Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Mes amis
Voilà, nous sommes en 2013. Ah!!! Le contrôle du temps ... y compris avec les fêtes. Mais, c´est vrai que les feux d´artifice qui explosent dans les cieux de Rio, sur la plage de Copacabana, dans ce temps qui coexiste entre – une soi-disant année qui termine et celle qui commence, m´attirent toujours.
Cette année j´étais là, de nouveau dans la rue : un vrai partage. J´y me sens toujours pleine de forces sentant nos désirs, de nous tous, multitude, qui se promènent dans les cieux. Nous échangeons des mondes. Une espèce de nouvelle vigueur aux forces et aux formes qui composent la vie s´ébauchent. Est-ce qu´une nouvelle cosmologie peut s´ébaucher sur la terre ? Ce sont des désirs ... inimaginables en communion.
Hier, je pensais, en voyant la joie de gens très différents: voilà, c´est une nouvelle danse, extraordinaire, une autre façon de travailler les différences, qui se rencontrent avec la passion du vivre. C´est l´impossibilité mais le possible de la rencontre, entre des mondes divers, des hommes, des femmes, des vieux, des enfants. Combien de mondes s´y engendraient ?
Je n´ai pas pu m´empêcher de désirer/penser un devenir-enfant-commun pour le monde.
Je percevais que la multitude n´avait pas perdu ses racines enfantines. Cela m´a fait me rappeler Manoel de Barros, notre poète brésilien qui “ ... parle à partir d´un enfant...”. Quand cela arrive, nous faisons une communion avec les choses. Ce sont différentes communions: “ ... de la rosée et son araignée, d´une fin d´après-midi et ses hérons ..., comme il dit, et j´ajoute : de la multitude et du commun.
J´ai trouvé extraordinaire cette capacité de la multitude de vivre ensemble, communement, dans un échange de rêves, de désirs ... inimaginables, tellement différents. Comme les enfants. Cette coexistence avec les enfants peut nous amener plus loin que nous ne l´imaginons. Il ne s´agit pas d´un enfant à partir duquel nous imaginons ou avec qui nous fantasmons. Il s´agit d´un enfant qui coexiste avec nous dans une ligne de fuite, qui nous amènent tous les deux à l´imprévu.
Dans cette coexistence, nous pouvons percevoir la cruauté de ce monde qui sépare, segmente les différences, avec des inégalités renforcées par les Etats qui veulent la richesse de peu des gens et la misère de plusieurs.
Hier j´ai pensé à ce devenir-enfant-commun qui tisse un réseau de multiples fils qui se faisaient entendre à travers des voies, des gestes, des vibrations autres, inattendues, qui nous transportaient à des endroits inimaginables. Un commun, hétérogène, se faisait.
J´ai vécu une vision communiante du monde, son insistance à l´illumination de l´allégresse. Il faut dire que la mère, la terre et les cieux étaient nos alliés, comme montre cette photo en annexe.
Je vous invite, à, avec moi, faire des paris sur ce devenir-enfant-commun.
Mon amitié
Lúcia
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