Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Paris VIII, conseil d’UFR, 14 h
Je suis placé entre Dan Bechmann et Alain Coulon. Le conseil risquant d’être ennuyeux, malgré la présence du président de l’université, le secrétaire général et l’agent comptable, j’ai pris la précaution de prendre avec moi mon carnet, pour avancer ma réflexion. Avant d’entrer dans l’ordre du jour, Renaud Fabre a évoqué Mayotte. Lucette lui a dit que nous étions mécontents de ce qui se passe, ou plutôt, de ce qui ne se passe pas sur ce dossier.
-Il faut réduire le fossé entre les composantes de l’université et le centre, a-t-elle dit.
Maintenant, Renaud cause. Il essaye d’être “pédagogique”, pour reprendre le mot de Lucette, lors de son mot d’accueil… En fait, il est question de finances. La fac va très mal. Bon. On connaît tout cela…
13 h
Au courrier, tout de suite une lettre de E.M. Lipianski qui me demande de participer à un livre collectif sur les nouveaux courants de formation d’adultes. Je dois faire quelque chose sur l’analyse institutionnelle…
Également au courrier, le n° 40 de Pratiques de formation sur “René Lourau:analyse institutionnelle et éducation”, que j’ai coordonné avec Jacques Ardoino et Georges Lapassade. La présence de Romain ne m’a pas empêché d’en prendre connaissance. Je suis très fier de ce numéro. Malgré mes incompréhensions sur la position de Nicole Meyer sur Mayotte, je trouve que c’est une femme exceptionnelle. Sa revue (c’est aussi celle de Jacques ou de moi… et quelques autres) est formidable. Chemin faisant, nous avons fait ensemble un beau parcours.
Lucette vient de m’appeler. À sa demande, nous allons réunir nos séminaires demain (cela va faire beaucoup de monde) pour donner la parole à Georges Lapassade. Il parlera de l’observation participante.
Jeudi 7 décembre 2000, 6 h
Hier soir, j’ai appris la mort de Daniel Zimmermann. Il avait été prof à Paris VIII en sciences de l’éducation jusqu’en 1990… Cette année-là, il est parti en retraite à 55 ans. Je l’ai annoncé à Georges Lapassade :
-Tout le monde part, cela m’inquiète, m’a-t-il dit.
Le temps passe plus vite, que je ne le souhaiterais. Quand Romain est là, c’est difficile de faire quelque chose de suivi. Mon courrier électronique est en panne depuis 48 h. Je me sens handicapé. En six mois, cet outil est devenu un prolongement de mon corps.
Remi Hess
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