton Rocha<br /> Rio de Janeiro, Brasil
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