Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
PRÉVENTION MAIF
Conseil National de la Sécurité Routière
Avec un objectif de moins de 2000 tués sur les routes à l’horizon 2020, le Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a officiellement réinstauré le 27 novembre dernier le Conseil national de la sécurité routière.
Cette instance, qui n’avait pas siégé depuis 2008, est présidée par Armand JUNG, député du Bas-Rhin. Son rôle est de préparer et d’évaluer la politique des pouvoirs publics en matière de sécurité routière. Elle peut notamment faire des propositions au Gouvernement dans le but de lutter contre la violence routière.
L’alcool, les stupéfiants et la vitesse restent les causes principales des accidents de la route. Ces thèmes figurent donc parmi les sujets de réflexion privilégiés par le CNSR. En 2011, 30% des accidents mortels étaient dus à l’alcool. Au moins 26% des personnes tuées sur la route le sont du fait d’accidents impliquant une vitesse excessive. Les stupéfiants sont quant à eux présents dans au moins 13% des accidents mortels, le mélange alcool/cannabis multipliant par 14 le risque d’accident.
Les 18-24 ans sont toujours les premières victimes des accidents de la route. Les conducteurs de deux-roues motorisés et spécialement les motocyclistes paient un lourd tribut à la route, notamment du fait de leur vulnérabilité : ils représentaient, en 2011, 23% des usagers de véhicules à moteur tués sur la route.
Fort de ce constat, le ministre a créé quatre commissions : « Deux roues et deux-roues motorisés », « alcool, stupéfiants, vitesse », « outils technologiques et infrastructure routière » et « jeunes et éducation routière».
Pour présider les quatre commissions et participer aux travaux, les collectivités, les entreprises, les institutions et les associations ont été sollicitées. Curieusement, l’association Prévention MAIF, agréée par le ministère de l’Education nationale, n’a pas été invitée à apporter sa contribution.
L’Association ne peut accepter cette mise à l’écart. Son engagement dans la lutte contre l’insécurité routière, son savoir-faire en matière d’éducation aux risques routiers ne sont plus à démonter. Depuis plus de trente années, 2000 bénévoles apportent un soutien, un accompagnement indéfectible aux enseignants de la maternelle à l’université dans l’accomplissement de leur mission d’éducation à la sécurité routière.
Bernard BENOIST, le président de l’Association, s’est adressé au ministre de l’Intérieur et à la DSCR pour revendiquer la présence de l’Association dans l’une des commissions et tout particulièrement dans celle ayant en charge les jeunes et l’éducation routière. Il espère être entendu et ainsi permettre à l’association Prévention MAIF de participer à l’élaboration de la future politique de sécurité routière.
Transmis par Bernard Jabin
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