Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Championnet, mercredi 20 décembre 2000, 9 h
Cette semaine a été marquée par les soutenances de thèse de Roland Petit (jury:Michel Barlow, Christine Delory, Jacques Pain et moi-même) et de Jean-Marc Le Bail (jury: Madame Lucciani, Suzy Guth, Pascal Dibie et moi-même). La première avait lieu à Paris VIII en présence de Georges Lapassade, Patrice Ranjard (auteur des Enseignants persécutés) et de deux membres du LRAI (dont Régine Angel). La seconde m’a permis de rencontrer Germana Jaulin et une poignée d’étudiants de Paris VII. Il y avait aussi un étudiant de Paris VIII, un proche de Georges. La première thèse a été l’occasion d’une discussion sur Modernes et Postmodernes. Elle tournait autour de la question du journal (voir mon journal «Études germaniques»). La seconde, sur l’enfance inadaptée, juxtaposait une partie historique et une partie ethnologique, à la manière de L’ethnologie de la chambre à coucher, de Pascal Dibie. Cela m’a amené à réfléchir sur ce que pourrait être une thèse utilisant la méthode régressive progressive.
La séance de tennis d’aujourd’hui est consacrée à des matchs. Romain a choisi d’engager…
Jean-Louis Le Grand a offert à Lucette Septuor de Daniel Zimmermann et Claude Pujade-Renaud. J’ai lu ce livre d’un trait.
Dimanche, Lucette a acheté un meuble de rangement que Véronique a monté lundi. Cela m’a permis de classer tous mes livres d’AI, ceux de Lefebvre, ceux sur l’interculturel, etc. Du coup, j’ai commencé une bibliographie générale de l’AI. Hier, on a commencé à ranger les textes archivés sur l’ordinateur de Charlotte dans mon Imac. Occasion de retrouver les textes écrits avant la mort de René Lourau. Lucette m’incite à la prudence. Elle n’est pas favorable à leur publication. Il faudra bien y venir; et ce d’autant plus que Gilles s’interroge sur l’analyseur que j’ai construit avec le texte signé Gaby Weigand et donné aux Cahiers de l’implication.
En rentrant du tennis, une lettre de Catherine Lefebvre. Elle m’autorise à rééditer L’existentialisme, le Rabelais, Du rural à l’urbain… La fin de l’histoire! On est sur la bonne voie. J’ai téléphoné à Economica! Voici pas mal de travail pour les prochaines vacances!
Georges m’appelle pour me dire qu’Hubert de Luze lui propose un stock de La découverte de la dissociation (il veut alléger ses réserves). Je suis preneur. C’est un livre que tous les étudiants doivent lire. C’est l’occasion de reprendre contact avec lui, et de se mettre d’accord sur l’édition de notre livre commun.
Romain est gentil aujourd’hui. Il me laisse écrire. Il m’a demandé de lui lire des passages de ce que j’écris. Il a compris qu’il ne comprenait pas; mais je lui ai donné un petit carnet pour, qu’à son tour, il puisse écrire. Il a écrit: «Je suis allé à la boulangerie!». Et puis il est parti regarder des dessins animés. Je suis content qu’il accepte que ce moment d’écrire maintenant soit important pour moi et qu’il le reconnaisse.
Lapassade veut que je publie rapidement les articles écrits pour «Pédagogues sans frontière» qui ne sont pas sortis dans le numéro 32 (novembre 2000) de Cultures en mouvement. Il me presse. Je sens que cela va être son nouveau cheval de bataille. Il découvre L’ethnicité… Pas de nouvelles du laboratoire? Non!
Mail de Christine qui veut un contrat pour Le sens de l’histoire. Je téléphone à Annie. Elle me dit qu’il ne reste que 400 exemplaires des Histoires de vie, sorti en avril… Cela veut dire qu’il sera épuisé en moins d’un an. Je vais écrire à Jean pour lui demander un contrat. J’aurais aimé attendre encore un peu, car déterminer les conditions du contrat (nombre de pages, etc.) suppose une représentation globale du texte final que je n’ai pas. En même temps, je comprends son angoisse de travailler pour rien!
Lucette rentre. Elle me dit qu’elle vient de faire soutenir deux maîtrises excellentes (Gilles Versalino et une étudiante qui me cite abondamment sur la schizo…). Cela me donne l’idée de lire à Lucette les pages écrites aujourd’hui sur l’effet Monceau (que j’aurais pu aussi appeler effet Garel, mais l’effet Garel est légèrement différent; je l’expliciterais plus tard). Elle réagit en reprenant une discussion amorcée lundi.
Jeudi 21 décembre 2000, 7 h 30
J’ai dû interrompre mon journal hier, alors que j’aurais voulu davantage développer mes idées, mais le quotidien est chargé. J’ai été hier soir au Théâtre de la Ville avec Lucette. Très reposant. Sankai Juku est ce qu’il y a de mieux pour penser l’année 2001, centenaire d’Henri Lefebvre.
Remi Hess
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