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Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.

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Journal philosophique 6 octobre 2008

Lundi 6 octobre 2008,


L’heure du repas du voyageur ou de l’errant. Pourquoi ce choix de midi pile, d’un arbre ou d’un pied de vigne pour dormir ? «Silence! Silence! Le monde à l’instant même n’est-il pas devenu parfait? Que m’advient-il donc?»p333.


Et Zarathoustra se lance dans un dialogue avec son âme. Sommeil profond ou repos du corps dont l’âme de même éveillée et interrogative. «Qui es-tu donc, ô mon âme?»p335. L’âme scrute le ciel, le soleil, les arbres, s’éloigne pour revenir et réveiller le corps». Mais à bon droit l’on pourrait en conclure que lors Zarathoustra longtemps n’avait dormi»p336.


La salutation : Zarathoustra reprend son chemin en direction de la caverne. Des bruits confus lui arrivent de la caverne. Tous les personnages rencontrés auparavant sont là. Zarathoustra salue leur présence dans ce lieu et leur tient un discours d’hospitalité. Cependant après les avoir écouté (le roi de droite comme le roi de gauche), il dit : «Non, les hommes de la grande nostalgie de la grande nausée, du grand dégoût et ce que vous nommâtes le résidu de Dieu…

(…) il faut que viennent des lions rieurs! (…) Le présent d’hospitalité que je demande à votre amour, c’est que vous parliez de mes enfants. Pour eux, je suis riche, pour eux me suis fait pauvre; que n’ai-je donné,

-que ne donnerai-je pour posséder une seule chose : ces enfants là, cette vivante pépinière, ces arbres vifs de mon vouloir et de ma plus haute espérance»p342.


Le passage que je viens de lire est écrit comme un scénario d’une pièce de théâtre. J’ai souligné le caractère poétique du style de Nietzsche, mais cette fois-ci je découvre la théâtralité de ce même style. La frontière entre la poésie et le théâtre disparaît ou se fond dans le texte.


La cène : rien à voir avec la scène. Il s’agit d’une cérémonie religieuse chrétienne. Pour Zarathoustra, il s’agit d’un festin préparé par tous, même le roi y est cuisinier. «La meilleure chère, le ciel le plus pur, les plus robustes pensées, les plus belles femmes»p 345. Ces mots de Zarathoustra le sage surprennent le roi. Lors de cette «scène» mouton, vin… Il n’y fut parlé que de l’homme supérieur.


De l’homme supérieur : Discourir sur l’homme supérieur dans une dizaine de pages. Le lecteur que je suis se prend au jeu de Nietzsche qui résume sa pensée, la condense et rend ainsi impossible le résumé de ce passage.


Désormais, le discours est destiné à l’homme supérieur et uniquement à lui, ainsi Zarathoustra écarte tout ce qui a trait à l’homme (Dieu, populaire, serviteurs…). L’homme supérieur doit danser et bien rire.


«Comme beaucoup encore reste possible! A rire au-dessus et au-delà de vous-mêmes, apprenez donc encore! Haut les cœurs, ô vous qui dansez bien! Haut, toujours plus haut! Et n’oubliez non plus de bien rire!

Cette couronne de rieur, cette couronne de roses, à vous mes frères, je lance cette couronne! J’ai sanctifié le rire: ô vous, les hommes supérieurs, apprenez-donc-à rire!»p 357.


Le chant de la mélancolie : scène de départ et de retrouvailles avec ses animaux (Aigle et serpent) en plein air, Zarathoustra laisse derrière lui le vieil illusionniste, suit un chant. Pas de signature de Zarathoustra. Est-ce que cela signifie que le chant pourrait être attribué au vieil illusionniste? C’est probable car Zarathoustra ne nous a pas habitué à la mélancolie.


De la science : La suite confirme ce qui précède. Au discours (chant) mélancolique, le scrupuleux oppose la crainte qui serait à la base de la science et à celle-ci Zarathoustra oppose le courage de la bête en l’homme. Zarathoustra repart prendre de l’air.


Parmi les filles du désert : «Le désert croit : malheur à qui recèle des déserts»p372. Chant du voyageur.


Le réveil : L’assemblée dans la caverne continue à faire la fête. Zarathoustra sort à l’air pur. Il revient et rapporte le scène et le discours sur Dieu -l’âne en faisant participer le OU-JE de celui-ci lorsqu’on parle de lui.


La fête de l’âne : Interrogés un par un les hôtes de Zarathoustra (le Pape, les deux rois, le vieil illusionniste… etc.) sur cette fête de l’âne -dieu et la joie qu’elle leur procure, Zarathoustra s’adresse à eux tous : «Cette nuit, n’oubliez ni cette fête de l’âne, ô vous les hommes supérieurs. Ce que chez moi vous inventâtes, comme un bon signe je le reçois; - pareilles interventions, ne les trouvent que des convalescents!

Et si de nouveau la célébrez, cette fête de l’âne, le faites par amour de vous, le faites aussi par amour de moi! Et en mémoire de moi!»p380.


Le chant du marcheur de nuit : La mi-nuit
,instant important auquel je dois rester attentif.

«O vous, les hommes supérieurs, c’est bientôt la minuit ; lors à l’oreille vous veux dire une chose telle qu’à l’oreille me la dit cette vieille cloche,»… p383.


«Les plus purs doivent être les maîtres de la Terre, les plus inconnus, les plus robustes, les âmes de la mi-nuit qui sont plus qu’aucun jour claires et profondes!»p386.


-«Que ne veut de plaisir, Il est plus assoiffé, plus cordial, plus affamé, plus effrayant, plus intime qu’aucune peine, se veut lui-même se mord, en lui c’est de l’anneau que lutte le vouloir»p388.


Plaisir veut éternité : apprenez ça. Avec cette phrase se termine le chant du marcheur de nuit.


Le signe : récit du réveil après cette nuit particulière. Seul, les reins brisés, Zarathoustra se leva ce matin là. Commence à parler. Ses hôtes ne se réveillent pas. Présence du lion qui les surprend et les fait fuir. Zarathoustra est seul. «Ma passion et ma compassion -qu’ai-je à en faire? Est-ce donc à l’heure que j’aspire? J’aspire à mon ouvrage!

Courage! Le lion est venu, proches sont mes enfants, Zarathoustra maintenant est mûr, mon heure est venue; -

Ceci est mon matin, c’est mon jour qui se lève; debout maintenant, debout, ô toi le grand midi !

Ainsi parlait Zarathoustra, et quitta sa caverne, ardent et vigoureux comme un soleil matinal qui de sombres montagnes vient»p393. C’est la fin d’Ainsi parlait Zarathoustra.


Ainsi parlait Zarathoustra annonça l’avènement du surhomme, comme on peut le lire sur la couverture de cette édition. Toutefois, on peut émettre un doute sur cette interprétation si l’on tient compte de la fin du discours de Zarathoustra.


J’ai encore une centaine de pages à lire: notes, explications, etc.


Benyounès Bellagnech

Http: //lesanalyseurs.over-blog.org

  

 

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