Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Lundi 27 mars 2006, 10h10, dans le RER, vers Orly-Sud
Je pars pour Naples. Ensuite, il me faudra prendre un train pour Lecce. Quand je connaîtrai mon heure d’arrivée à Lecce, je téléphonerai à Vito d’Armento, qui viendra me chercher à la gare. Il m’hébergera chez lui, ce soir.
Ainsi, je me trouvais dans une situation paradoxale en arrivant. Je n’étais pas invité à parler, par contre, mon œuvre était là, et bien là.
Avec Kareen, nous avons eu quelques difficultés à trouver le pont Anne de Bretagne. Ainsi, nous sommes arrivés dix minutes en retard au colloque. À l’entrée, une personne pointa notre nom de participants (nous étions bien inscrits). Elle nous donna le programme, et nous sommes entrés dans la salle, Martine Lani-Baye parlait :
- Remi Hess, dont l’œuvre est considérable sur le journal, n’a pas été invité à parler, car il est très bavard ! Pour lui, il aurait fallu une journée entière… Son narcissisme… l’a conduit à protester de ne pas être dans notre numéro, etc.
Tout en écoutant ce discours, j’avais eu le temps de m’installer très confortablement au fond d’une belle salle qui réunissait 38 participants.
Quand Martine arrêta de parler, m’assurant qu’elle ne m’avait pas reconnu, je me levais et dit simplement :
- Martine, je voudrais dire que je suis là. Je suis inscrit comme participant. Je suis venu avec Kareen Illiade, avec qui j’ai édité les Moments de pédagogiques de J. Korczak. Il est paru tout spécialement pour votre colloque !
La surprise fut partagée par Martine et les autres participants ! Comment Martine avait-elle pu ne pas me reconnaître ? Depuis quelques mois, j’ai décidé de laisser pousser mes cheveux. Mon look a totalement changé. Je retrouve le style que j’avais en 1975 (photos au dos de la Socianalyse ou de la pédagogie institutionnelle).
Martin de la Soudière, ami de R. Lourau, commença son intervention… Alors qu’il parlait, Philippe Lejeune (qui n’est plus si jeune que cela) et Gaston Pineau entrèrent dans la salle. Nous leur donnons un exemplaire du Korczak. Gaston nous demande une dédicace pour son livre. Kareen est très fière de lui dédicacer son premier livre, car c’est Les histoires de vie, de Gaston Pineau, qu’elle a lu comme premier ouvrage de sciences humaines, au moment de sa reprise d’études en 2002.
Je dois préciser que Moments pédagogiques était un texte très court, Lucette nous a donné 50 pages pour écrire Moment du journal et journal des moments, texte co-écrit (R. Hess, K. Illiade) et co-signé. Ainsi, sur la couverture, on trouve rassemblés les noms de Korczak, Hess et Illiade.
Philippe Lejeune ne nous a pas demandé de lui signer l’exemplaire que nous lui avons offert.
Quand Martine avait parlé de moi, j’avais fait ma réponse, en allant lui porter, ostensiblement, un exemplaire de Moments pédagogiques. Elle avait donc son exemplaire. Plus tard, je donnerai un exemplaire à Bernard Paillard, et en fin de journée un autre à Christian Leroy.
Dès la première pause, Martine était venue nous voir pour nous dire qu’une intervenante de l’après-midi étant défaillante, elle souhaitait que nous prenions la demi-heure prévue pour elle ; ainsi nous allions pouvoir présenter J. Korczak, juste après l’heure d’intervention de Philippe Lejeune.
Après la pause, Bernard Paillard présentait le journal de Morin (1965) sur Plozémet…
A midi, Martine ne pouvait nous inviter au repas des intervenants. Elle n’avait prévu que 10 plateaux-repas. Aussi, étions-nous libres, Kareen et moi, de chercher une brasserie, et d’échanger sur la forme à donner à notre intervention. Je ne me souviens plus de ce que nous avons décidé, si ce n’est l’idée de dialoguer. Dans la réalité, je commencerai à parler de moi, répondant discrètement aux interventions précédentes, puis je donne la parole à K. pour parler de Korczak. Nous faisons circuler 2 exemplaires du livre, pour que les participants l’aient entre les mains, pendant notre exposé.
Ensuite, la pause permet des échanges plus personnels avec Gaston Pineau, Christian Leroy, notamment. Je profite de l’excellent étalage de la librairie Vent d’Ouest pour acquérir 180 euros de livres. J’achète mon livre sur G. Althabe (que je n’avais plus).
De son côté, Kareen établit des contacts avec plusieurs intervenants ou participants.
Remi Hess
http://lesanalyseurs.over-blog.org