Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Vendredi 14 novembre 2008,
Nietzsche, Le crépuscule des idoles, Denoël/Gauthier, coll. «Bibliothèque Médiations», 1976.
Le crépuscule des idoles ou comment on philosophe au marteau. J’ai le pressentiment que Nietzsche le philosophe va laisser libre court à sa conception de la philosophie: «Ce petit écrit est une grande déclaration de guerre» contre les idoles, contre tout type d’idole terrestre et céleste.
44 maximes dont les caractéristiques sont qu’elles suffisent à elles-mêmes. On ne peut les lire et saisir que séparément, point de résumé, ni de synthèse a postériori. La philosophie du marteau est une sorte de résonnance de coups qui se succèdent, mais à chaque fois, il faut lever le bras et donner un coup pour avoir l’effet du son et du geste. 44 coups, idées, effets, définition, jugement ou le tout à la fois, y passent, le psychologue, la femme, la morale, la philosophie…etc.
Le problème de Socrate
Les chapitres de l’ouvrage ne sont pas numérotés, mais désignés par des titres. Par conséquent, ma lecture doit s’adapter à cette configuration, d’où la nécessité de faire de chaque titre un chapitre à lire avant d’écrire sur ce que je lis. Bien évidemment, le marqueur peut me servir d’indicateur de propos ou phrases qui me paraissent importantes à transcrire par la suite.
Nietzsche situe le problème de Socrate dans la décadence dans sa vision de la vie qui ne serait qu’une longue maladie. Il s’attaque à sa dialectique qui serait une lutte contre la décadence, lutte désespérée. Il souligne que Socrate est laid et qu’il vient de la populace et du mélange. C’est un malade qui s’est donné la mort (la cigüe) qu’il voulait aussi administrer à la Grèce. Nietzsche met dans le même sac Platon. «La dialectique n’est-elle qu’une forme de la vengeance chez Socrate?»p23.
«Ce qui a besoin d’être démontré pour être cru, ne vaut pas grand chose»p22.
«C’est une duperie de soi de la part des philosophes et des moralistes que de s’imaginer sortir de la décadence en lui faisant la guerre»p25.
La «RAISON» dans la philosophie
Pour une fois, Nietzsche se charge de résumer le chapitre pour faciliter sa compréhension, dit-il.
Le monde est apparence et le contraire n’est pas vrai. Les signes caractéristiques du non être indiquent le néant. parler d’un autre monde, c’est se venger de la vie. Parler de deux monde «réel» et «apparences» (Les chrétiens et Kant) est un signe de décadence.
Auparavant, Nietzsche met le point le point sur les sens en lieu et place de la raison. Les premiers sont à la base de toute science, alors que la raison fonde la métaphysique, la psychologie…etc.
«Nous entrons dans un grossier fétichisme. Si nous prenons conscience des conditions premières de la métaphysique du langage, c’est-à-dire de la raison»p31.
«Ah! Quelle vieille femme trompeuse! Je crains bien que nous ne nous débarrassions jamais de Dieu, puisque nous croyons encore à la grammaire»p32.
Benyounès Bellagnech
Mis en ligne par Bernadette Bellagnech
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