Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Présentation
En 2002-2003, j’ai eu l’idée d’écrire un Journal des idées. Je l’ai publié en 2005. En 2009, ce thème me semble intéressant à reprendre, dans le cadre de mon Journal des moments. Je donne à lire aujourd’hui les deux carnets terminés. Je suis dans Idées 4 (à suivre, donc!).
Carnet 2
Karlsruhe, Pädagogische HS, le 30 avril 2009, 17 h
Nous sommes dans un groupe de vingt personnes. Nous travaillons sur le biographique. Notre rencontre est d’un excellent niveau théorique. Sont ici réunis des praticiens des histoires de vie qui sont aussi souvent des théoriciens des méthodes biographiques: notre groupe de travail est donc stimulant…
Nous avons fait une excursion après le repas au magasin Karstadt et tous les participants ont acheté des carnets pour tenir nos journaux de recherche…
Du coup, je cherchais un thème pour ouvrir ce nouveau carnet. Je n’ai jamais eu d’aussi petit carnet. J’ai donc décidé de tenter l’écriture d’un tel support. Il doit être possible d’en tirer quelque chose.
J’ai choisi comme thème Le journal des idées. C’est un sujet que j’ai déjà traité. Probablement, plusieurs fois dans ma vie. Cependant, la dernière fois, cela a donné un ouvrage aux Presses universitaires de Sainte Gemme qui a été fort bien accueilli (les Italiens voulaient le traduire)… Je crois qu’il portait sur l’année 2005… Je me souviens que le point de départ était une rencontre de chercheurs de l’Office franco-allemand pour la jeunesse à Fribourg, où je m’étais confronté à Gilles Brougère et à Jacques Demorgon.
Les rencontres franco-allemandes sont très porteuses de dispositifs suscitant l’émergence d’idées nouvelles. Aujourd’hui, j’ai proposé une idée de livre sur la méthode biographique dans la recherche interculturelle. Je crois que ce projet peut nous aider à traiter des points délicats que nous ne pouvons aborder dans des textes pour l’OFAJ, compte-tenu des contraintes politiques qui pèsent sur cette institution. J’ai pu exprimer cette idée dans la discussion… Gaby pense que c’est une excellente idée, même si Yohan et Barbara souhaiteraient que l’on ne pratique pas de censure dans les textes que l’on rend à l’OFAJ…
Un autre ouvrage pour lequel nous serions mûrs, collectivement, c’est un livre sur Le journal de recherche dans la recherche interculturelle.
Ce qui se dit dans la réunion est vraiment important. Gerald Schlemminger parle du rapport aux langues: quelle langue parle-t-on pour exprimer quoi? Quelle langue utiliser pour penser, pour aimer, pour travailler?
Remi Hess
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