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Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.

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Remi Hess : Journal des idées : 4 juin 2009

Jeudi 4 juin 2009, 14 h 30


Encore une fois, impossibilité de faire une réunion d’Experice satisfaisante. Francis rentre des notes, Jean-Louis bavarde avec Gladys et Lucette dans le bureau de Jean-Louis. Dan est en A 431. Elle reçoit une étudiante… Face à ce chaos, je me décide à me replier sur la A 428, pour écrire mon journal.


Jean-Louis arrive et annonce une réunion tendue. Ah bon! Je n’ai pas envie de vivre une situation tendue… Je préfère rentrer chez moi, pour écrire mon livre sur Lefebvre, sa vie, ses œuvres, ses concepts. Je dois le rendre lundi, et je ne parviens pas à trouver un espace-temps où je pourrais me concentrer.


Lucette travaille énormément pour la préparation du colloque Lapassade. Du coup les appels téléphoniques se succèdent rue Marcadet… Impossible de faire quoi que ce soit. Ce matin, j’ai lu Le Monde. J’ai fait du courrier, nécessaire certes, mais le temps passe.


Prise de conscience que l’absence de Gaby et Schlemminger au colloque G. Lapassade allait donner à l’Allemagne la portion congrue dans l’avenir de l’AI.


Rue Marcadet, 17 h


J’aurais mieux fait de rentrer chez moi. La réunion d’Experice a été une catastrophe. Jean-Louis m’a insulté. Il a répété que j’avais dit du mal de René Barbier. Je sais qu’il répand cette rumeur. Je n’ai pas supporté ce mensonge. Je suis parti de la réunion.


En fait, les choses ont commencé le 27 mai, je crois. Nous avons une réunion Experice. Jean-Louis est arrivé en retard, une heure en retard. Il avait demandé à Lucette de présenter au groupe la candidature de Catherine, éventuellement intéressée par le poste de notre collègue Hélène Bézille. Or, quand il est arrivé, il avait changé de «candidat»! Il nous proposait, maintenant, Bertrand, alors que pratiquement tout le monde était ravi de l’intérêt que Catherine portait à ce poste… Cela avait énervé tout le monde, d’autant plus qu’il annonçait en toute simplicité que Bertrand n’avait pas beaucoup publié…


J’ai dit que j’en avais marre que l’on recrute toujours des nuls, qu’on avait besoin de gens qui publient. J’ai rappelé à cette occasion que sans moi Experice n’aurait jamais existé, que j’avais défendu R. Barbier, que le groupe Escol voulait marginaliser. Je me suis battu pour que l’on puisse être reconnu… La route avait été longue. Je m’étais déjà battu pour que Jean-Louis soit qualifié comme maître de conférence, puis comme prof, alors qu’il n’a publié qu’un demi «Que sais-je?» en 20 ans! Pareil pour Francis qui a fait une présentation nulle, lors de son recrutement… Jean-Louis n’a pas apprécié que je dise cela. Or, c’est la vérité…


Maintenant, Jean-Louis essaie de se présenter comme l’unique héritier de René. Pour cela, il a besoin de me faire passer pour quelqu’un qui dit du mal de lui. Je ne le supporte pas. J’ai quitté la salle. Je ne veux plus avoir affaire à ce Jean-Louis Le Grand, qui avait dit:«Il attaque les ancêtres». S’il y a quelqu’un qui respecte les ancêtres, c’est bien moi.


Vendredi 5 juin, 9 h 30


J’ai oublié la réunion prévue à l’Institut catholique. J’étais dans l’écriture d’une lettre à Jean-Louis, que Lucette veut m’empêcher d’envoyer. C’est dommage! Je la trouve belle.


Plus tard


Du coup, je l’ai retravaillée. Elle est nettement meilleure. J’essaie de l’envoyer à Jean-Louis, mais elle reste dans la boîte d’envoi. C’est peut-être un signe que les Dieux sont du côté de Lucette.


Mardi 9 juin, 15 h


Il pleut sur la ville et dans mon cœur: c’est bon pour nos cultures!


Dan continue à envoyer des mails pour dire que mes journaux ne valent rien. Ils valent, pour moi, et n’est-ce pas le principal? Si je me sens seul, c’est que je me suis isolé. Crises d’identité ou plutôt crise d’intérités. Je devrais me tourner vers Jenny Gabriel. Elle a besoin de moi.


Remi Hess

http://lesanalyseurs.over-blog.org

 

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