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Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.

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Fiche de lecture (4) : L'analyse institutionnelle au Brésil

 

L’Analyse Institutionnelle au Brésil

 

Ouvrage collectif coordonné par Lucia Ozorio

Paris, Editions AISF, coll. Transductions, 2005, 202p.

 

 

 

(fin)

 

 

 

Heliana de Barros Conde Rodrigues présente sa contribution de la manière suivante : « Cet article fait partie d’un petit ensemble d’études à partir desquelles j’ai essayé de reconstruire les liens entre la genèse théorique et la genèse sociale des concepts de l’Analyse Institutionnelle (…).

 

 

Ici, nous parlerons surtout de la deuxième moitié des années 1970, où commence (ou du moins quand devient plus évident) ce que l’on a coutume de désigner comme « fin du Welfare State », « économie post-fordienne », « globalisation neo-libérale » et autres expressions analogues. Nous donnerons la priorité à des processus et des événements en France, ce qui ne signifie pas que la dispersion dont nous parlerons s’interrompra aux frontières de ce pays : la genèse sociale abordée implique un kaléidoscope mondialisé (…).

 

 

Cette période a une importance spéciale pour notre présent : l’intellectualité d’alors entreprend une sorte de bilan dont nous sommes encore tributaires, aussi bien en raison de ses échecs et abandons que de son éventuelle puissance ».

 

 

Cette étude croise l’histoire de l’AI  au paragraphe « L’Analyse Institutionnelle à l’Université: capitulation ou résistance ? » et revisite notre histoire d’une manière bien différente de celle abordée dans nos livres d’histoire.

 

 

 

Lucia Ozorio dans son introduction nous dit : « Je m’intéresse à ce que Edson amène, une sorte de rencontre entre le désir et la praxis. Comme il le dit, cela n’implique pas une réduction des désirs et de l’imagination ».  

 


Le texte d’Edson Luiz André de Sousa porte sur le concept d'utopie. Il montre la fonction critique de celui-ci dans l'histoire de la culture. Il essaie d'apporter des éléments d'analyse qui nous aident à comprendre pourquoi l'utopie est entrée en déclin dans notre contemporanéité. A partir de l’œuvre de quelques artistes (Evgen Bavcar et Christo) et surtout à partir d'une réflexion sur l'expérience de création, il démontre que tout acte de création est un acte utopique.

 

 

Edson Luiz André de Sousa s’interroge « Un jour, j’ai entendu une personne qui disait la phrase suivante : « Ce qui sépare la fiction de la réalité, c’est un simple geste ». Comment donc un geste, un mouvement qui, à la limite, est celui du désir, peut-il avoir ce pouvoir transformateur de la réalité ? »

 

 

Pour lui, « Expérience et utopie nous renvoient directement au désir.

 

 

Mais comment faire pour être un peu plus en phase avec ce que nous désirons, et ce aussi bien au niveau individuel que collectif ? »

 

 

Pourquoi l’Utopie est-elle si discréditée de nos jours ? Pourquoi le fait de parler d’utopie est-il une manière de déqualifier l’expérience de la réflexion ?

 

 

Nous pouvons penser l’utopie comme l’introduction d’un étranger, qui nous permet de jeter un autre regard sur le paysage que nous avons devant nos yeux. L’utopie vient donc s’opposer à la tendance à la répétition. Il prend l’exemple d’Evgen Bavcar, photographe aveugle.

 

 

« Les utopies fonctionnent donc comme des ancres symboliques. Créer implique instaurer une existence. Toute création s’inscrivant dans la culture comme œuvre de l’esprit cherche à fonder une façon de regarder et une forme singulière de partager une expérience ».

 

 

Il associe l’utopie au droit de rêver.

 

 

Il s’attaque aux fausses utopies qui ont engendré des dogmatismes et des dictatures dominatrices. « Notre temps a créé un nouveau type d’anesthésie des sens par excès de stimuli et, plus que cela, par l’impératif qui impose une consommation à tout prix ». « Nous vivons une profonde confusion entre l’ordre du singulier et l’ordre de l’individuel ».

 

 

« Il est de plus en plus nécessaire d’avoir une utopie qui remplisse la fonction de réveil et qui puisse combattre les multiples visages de la violence à laquelle nous nous confrontons : la violence du dogmatisme, la violence de l’hégémonie des formes du sens commun qui empêchent l’apparition du nouveau, en anesthésiant les singularités, la violence des discussions politiques vides d’attitudes ».

 

 

Cette fiche de lecture abordant succinctement les contributions de chaque auteur ne rend pas compte de la richesse de chaque texte, qui à chaque fois, nous ouvre les yeux sur une réalité différente.

 

 

Bernadette Bellagnech

http://lesanalyseurs.over-blog.org

Publié in Les IrrAIductibles n°10

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