Analyse institutionnelle : Théorie et pratique au sein des institutions politiques, éducatives et de recherche. L'implication des individus et des groupes dans la vie politique et sociale.
Dimanche 27 juillet 2008,
4. Ce qui conserve l’espèce : Ce sont les laboureurs de l’esprit. Les bonnes impulsions et aussi les mauvaises participent à la conservation de l’espèce. Ce sont les grands hommes qui franchissent les barrières et les frontières, qui remettent en cause le bon ordre moral, pour mettre en place un autre, lequel sera à son tour ébranlé. La dialectique est très présente dans les textes de Nietzsche.
5. Les devoirs absolus. On sait que le « tu dois » est moral. Pour se convaincre et convaincre les autres, on a recours aux valeurs morales comme valeurs absolues. L’auteur cite les politiques, les religieux, etc. et n’écarte pas les descendants de la noblesse.
6. Perte de dignité. Les penseurs anciens l’avaient et disposaient du temps pour cela. Ce n’est plus le cas à présent, la vitesse l’a emporté. « Nous pensons trop rapidement, et en cours de route, et en pleine marche, au milieu des affaires de toutes sortes, quand même il s’agirait de peu de préparation, de peu de silence même ; - cela se passe comme si nous portions dans la tête une machine perpétuellement en roulement, même dans les conditions les moins favorables » pp80-81.
7. Notes pour les laborieux : c’est un fragment très intéressant qui se présente comme un programme d’étude de la vie quotidienne des hommes. Programme qui à l’époque de Nietzsche n’avait pas encore été entamé. « La science serait-elle en mesure de fixer des buts de l’agir, après s’être montrée capable d’ôter et d’anéantir pareils buts ? ».
8. Vertus inconscientes : invisibles à l’œil nu, l’auteur les compare à de fines écailles sur une sculpture, en précisant que même Dieu a besoin d’un microscope pour les voir. « Et c’est là que les adeptes de la moralité instinctive diront : ‘Bravo ! Il tient au moins pour possibles des vertus inconscientes – voilà qui suffit !’ » p 84.
9. Nos éruptions. Des qualités humaines enfouies qui surgissent de temps à autre et à un temps précis que nul ne peut prévoir cette irruption.
10. Une sorte d’atavisme. Je ne sais pas ce que cela veut dire. Ce fragment est à mettre en lien avec le précédent.
11. La conscience : qualité humaine qui s’est constituée tardivement. L’homme n’a pas toujours été conscient, bien qu’il a tendance à se concevoir autrement. « S’assimiler le savoir, se le rendre instinctif, voila qui constitue une tâche absolument nouvelle, à peine discernable, dont le regard humain devine tout juste la lueur – une tâche qui n’est discernée que de ceux qui ont compris que seules jusqu’à présent nos erreurs s’étaient assimilées à nous et que toute notre conscience ne se rapporte qu’à des erreurs ! » pp 86-87.
12. Des buts de la science. Ce fragment a fait l’objet d’une transcription intégrale dans ma thèse. Je ne le reprends pas.
13. De la doctrine du sentiment de puissance. Faire du bien et du mal aux autres, lesquels ? Pourquoi et comment et pour quelle fin ? A voir plus tard dans un autre ouvrage.
A propos de l’atavisme, je viens de vérifier le mot dans le dictionnaire Larousse. Atavisme signifie les caractères ancestraux qui reviennent chez l’homme. Le lien que j’ai essayé d’établir avec les irruptions tient la route.
14. Tout ce que l’on nomme l’amour. Les différentes sortes d’amour et de possession et parmi elles l’amour sexuel, qualifié parfois d’égoïsme, bien qu’il n’en donne pas l’impression. Nietzsche cite à ce propos l’expérience des Grecs : Sophocle et Eros.
« Mais qui donc connaît cet amour ? Qui l’a éprouvé ? Son Vrai nom est amitié » p 92.
15. Vue à distance : La montagne donne au paysage un certain charme à tel point que l’on décide de la grimper et là on est déçu. Certaines personnes à qui l’on doit déconseiller la connaissance de soi-même. Comparaison de l’auteur.
16. Passer la passerelle qui peut devenir infranchissable parfois. Nietzsche parle ici de lui-même.
17. Motiver sa pauvreté : nymphe : j’aurais du m’en douter, la référence aux Grecs est chose très présente chez Nietzsche. C’est le cas ici de ce mot d’origine grecque et qui a plusieurs sens. Je retiens ici le premier : beauté féminine parfaite ou encore quelque chose en lien avec la source du jardinier.
18. Fierté antique : Qualité du philosophe grec qui le distinguait de l’esclave. Ceci est étranger à notre époque. « Cette fierté aussi nous est étrangère et inconcevable : même analogiquement le mot ‘esclave’ a perdu pour nous son plein sens » p 95.
19. Le mal : L’auteur donne l’exemple de l’arbre qui pousse plus haut et des conditions hostiles à sa croissance. « Le poison dont meurt une nature plus faible est un fortifiant pour le fort – aussi n’a-t-il cure de le considérer comme poison » p 96.
Benyounès Bellagnech
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