Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Dimanche 26 octobre 2008,
Tout ce qui est utile à la présentation relève de la morale, ce n’est pas l’amour du prochain, mais c’est la crainte du prochain qui prédomine selon Nietzsche. C’est la peur qui serait à l’origine de la morale; donc dès qu’elle disparaît, toute la morale s’écroule. Nietzsche donne l’exemple de l’Européen : «Un jour, plus tard -la volonté et le chemin qui mènent à cet état -plus rien à craindre -voilà ce que partout en Europe, on appelle aujourd’hui le «progrès»» p162.
Pour Nietzsche, ce qui domine est l’instinct de l’animal de troupeau appelé homme. Le christianisme ne fait que le renforcer. «Bien plus, avec l’aide d’une religion qui s’est montrée docile et flatteuse aux ultimes désirs du troupeau, les choses en sont venues au point que nous trouvons jusque dans les institutions politiques et sociales l’expression de plus en plus évidente de cette morale; le mouvement démocratique est l’héritier du mouvement chrétien»p163.
La démocratie comme forme dégénérée de l’organisation politique, contre laquelle Nietzsche s’élève et assigne aux nouveaux philosophes la tâche de créer autre chose à partir d’autres possibilités.
«Il faudra enseigner à l’homme à sentir que l’avenir dépend d’un vouloir humain; il faudra préparer de grandes entreprises, de grandes expériences collectives de discipline et de sélection, si l’on veut mettre fin à cette effroyable domination de l’absurde et du hasard qui a jusqu’à présent porté le nom d’«histoire» - la formule absurde du «plus grand nombre» n’en est que la forme la plus récente»p165.
«(…) on a la pleine conscience que l’homme n’a pas encore épuisé ses possibilités les plus hautes»p166.
«Quiconque a pensé à bout, ne fût-ce qu’une seule fois, cette possibilité, connaît un dégoût de plus que les autres hommes - et peut-être aussi une tâche nouvelle»p167.
Sixième partie : Nous les savants :
Science et philosophie : La prédominance de la première est expliquée ici par la faiblesse de la philosophie et des philosophes ont réduit la discipline à une théorie de la connaissance.
Cette partie est très condensée et mérite toute mon attention et ma vigilance. Il s’agit en effet de démonstration de ce qu’est le philosophe et qui est le savant.
Benyounès Bellagnech
Mis en ligne par Bernadette Bellagnech
http://lesanalyseurs.over-blog.org